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Veille de l'actualité scientifique et technologique internationale

Cette rubrique est conçue à partir d'une sélection des BE (Bulletins Electroniques), publiés sur www.bulletins-electroniques.com, rédigés par les Services pour la science et la technologie des Ambassades de France et diffusés par l'ADIT.
Les BE sont des publications d'information sur les avancées technologiques et scientifiques dans le monde. Ils sont le fruit du partenariat entre l'ADIT et le Ministère des Affaires étrangères français, via les Services pour la science et la technologie des Ambassades de France à l'étranger : pour en savoir plus consultez www.bulletins-electroniques.com et www.adit.fr

Nous avons retenu les thématiques du développement durable ou apparentées (énergie, environnement, transports, agronomie, etc.) en sélectionnant les informations d'intérêt géographique. Cette veille témoigne des impacts des évolutions climatiques en cours mais aussi des solutions adoptées et des perspectives pour y faire face. Elle témoigne donc des capacités d'adaptation des sociétés d'une manière comparative à travers la planète entière. Cette présentation est régulièrement actualisée selon le principe d'archives glissantes, sur un pas de temps de deux à trois mois environ.

Mise à jour : 2 février 2010. Pour retrouver des archives antérieures :

> novembre et décembre 2009

> septembre et octobre 2009

> juillet et août 2009

> mai et juin 2009

> mars et avril 2009

> janvier et février 2009

> novembre et décembre 2008

> septembre et octobre 2008

> juillet et août 2008

> d'avril à juin 2008

    Europe et Proche-Orient

Allemagne, 27 janvier 2010

>> Réduction du soutien fédéral accordé à l'énergie solaire photovoltaïque

www.bulletins-electroniques.com/actualites/62050.htm

Le gouvernement souhaite réduire les incitations financières à la production d'électricité photovoltaïque (PV). Norbert Röttgen, Ministre fédéral de l'environnement, vient de rendre publiques les grandes lignes d'un projet de loi gouvernemental qui devrait voir le jour en février 2010, où il prévoit notamment une baisse forfaitaire de 15% du taux de rémunération garanti pour l'électricité d'origine solaire, afin de compenser la forte diminution des coûts de production enregistrée en 2009. Cette modification entrera en vigueur le 1er avril pour les installations sur les toits et le 1er juillet pour les installations sur les surfaces libres de bâtiments. Pour les installations solaires sur les terres agricoles, la réduction sera même de 25%. La loi sur les énergies renouvelables (EEG) a pour objectif de soutenir le développement des énergies renouvelables (EnR) jusqu'à ce qu'elles soient compétitives, moyennant un taux de rémunération dégressif au fil du temps : la baisse de 15% s'ajoutera donc à une baisse de 9% déjà entrée en vigueur au 1er janvier 2010, selon le calendrier prévu - le taux de rémunération aura ainsi baissé de 24% au total.

etc. Voir la suite : www.bulletins-electroniques.com/actualites/62050.htm

Selon Stephan Kohler, chef de l'Agence allemande de l'énergie (DENA), la réforme de la loi EEG sera menée de telle sorte que les entreprises à haute productivité pourront survivre, dans un nouveau cycle d'investissements dans la branche PV. Pour faire face à la concurrence, en particulier asiatique, l'Allemagne devra investir en R&D, car la technologie allemande est reconnue à l'échelle mondiale, et elle a donc ici une bonne opportunité de consolider sa place. Une nouvelle orientation doit être donnée à la loi EEG, qui devra mettre l'accent sur la contribution à un approvisionnement électrique fiable, ainsi que sur la réduction des émissions de CO2. Il est en effet problématique que la technique PV reçoive une proportion énorme des subventions gouvernementales, par rapport à sa faible contribution à la production électrique allemande (moins de 1% actuellement). Les énergies éolienne, biomassique, la cogénération et les mesures d'efficacité énergétique, pourtant moins coûteuses et plus significatives à moyen terme dans le mix énergétique, reçoivent moins de subventions. Il faut donc équilibrer cette situation. Il s'agit également de mieux gérer les installations en fonction de la demande, afin d'éviter à l'avenir des prix d'électricité négatifs en cas de surproduction. Les subventions doivent aussi concorder avec les mesures prises à l'échelle européenne. Il est enfin urgent d'intégrer l'énergie solaire ainsi que les autres sources énergétiques fluctuantes dans le cadre d'un réseau intelligent global en Allemagne.


[1] Soit en tout 9.000 MW de PV installés en Allemagne.

[2] Les propriétaires d'installations solaires qui fournissent de l'électricité au réseau reçoivent une indemnité fixée depuis le début de l'année à 39,14 c euros par kWh pour les installations sur les toits, d'une puissance maximale de 30 kW. Ces taux sont fixés pour 20 ans à partir de l'année de la mise en service. Les installations existantes ne sont donc pas touchées par les réductions prévues.

Source :
- Communiqué du Ministère fédéral de l'environnement - 20/01/2010 -
www.bmu.de/erneuerbare/energien/doc/45543.php
- "Röttgens Kürzungsplâne geraten unter Beschuss", Handelsblatt - 25/01/2010
- "Solarstrom könnte bald die Netze überlasten", Berliner Zeitung - 22/01/2010

Rédacteur : Claire Vaille, claire.vaille@diplomatie.gouv.fr - www.science-allemagne.fr
Origine : BE Allemagne numéro 468 (27/01/2010)
- Ambassade de France en Allemagne / ADIT

Allemagne, 27 janvier 2010

>> 30 ans pour atteindre les objectifs de l'UE en matière de reconstitution des réserves halieutiques ?
- www.bulletins-electroniques.com/actualites/62053.htm

Une étude menée par le cluster d'excellence "Océan du futur" de Kiel vient de montrer que l'Europe ne parviendra pas à atteindre avant 30 ans ses objectifs en matière de reconstitution de réserves de poissons ou réserves halieutiques. Les résultats de l'étude ont été publiés dans la revue scientifique "Fish and Fisheries" [1].

Illustration 1 disponible sur le web à l'url : www.bulletins-electroniques.com/actualites/62053.htm

Lors du Sommet mondial de Johannesburg en 2002, les Etats européens s'étaient entendus sur le fait que les ressources halieutiques devaient se reconstituer jusqu'en 2015, et ce, afin de permettre un rendement des prises de pêche continu et durable. Or, d'après le Dr. Rainer Froese de l'Institut Leibniz des sciences marines (IFM-GEOMAR) et le Prof. Alexander Proelß de l'université de Kiel, cet objectif serait déjà hors de portée. Avec seulement trois espèces (lieu noir, sprat et chinchard) sur les 54 espèces incluses dans l'étude (limitée à la zone nord-est de l'océan Atlantique) pour lesquelles le stock présente la taille requise, l'état de la préservation/reconstitution des réserves halieutiques s'avère catastrophique. Pour 12 espèces dont le cabillaud, le carrelet et le flétan, le niveau des stocks est tellement faible que même l'arrêt total et immédiat de la pêche pour ces poissons ne permettra pas leur reconstitution d'ici 2015.

Illustration 2 disponible sur le web à l'url : www.bulletins-electroniques.com/actualites/62053.htm

Les auteurs de l'étude déclarent que la surpêche pratiquée dans le nord-est de l'océan Atlantique va à l'encontre du principe de précaution du droit européen. "Le principe de précaution est un principe de droit contraignant, auquel les institutions européennes comme la Commission ou le Conseil doivent se soumettre. Avec les pratiques actuelles, l'Union européenne transgresse non seulement le droit international mais aussi le droit de l'UE", explique le Prof. Alexander Proelß de l'Institut Walter Schücking de droit international de l'université de Kiel. Par ailleurs, le principe de rendement constant maximal, adopté en 1982 lors de la Convention des Nations Unies sur le droit de la mer (UNCLOS) oblige les Etats à maintenir ou à rétablir les stocks des espèces exploitées à des niveaux assurant ledit rendement constant maximal (de pêche).

D'après les chercheurs du cluster "Océan du futur", les quotas de pêche pour l'année 2010 sont toujours trop élevés pour permettre la reconstitution des ressources halieutiques. "Si ces pratiques perdurent, l'Europe ne parviendra pas, avant 30 ans, à atteindre les objectifs qu'elle s'est fixée en matière de régénération des stocks", estime le Dr. Froese, ichtyologiste à l'IFM-GEOMAR. La gestion durable des réserves halieutiques pourrait permettre, à terme, un nombre plus important de prises. "D'après nos calculs, il serait ainsi possible d'augmenter jusqu'à un facteur de 79% certains rendements de pêche", ajoute M. Froese qui conclut : "Dans les eaux de l'Union européenne, les ressources halieutiques sont actuellement gérées de telle manière qu'elles ne s'effondrent pas. Cette politique n'est satisfaisante ni économiquement, ni écologiquement".

Pour en savoir plus, contacts :
- [1] Froese, R., and A. Proelß, Rebuilding fish stocks no later than 2015: will Europe meet the deadline? - Fish and Fisheries - doi: 10.1111/j.1467-2979.2009.00349.x -
www3.interscience.wiley.com/journal/123242614/abstract
- Dr. Rainer Froese - Leibniz-Institut für Meereswissenschaften - tél : +49 431 600 4579 - email : rfroese@ifm-geomar.de
- Prof. Dr. Alexander Proelß - Walter-Schücking-Institut für Internationales Recht, Christian-Albrechts-
Universität zu Kiel - tél : +49 431 880 2083 - email : aproelss@internat-recht.uni-kiel.de
Source : Dépêche idw, communiqué de presse de l'IFM-GEOMAR - 21/01/2009 -
http://idw-online.de/pages/de/news352370


Rédacteur : Julien Sialelli, julien.sialelli@diplomatie.gouv.fr - www.science-allemagne.fr
Origine : BE Allemagne numéro 468 (27/01/2010)
- Ambassade de France en Allemagne / ADIT

Allemagne, 20 janvier 2010

>> Le prolongement du fonctionnement des centrales nucléaires allemandes en question

www.bulletins-electroniques.com/actualites/61956.htm

Le prolongement de durée de vie des centrales nucléaires, qui semblait un point d'accord du nouveau gouvernement CDU/CSU-FDP, s'avère être un sujet sensible de la coalition. L'industrie et les experts en énergie exhortent le gouvernement fédéral à régler la question, notamment au niveau industriel, avant la présentation de leur concept global énergétique prévu en octobre 2010, afin de pouvoir programmer les actions nécessaires dès 2010. Le Ministre fédéral de l'environnement Norbert Röttgen ne veut cependant éclaircir la question du prolongement du fonctionnement des centrales que lorsque l'ensemble du concept énergétique du gouvernement sera prêt. En vue des élections régionales prévues en Rhénanie-du-Nord-Westphalie en mai 2010, la chancelière cherche à repousser l'échéance [1], stagnation vue par le secteur énergétique avec inquiétude car 3 centrales nucléaires auront bientôt produit leur contingent d'électricité et devront être arrêtées. Rainer Brüderle, Ministre fédéral de l'économie, promet aux exploitants de centrales une décision rapide - avant l'été 2010 - et claire quant à la durée et les conditions de prolongation des centrales nucléaires. Alors que Norbert Röttgen s'exprime en faveur d'un rallongement entre 4 et 8 ans, Rainer Brüderle estime que le nucléaire, technologie de transition vers les énergies renouvelables (EnR), pourrait être nécessaire pendant une durée plus longue, et qu'il s'agit surtout d'une question de sûreté pour les centrales prises individuellement.

Voir la suite : www.bulletins-electroniques.com/actualites/61956.htm


[1] La Rhénanie-du-nord-Westphalie est le Land le plus peuplé d'Allemagne, et une décision concernant le nucléaire pourrait compromettre une victoire de la CDU dans ce Land, dans un domaine qui reste très sensible et où les opposants sont extrêmement actifs.
[2] En 2008 et 2009, Sigmar Gabriel, Ministre fédéral de l'environnement à l'époque, avait refusé trois transferts de production électrique de centrales récentes vers des centrales censées fermer en 2009-2010: de Neckarwestheim 2 vers Neckarwestheim 1 (EnBW), d'Emsland vers Biblis A (RWE) et de Krümmel vers Brunsbüttel (Vattenfall).

Source :
- "Brüderle schröpft Atomindustrie", Handelsblatt - 18/01/2010
- Interview de Rainer Brüderle, Handelsblatt - 18/01/2010
- "Brüderle will AKW länger laufen lassen", Tagesspiegel - 18/01/2010
- "Baden-Württemberg will alten Atommeiler am Netz lassen", Die Welt - 18/01/2010

Rédacteur : Claire Vaille, claire.vaille@diplomatie.gouv.fr - www.science-allemagne.fr
Origine : BE Allemagne numéro 467 (20/01/2010) - Ambassade de France en Allemagne / ADIT

Allemagne, 20 janvier 2010

>> Plantations d'arbres à bois énergétique : création d'un réseau national

www.bulletins-electroniques.com/actualites/61957.htm

Sous la direction du Centre de Transfert Technologique de Bremerhaven (ttz) vient de s'établir un réseau national pour l'exploitation du bois en tant que source d'énergie renouvelable, englobant la totalité de la chaine de distribution des plantations à croissance rapide (KUP, Kurzumtriebsplantagen), ainsi que des associations et instituts de recherche. Le 15 janvier 2010 a eu lieu la réunion préparatoire du "réseau-KUP" à Bremerhaven, qui a pour objectif de mettre en contact des entreprises autour de projets et inciter des investissements dans les KUP pour renforcer ce champ d'innovation encore jeune en Allemagne. Dans les régions modèles de Schleswig-Holstein, Rhénanie-Du-Nord-Westphalie, Rhénanie-Palatinat, Bade-Wurtemberg et près de Braunschweig, des applications modèles sont chargées de dynamiser les potentiels. Le projet s'étend sur 3 ans, avec par la suite l'objectif d'initiatives autoporteuses et d'élargissement du réseau dans d'autres régions.

Les marchés de la bioénergie pour la fabrication d'électricité, de chaleur et de carburants se sont développés considérablement ces dernières années. Un élan supplémentaire pourrait être donné au marché en utilisant tous les potentiels biomassiques existants et en trouvant de nouvelles voies pour élargir les sources de matières premières. Les KUP comptent parmi les vecteurs d'espoir : il s'agit de plantations d'arbres à croissance rapide sur des surfaces agro-sylvicoles, possédant un rythme élevé de production de bois (copeaux, pellets, etc.) comme matière première durable. "Notre objectif est d'utiliser le savoir existant pour réaliser des projets KUP économiquement rentables, écologiques et durables avec des partenaires solides", affirme le coordinateur de projet Alexander Schank du ttz. Plus de 50 entreprises, associations et instituts de recherche souhaitent déjà participer au réseau-KUP, qui débutera cependant avec 20 entreprises partenaires sélectionnées.

Le réseau KUP a des objectifs stratégiques : la mise en relation des partenaires du secteur autour de projets avec des intérêts économiques (régionaux et nationaux) ; la réalisation d'économies par les partenaires grâce à des effets de synergie et des fonds d'aide à projets ; la maitrise des obstacles juridiques et économiques que rencontrent les exploitants de KUP, les produits KUP (énergie et bois à papier) et les autres acteurs du marché (fermes, centrales de chauffage, planificateurs de projets de biomasse) ; l'amélioration des flux d'information entre le marché, la recherche et la politique ; l'implantation de l'idée de KUP dans la branche de la bioénergie.

Actuellement, il n'existe en Allemagne que peu de surfaces pilotes et de démonstration exploitant les KUP et effectuant des recherches sur leur utilisation (environ 1.500 ha à l'échelle fédérale), alors que le potentiel des KUP a été estimé à 500.000, voire 1.000.000 ha. En agro-sylviculture ainsi que dans la branche des bioénergies, un intérêt conséquent se porte sur les KUP, mais des conditions cadres peu sûres et de grands déficits d'information créent des obstacles considérables pour les investissements, que le nouveau réseau cherche à réduire.

Aujourd'hui, les KUP sont utilisés principalement pour l'exploitation énergétique, mais elles pourraient à l'avenir être aussi utilisées pour d'autres débouchés comme l'industrie du papier, représentant ainsi une alternative à haut intérêt économique pour les agriculteurs et sylviculteurs. Quelques instituts de recherche en Hesse, Bavière, Saxe et à Brème se sont constitués ces dernières années. Après le premier contact des partenaires de marché appropriés (propriétaires de terrain, investisseurs), il manque encore un encadrement durable correspondant. La culture d'arbres à croissance rapide est déjà pratiquée avec succès dans nombre de pays d'Europe. Cependant en Allemagne, les KUP n'ont jamais dépassé le stade d'essai depuis les années 70 ; ce n'est qu'avec l'augmentation des prix des sources d'énergie fossiles et la demande croissante en bois pour une valorisation énergétique que cette situation a évolué. Grâce au programme de soutien ZIM-NEMO initié par le Ministre fédéral de l'économie et de la technologie, il est devenu possible de relier des PME avec des acteurs appropriés du marché et de la recherche dans un réseau actif, durable et évolutif.

Pour en savoir plus, contacts :
- Christian Colmer, direction de la communication et des médias - Centre de Transfert Technologique de Bremerhaven, Fischkai 1, D-27572 Bremerhaven - tél : +49 (0)471 48 32 -124, fax : +49 (0)471 48 32 - 129 - email : ccolmer@ttz-bremerhaven.de - www.ttz-bremerhaven.de
- Mario Schneider, directeur de ZIM-NEMO - tél : +49 30 310078-380, fax : +49 30 310078-102 - email : zim-nemo@vdivde-it.de - www.zim-bmwi.de
Source : Communiqué du Centre de Transfert Technologique de Bremerhaven, dépêche idw -
http://idw-online.de/pages/de/news351512 - 15/01/2010

Rédacteur : Claire Vaille, claire.vaille@diplomatie.gouv.fr - www.science-allemagne.fr
Origine : BE Allemagne numéro 467 (20/01/2010) - Ambassade de France en Allemagne / ADIT

Allemagne, 15 janvier 2010

>> Un super-réseau électrique vert pour l'Europe en Mer du Nord : vers un marché commun de l'électricité
- www.bulletins-electroniques.com/actualites/61859.htm

Lors d'une réunion du Conseil de l'énergie à Bruxelles le 7 décembre 2009, neuf pays européens [1] ont signé un accord pour développer un gigantesque réseau électrique offshore en mer du Nord et mer d'Irlande : il s'agirait de relier entre elles diverses installations produisant des énergies renouvelables (centrales éoliennes, solaires et hydroélectriques) par des milliers de kilomètres de câbles high-tech, afin de compenser la production irrégulière des différentes centrales électriques vertes et leur difficulté de stockage par un transport à grande échelle de l'électricité. Le Ministère fédéral allemand de l'économie et de la technologie (BMWi) a confirmé que des premières réunions de travail auraient lieu dès le mois de janvier 2010. Les pays concernés devraient signer une déclaration d'intention d'ici à l'automne 2010 afin de mettre en place un réseau sous-marin à haute tension dans un délai de dix ans. De grands producteurs et fournisseurs d'énergie sont aussi associés aux négociations. Il s'agirait du premier réseau énergétique européen impliquant autant de pays.

Le réseau de la mer du Nord demanderait à lui seul des investissements de l'ordre de 20 à 30 milliards d'euros d'ici à 2030. Par comparaison, l'Agence internationale de l'énergie (AIE) estime que le total des investissements dans les réseaux de transport européens d'électricité sera de 187 milliards d'euros d'ici 2030. Le financement du futur réseau européen impliquerait donc des investissements de taille non seulement de la part des autorités gouvernementales des Etats impliqués mais aussi des investisseurs privés et des groupements financiers. La commission européenne a déjà mis à disposition 565 millions d'euros en décembre 2009 pour la première phase du projet, auxquels devraient s'ajouter 165 millions d'euros qui reviendront au réseau de la mer du Nord (North Sea Grid).

Dans le cadre de ce super-réseau européen, des câbles sous-marins à haute tension établis dans la mer du Nord pourraient relier des parcs éoliens offshore situés au large des côtes allemandes et britanniques avec des centrales hydroélectriques norvégiennes, des installations marémotrices belges et danoises ainsi que des parcs solaires et éoliens implantés sur la terre ferme de différents partenaires européens. Ce réseau international permettrait ainsi de compenser les fluctuations météorologiques dans diverses régions et assurerait un approvisionnement fiable en électricité verte, y compris aux heures de pointe. Il servirait à accroître la sécurité énergétique des pays signataires, tout en aidant à optimiser la production éolienne offshore d'électricité.

Illustration disponible sur le web à l'url : www.bulletins-electroniques.com/actualites/61859.htm

Du point de vue technologique, l'utilisation de la technologie HVDC (High Voltage Direct Current) est selon l'Association européenne de l'énergie éolienne (EWEA) la plus adaptée pour l'exploitation du réseau offshore. Il existe actuellement 2 principaux types de liaison HVDC : la technologie conventionnelle LCC-HVDC (Line Commutated Converter), largement utilisée dans le monde, et la technologie récente VSC-HVDC (Voltage Source Converter), plus appropriée aux besoins spécifiques en mer, car permettant des liaisons longue distance (jusqu'à 600 km) avec des pertes minimes. Grâce à son faible encombrement, son impact environnemental et ses coûts de construction sont minimisés. Enfin, cette technologie est directement compatible avec les réseaux à terre. Les 2 grands fabricants de la technologie VSC-HVDC sont ABB, leader mondial des technologies de l'énergie et de l'automation, et Siemens.

En Allemagne, le gouvernement souhaite quadrupler (de 7% actuellement à 25%) d'ici 2025 la part d'énergie éolienne dans la production électrique [2], et assurer la moitié de l'approvisionnement électrique d'ici 2030 avec des énergies renouvelables (EnR). Actuellement, d'après l'EWEA, plus de 100 GW de projets en éolien offshore sont en cours, susceptibles de couvrir à l'avenir plus de 10% de l'approvisionnement énergétique européen. Ainsi, le réseau international aiderait l'Union européenne elle-même à atteindre ses objectifs en matière de production d'EnR pour 2020 et 2030 (objectif 2020 : 20% d'électricité de source EnR). Selon l'Agence européenne de l'environnement, les éoliennes pourraient fournir plus de 3.000 TWh d'ici 2030, ce qui représente presque 80% de la consommation électrique européenne estimée.

Au-delà du défi technique de la construction d'un réseau européen en mer intégrant les 40 GW d'énergie éolienne offshore attendus d'ici à 2020, et les 150 GW d'énergie éolienne offshore attendus d'ici 2030, les défis principaux demeurent la réglementation et l'autorité de gestion d'un tel réseau, et notamment son intégration dans l'initiative européenne. Un super-réseau européen ne pourra pas voir le jour sans une vision européenne globale, impliquant un véritable engagement de la Commission européenne, du Réseau européen des gestionnaires de réseau de transport d'électricité (REGRT-E, [3]), d'associations telles que l'EWEA, ainsi qu'une forte coopération entre les Etats membres, et un accès au financement.

[1] L'Allemagne, la Grande-Bretagne, la France, la Belgique, le Danemark, les Pays-Bas, l'Irlande, le Luxembourg et la Norvège
[3] REGRT-E : réseau européen créé le 19 décembre 2008, qui réunit 42 gestionnaires européens de réseau de transport, qui ont créé l'organisation GRT prévue par le troisième paquet "marché intérieur" de la Commission Européenne.
Pour en savoir plus, contacts :
[2] En particulier, Alpha Ventus est le premier parc éolien offshore allemand, qui a commencé en août 2009 à injecter de l'électricité sur le réseau allemand. Il doit approvisionner 50.000 foyers en électricité. Informations supplémentaires : "La douzième et dernière éolienne du parc éolien offshore "Alpha Ventus" est érigée", BE Allemagne 462 - www.bulletins-electroniques.com/actualites/61431.htm  - 04/12/2009

Source :
- "Strom aus der Nordsee für Europa", Süddeutsche Zeitung - 05/01/2010
- "Strom ohne Grenzen", Tagesspiegel - 06/01/2010
- "Ein Super-Netz für die Windkraft auf hoher See", Handelsblatt - 06/01/2010
- "Réseau électrique européen en mer : vers un marché commun de l'électricité", Blog énergies de la mer - http://redirectix.bulletins-electroniques.com/6Lkwo  - 17/12/2009

Rédacteur : Claire Vaille, claire.vaille@diplomatie.gouv.fr
Origine : BE Allemagne numéro 466 (15/01/2010) - Ambassade de France en Allemagne / ADIT

France, 28 janvier 2010

>> Un pilote pour produire du biocarburant de 2ème génération

www.bulletins-electroniques.com/actualites/62093.htm

C'est sur le site de Bure-Saudron, situé sur un territoire localisé à la limite des départements de la Haute-Marne et de la Meuse, que sera installée cette unité pilote BtL "Biomass to Liquid", la première du genre en France. Celle-ci va permettre d'expérimenter une filière complète de production de biocarburant, depuis la collecte et le conditionnement de la biomasse jusqu'à la synthèse de carburant via le procédé Fischer-Tropsch, en passant par l'étape de gazéification. Précisons que ce démonstrateur industriel utilisera comme matière première les ressources forestières et agricoles locales estimées à 75.000 tonnes par an de matière sèche. La production attendue est de l'ordre de 23.000 tonnes par an de biocarburant (diesel, kérosène, naphta).

A l'heure actuelle, une limite importante de la filière BtL réside dans ses rendements massiques (quantité de matière à l'entrée/quantité de carburant en sortie) que l'on cherche à améliorer. Aussi le démonstrateur de Bure Saudron expérimentera-t-il une solution originale pour augmenter le rendement du procédé. En effet le ratio hydrogène/monoxyde de carbone généré lors de l'étape de synthèse du carburant sera fortement amélioré par l'apport extérieur d'hydrogène. Une innovation qui constituera une première mondiale pour un démonstrateur à échelle pré-industrielle.

La première phase de ce projet de construction d'un démonstrateur BtL que le CEA et ses partenaires industriels ont décidé de lancer correspond aux études de conception détaillée et fait l'objet d'un contrat avec le groupe CNIM, en tant que maître d'oeuvre, en partenariat avec le groupe Air Liquide, la société Choren, et les sociétés SNC Lavalin, Foster-Wheeler France et MSW Energies. Quant au lancement effectif de la construction de cette installation pré-industrielle, il interviendra au vu des résultats de cette étude qui devraient être disponibles à la mi-2011.

Pour en savoir plus, contacts :
CEA - Stéphane Laveissière : tél. +33 (0)1 64 50 27 53 - Email : stephane.laveissiere@cea.fr

Rédacteur : ADIT - Jean-François Desessard - email : jfd@adit.fr
Origine : BE France numéro 237 (28/01/2010) - ADIT

Irlande, 18 janvier 2010

>> Risques accrus pour la survie des saumons sauvages

www.bulletins-electroniques.com/actualites/61915.htm

Des chercheurs irlandais viennent de mettre en évidence le risque accru pour la survie des populations de saumons sauvages dû aux effets conjugués du réchauffement climatique et des fermes de saumons d'élevage. Les études ont été réalisées dans le cadre du programme Beaufort de suivi génétique des populations de poissons par des chercheurs de l'université de Cork, de l'institut de technologie de Dundalk, de Trinity College Dublin et de l'institut irlandais de recherche marine, avec la participation d'une équipe suédoise.

Les chercheurs ont utilisé un modèle de régression basé sur 37 années de données sur les populations de saumons du bassin de Burrishoole dans le comté de Mayo (Ouest de l'Irlande). Ils ont constaté que le taux de survie de saumons sauvages était plus faible, les années où les températures hivernales de l'eau étaient les plus élevées. Des fermes de saumons d'élevage sont également installées dans cette zone. Il arrive de temps à autres que des saumons d'élevage s'échappent et rejoignent le milieu naturel où ils peuvent frayer avec leurs congénères sauvages. Les années où de grandes quantités de saumons d'élevage se sont échappées, le taux de survie des poissons a été réduit. Les poissons d'élevage dans le milieu naturel perturbent la capacité des populations sauvages à s'adapter aux variations de la température de l'eau. Les deux effets, température hivernale élevée et évasion de saumons d'élevage, se conjuguent et menacent la survie des saumons sauvages.

Un modèle développé par les scientifiques, incorporant les futures températures hivernales, montre que, pour la période 2069-2100, le taux de survie des saumons sauvages sera relativement bon. En revanche, l'introduction de poisson d'élevage dans le milieu naturel conduirait à un taux de survie très bas, voire à l'extinction de la population sauvage au bout de 20 générations.

Les scientifiques recommandent de réduire la pression génétique sur les populations sauvages causée par la libération dans le milieu naturel de poissons mal adaptés et de concentrer les efforts sur la protection des habitats critiques qui permettront aux populations de s'adapter aux changements climatiques. Les résultats peuvent se généraliser aux autres espèces poïkilothermes (à sang froid).

Pour en savoir plus, contacts : Dr Philip McGinnity, Department of Zoology, Ecology & Plant Science, UCC (ZEPS), Email : p.mcginnity@ucc.ie
Source :
- Proceedings of the royal society - series B vol 276, page 3601 à 3610 (2009) :
http://rspb.royalsocietypublishing.org/content/276/1673/3601
- University college cork : www.ucc.ie/en/mandc/news/fullstory,88542,en.html

Rédacteur : C. Lerouge
Origine : BE Irlande numéro 37 (18/01/2010) - Ambassade de France en Irlande / ADIT

Norvège, 1er février 2010

>> La suie pourrait contribuer au réchauffement du Svalbard

www.bulletins-electroniques.com/actualites/62140.htm

Des scientifiques de l'institut polaire norvégien ont récemment publié un article sur leurs mesures de concentration de suie (ou black carbon) au Svalbard dans la revue scientifique "Journal of Geophysical Research". Ils expliquent comment la suie arrive jusqu'au Svalbard et annoncent que les concentrations sont si élevées qu'elles influencent le climat de l'archipel.

Il est déjà bien connu que de hautes quantités de gaz à effet de serre dans l'atmosphère contribuent au réchauffement global. Dans cet article, les scientifiques montrent que la suie peut également être un facteur d'influence essentiel du changement climatique en Arctique.

Les particules de suie sont de couleur noire, ce qui signifie qu'elles absorbent très efficacement l'énergie des rayons du soleil. L'augmentation de la quantité d'énergie absorbée a pour même résultat que des températures plus hautes : la vitesse de fonte de la neige s'en trouve plus rapide, explique le chercheur et co-auteur Sanja Forsström de l'institut polaire norvégien.

La plupart des particules de suie du Svalbard arrivent transportées par le vent et les systèmes de pressions d'air, depuis les zones plus densément peuplées de latitudes inférieures. Les scientifiques ont mesuré des concentrations de suie plus importantes dans la neige de l'Est du Svalbard que dans celle de l'Ouest. Ils expliquent de plus que la neige de la côte Est du Svalbard se forme souvent dans les masses d'air qui circulent au-dessus des zones d'émission de l'Europe et de la Sibérie. Après que la masse d'air ait voyagé au-dessus de l'océan Arctique, l'air s'élève quand il arrive au Svalbard, ce qui provoque la formation de neige. L'Ouest du Svalbard reçoit plus de neige des masses d'air en provenance d'Amérique du Nord et des tempêtes de l'Atlantique-Nord. Les particules de suie ont donc probablement été déposées par la pluie et la neige avant d'arriver au Svalbard.

Les mesures de particules de suie dans l'air sont réalisées à la station de surveillance atmosphérique de l'institut polaire norvégien, la station Zeppelin, près de Ny Alesund. De là, les scientifiques utilisent un modèle pour déterminer les régions d'émission.

Source : Forsström S., J. Ström, C. A. Pedersen, E. Isaksson, and S. Gerland (2009), Elemental carbon distribution in Svalbard snow, J. Geophys. Res., 114, D19112, doi:10.1029/2008JD011480,
http://npweb.npolar.no/Artikler/2009/1257861652.7

Rédacteur : Damien Isambert, Base franco-allemande AWIPEV de Ny-Alesund, damien.isambert@awi.de
Origine : BE Norvège numéro 91 (1/02/2010) - Ambassade de France en Norvège / ADIT

Norvège, 1er février 2010

>> Premier rapport conjoint russo-norvégien sur l'état environnemental de la mer de Barents

www.bulletins-electroniques.com/actualites/62141.htm

L'état de l'environnement de la mer de Barents est aujourd'hui globalement satisfaisant. Il existe cependant des inquiétudes concernant les effets du changement climatique, la prolifération rapide d'espèces étrangères, les dommages occasionnés par la pêche au chalut, et le niveau toujours plus bas des populations de certains poissons en raison de la pêche intensive pour leur commercialisation.
Il est également attendu une augmentation de l'industrie pétrolière et du trafic maritime.

Source : http://npweb.npolar.no/Artikler/2009/1260274756.1

Rédacteur : Damien Isambert, Base franco-allemande AWIPEV de Ny-Alesund, damien.isambert@awi.de
Origine : BE Norvège numéro 91 (1/02/2010) - Ambassade de France en Norvège / ADIT

Norvège, 1er février 2010

>> Nouveau rapport sur les PCB au Svalbard
, www.bulletins-electroniques.com/actualites/62142.htm

Les PCB, PolyChloroBiphényles, mieux connus sous le nom de pyralènes sont des composés aromatiques organochlorés. Ils sont apparus au début du XXème siècle, et ont été massivement utilisés par l'industrie des années 1930 puisque présentent des qualités de lubrifiants, d'isolants électriques et d'ininflammabilité. Cependant, les PCB persistent dans l'environnement à cause de leur très lente décomposition naturelle et de leur faible solubilité dans l'eau. Ils se sont donc progressivement accumulés dans les sols et les sédiments. Ils peuvent être également retrouvés dans la biomasse animale ou être aéroportés.

Plusieurs facteurs peuvent expliquer le rejet de ces substances dans l'environnement : mauvaise appréhension passée des risques ou encore déversements accidentels. C'est pourquoi, depuis 20 ans les PCB ne sont plus utilisés dans la fabrication d'appareils en Europe.

Dès 1980 en Norvège, les PCB sont devenus une priorité des toxines environnementales. Leur utilisation a alors été rendue interdite. Comme à l'échelle mondiale, l'émission totale des PCB norvégiens reste inconnue. Mais il est estimé qu'environ 90% de tout le PCB a été éliminé. Durant les années 2003-2008, les efforts norvégiens ont redoublé avec l'aide du plan d'action de réduction des émissions PCB. Ce plan d'action est coordonné par la KLIF Agence du Climat et de la Pollution (anciennement SFT) et fait également partie du plan national de mise en oeuvre pour le suivi de la convention de Stockholm (accord international visant à interdire certains produits polluants).

En 2005, d'importants niveaux de PCB ont été trouvés sur le fonds océanique du territoire russe Pyramiden (Svalbard). En 2007, le gouverneur du Svalbard a alors fait la demande au "Geological Survey of Norway" de rechercher les sources de PCB sur le territoire. Un financement du ministère de l'environnement a été alloué pour 2008 et 2009, qui devrait être prolongé à 2010. Les trois principaux buts de ce travail sont d'inspecter toutes les sources locales d'expansion du PCB; d'enlever tout l'équipement actuellement utilisé contenant du PCB, particulièrement celui localisé sur les implantations russes et enfin de partager les expériences et contribuer à la coopération internationale pour prévenir la contamination au PCB.

Dans un premier temps, une étude sur les sources locales de PCB et de leurs voies de dispersion sur les territoires ont été menées afin de résumer le statut des connaissances et de la gestion des déchets au Svalbard. Ainsi en juin 2009, à Istfjorden, une expédition spéciale pollution a été menée. Les résultats préliminaires montrent qu'il y a des sources substantielles et actives de PCB sur les zones entre Barentsburg et Pyramiden. Cette pollution va même jusqu'à s'étendre à la mer. La concentration en PCB du fonds océanique a augmenté sur le période 1997-2009. Cette étude a également montré qu'il y a une ou plusieurs sources de DDT à Barentsburg. Dans un second temps, la phase d'élimination progressive des PCB à Barentsburg et Pyramiden a consisté en l'élimination totale des luminaires contenant des PCB. Il s'est avéré nécessaire de poursuivre le projet afin d'établir une infrastructure et un système de collecte, de stockage, d'emballage, d'étiquetage et de livraison de déchets dangereux à Barentsburg.

La contamination longue portée est probablement la plus importante source de PCB au Svalbard, mais même les sources locales se sont avérées importantes. Il est aussi nécessaire de travailler pour une réduction de la répartition des toxines environnementales à une échelle globale et de prendre l'initiative d'établir une coopération internationale en particulier en sensibilisant et impliquant la Russie et la Chine en plus d'autres pays des régions nordiques entourant l'Arctique. Il y a aussi un désir d'utiliser l'expérience du projet Svalbard afin d'influencer l'élimination progressive des PCB et d'améliorer la prévention dans les zones qui contribuent le plus à la contamination de l'Arctique et du Svalbard.

Fin décembre 2009, le gouverneur du Svalbard a rendu un rapport annuel des mesures prises au Svalbard quant à la contamination aux PCB. Il rend compte d'un besoin identifié des mesures et de recherches plus approfondies. L'administration du Svalbard travaille ainsi sur une régulation locale quant aux besoins de cartes environnementales et de démolition de bâtiments. Ainsi les sources locales de contamination aux PCB seront éliminées autant que possible.

En 2010, l'étude va continuer en établissant dans un premier temps un bon système de gestion des déchets à Barentsburg, spécialement pour les déchets dangereux. A l'été 2010, NGU (Geological Survey of Norway) tiendra un nouveau séminaire de travail afin de mettre à jour le rapport établi en 2008 afin de compléter les mesures et lacunes des connaissances.
Pour en savoir plus, contacts :
Halvar Pedersen, Environmental Adviser, Governor of Svalbard - Email :
halvard.pedersen@sysselmannen.no

Source :
- Convention de Stockholm : http://redirectix.bulletins-electroniques.com/rfPnJ
- Polychlorebiphényle : http://fr.wikipedia.org/wiki/Polychlorobiph%C3%A9nyle
- www.ecologie.gouv.fr/PCB,8846.html
- Agence du Climat et de la Pollution : www.klif.no  www.klif.no/no/english/english
- Gouverneur du Svalbard : www.sysselmannen.no/hoved.aspx?m=55710&amid=2964198

Rédacteur : Julie Soufflard, Ambassade de France en Norvège, jsoufflard@france.no
Origine : BE Norvège numéro 91 (1/02/2010) - Ambassade de France en Norvège / ADIT

Royaume-Uni, 21 janvier 2010

>> Nouveau rapport de l'UKERC sur les ressources pétrolières

www.bulletins-electroniques.com/actualites/61973.htm

Un rapport, publié le 8 octobre 2009 par le UK Energy Research Centre (UKERC, Centre britannique de recherche sur l'énergie), annonce la survenue d'un pic pétrolier (en anglais peak oil) avant 2030, avec même un risque significatif d'un pic avant 2020. Cela signifie que le moment où la production de pétrole cessera d'augmenter et commencera à décliner, conséquence de l'épuisement des réserves, est proche.

Ce rapport de l'UKERC réexamine de façon approfondie et systématique toutes les preuves, arguments et facteurs (économiques, techniques et politiques) étant au coeur du débat sur l'atteinte d'un pic pétrolier dans les 10 prochaines années. En effet, l'objectif de ce rapport était de répondre à la question suivante : quelles preuves appuient la thèse selon laquelle l'offre mondiale de pétrole conventionnel atteindra un pic avant 2030 ? Par ailleurs, il est important de noter que cette étude ne concerne que le pétrole conventionnel (pétrole brut, condensats, gaz naturel liquéfié) habituellement facile à extraire et à raffiner et exclu le pétrole non conventionnel (sables et schistes bitumineux, gaz naturel et biomasse) produit ou extrait en utilisant des techniques autres que la méthode traditionnelle de puits pétroliers.

Le rapport met l'accent sur les facteurs "physiques" limitant la vitesse de production du pétrole conventionnel ainsi que sur la répartition des ressources et le profil de production entre les gisements de différentes tailles. En outre, selon ce rapport, le monde entre dans l'ère du pétrole cher, dans la mesure où les ressources pétrolières deviennent de plus en plus difficiles à trouver et à extraire. Bien que d'importants gisements pétroliers aient été découverts récemment dans le Golfe du Mexique, au Brésil ou ailleurs dans le monde, cela ne fera que retarder la survenue du pic pétrolier de quelques jours voire de quelques semaines.

Le rapport met en lumière le déclin accéléré de la production de pétrole à partir des gisements existants et indique que plus des deux tiers de la capacité actuelle de production du pétrole brut doivent être remplacés d'ici 2030 pour prévenir un déclin de la production. En effet si la production mondiale est maintenue à son niveau actuel il sera bientôt nécessaire de découvrir l'équivalent des ressources de l'Arabie Saoudite tous les trois ans pour couvrir les besoins pétroliers mondiaux. Selon le principal auteur du rapport, Steve Sorrell, chercheur à l'UKERC, "à notre avis, les prévisions qui tablent sur la survenue d'un pic pétrolier après 2030 sont au mieux optimistes, et au pire, peu plausibles. Etant donné la dépendance écrasante du monde vis-à-vis du pétrole et le temps requis pour développer des alternatives, 2030 est proche".

Les principales conclusions de ce rapport sont :
- les mécanismes conduisant à un pic pétrolier sont bien compris et apportent des contraintes supplémentaire sur l'approvisionnement futur au niveau régional et mondial ;
- en dépit de grandes incertitudes dans les données, les informations disponibles suffisent à évaluer l'état des ressources ainsi que le risque qu'elles ne s'appauvrissent ;
- il existe un potentiel d'amélioration du consensus sur des controverses de longue date telles que la source et l'ampleur des réserves ;
- il est important de reconnaître que les méthodes d'estimation de la taille des ressources et de prédiction des futurs approvisionnements sont limitées ;
- d'importantes ressources de pétrole conventionnel sont peut-être disponibles, mais il est peu probable que celles-ci soient accessibles rapidement et que leurs découvertes aient un impact sur la date du pic pétrolier ;
- les risques d'un épuisement pétrolière mondiale méritent beaucoup plus d'attention de la part de la recherche et des politiques publiques.

Illustration disponible sur le web à l'url : www.bulletins-electroniques.com/actualites/61973.htm

L'évaluation des différentes options de réduction des consommations de pétrole étant au-delà de la portée de ce rapport, seules trois remarques générales ont été faites :

- premièrement, il sera probablement difficile de réduire les consommations de pétrole en raison de l'échelle des investissements requis et des délais associés. Selon un rapport du ministère américain de l'énergie (DoE), les programmes à grande échelle de substitution et de réduction de la demande de pétrole, doivent être engagés au moins 20 ans avant l'atteinte du pic pétrolier, si l'on veut éviter de graves problèmes d'approvisionnements en combustibles liquides ;

- deuxièmement, bien que de nombreuses mesures liées aux politiques de lutte contre le changement climatique aideront à atténuer les effets de l'épuisement des ressources pétrolières, les carburants non conventionnels à haute teneur en carbone seront de plus en plus exploités. Ainsi, la conversion d'un tiers des réserves mondiales de charbon en combustibles liquides risque d'entrainer le rejet de plus de 800 milliards de tonnes de dioxyde de carbone dans l'atmosphère (sachant que pour maintenir le réchauffement climatique en deçà de 2 degrés d'ici 2100, le total des émissions à venir doit être inférieure à 1800 milliards de tonnes). Cependant, moins de la moitié des émissions issues de la production de combustibles à partir de charbon pourra être évitée grâce aux technologies de captage et stockage du carbone. Par conséquent, il apparaît nécessaire d'investir dans des solutions à faible teneur en carbone ;

- sans politiques d'aide, les investissements destinés à soutenir les efforts de réductions des consommations de pétrole seront inhibés par l'incertitude et la volatilité des prix du pétrole. Les investissements pourront cependant être encouragés par des mesures comparables à celles inscrites dans les programmes nationaux sur le climat mais sur des échelles de temps plus courtes. De plus, pour que de tels investissements soient politiquement réalisables, cela exige une meilleure connaissance et prise de conscience des risques liés à l'épuisement des ressources pétrolières mondiales.

Le rapport conclut que le gouvernement britannique n'est pas le seul à être mal préparé à un tel événement. En effet, le pétrole fournit actuellement un tiers de la consommation mondiale d'énergie.
Source : Rapport de l'UKERC intitulé : The Global Oil Depletion Report,
http://redirectix.bulletins-electroniques.com/gnaLW

Rédacteur : Mickael Haustant
Origine : BE Royaume-Uni numéro 101 (21/01/2010) - Ambassade de France au Royaume-Uni / ADIT

Russie, 21 décembre 2009

>> L'Oural : un grand fleuve malade mais guérissable

www.bulletins-electroniques.com/actualites/61711.htm

En visite dans la région de l'Oural, le président Medvedev a déploré le "triste spectacle" donné par le fleuve Oural. Ce grand fleuve d'Europe orientale [1] est à la fois victime d'une forte pollution et menacé d'assèchement. Les scientifiques mettent en garde contre un changement du régime hydrologique du fleuve, dont le déficit annuel en eau atteint 4,7 millions de mètres cubes. Le lit de ce fleuve s'envase progressivement, tandis que ses berges sont en train d'être détruites. La végétation qui prospérait grâce aux crues de printemps se dégrade, la biodiversité est en recul.

Selon Alexandre Tchibilev, directeur de l'Institut des steppes de l'Académie des sciences russe, si des mesures ne sont pas prises, l'Oural va se trouver asséché à mi-parcours. Pour lui, si tous les utilisateurs, en Russie comme au Kazakhstan, "ne se servent de ce fleuve qu'à partir de leurs intérêts locaux, l'Oural cessera de se jeter dans la Caspienne, de la même manière que le fleuve Elba ne se jette plus dans cette mer depuis 1939."

Les chercheurs relèvent qu'à côté des modifications écologiques, objectives, le bassin de l'Oural a subi l'influence de l'homme. L'écosystème de l'Oural est perturbé par la construction de barrages de toutes sortes. Le problème de la préservation des zones inondées au printemps se pose. Les massifs forestiers sont victimes de l'irrégularité des arrivées d'eau, même en période d'inondations. Selon les chiffres d'Alexandre Tchibilev, sur l'ensemble du cours de l'Oural sont installés 4 gros réservoirs, 80 gros noeuds hydrauliques, auxquels il convient d'ajouter quelque 3.100 barrages de terre, édifiés de manière anarchique sur tous les petits cours d'eau, ce qui cause un gros préjudice au bassin du fleuve.

Selon Alexandre Tchibilev, pour sauver l'Oural, il est indispensable d'exécuter des travaux d'approfondissement du lit dans le delta du fleuve et, lors des crues de printemps, de libérer les eaux du réservoir d'Iriklinskoïé, situé dans la région d'Orenbourg. "Durant la période des eaux abondantes résultant de la fonte des neiges, l'Oural se nettoie remarquablement, sans intervention humaine, des pollutions technogènes et anthropogènes. Mais ces dernières années, les crues de printemps ont été peu importantes, ce qui fait que l'équilibre écologique s'est trouvé perturbé." La solution du problème de l'Oural, souligne Sergueï Gorchenine, se situe au niveau interétatique, car "il faut agir au niveau adéquat, en mettant en oeuvre les ressources de toutes les parties intéressées."

[1] Long de 2.428 km (dont 1.164 dans la région d'Orenbourg), le fleuve Oural, qui coule en Europe orientale, est le troisième plus long fleuve d'Europe, après la Volga et le Danube. Son débit le place parmi les 30 premiers cours d'eau européens. L'Oural est le seul grand fleuve du versant "sud" du continent ayant un cours moyen et inférieur non régulés. Il traverse le territoire de trois entités de la Fédération de Russie (régions d'Orenbourg et Tcheliabinsk, république du Bachkortostan) et de trois régions du Kazakhstan.

Pour en savoir plus, contacts :
Alexandre Tchibilev, Institut des steppes, 11 rue Pionierskaya, 460000, Orenbourg - Téléphone: 007 353 277-44-32 - E-mail: orensteppe@mail.ru
Source : Ria-Novosti - 6/10/09

Rédacteur : Nicolas Quenez
Origine : BE Russie numéro 26 (21/12/2009) - Ambassade de France en Russie / ADIT


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   Amériques

Etats-Unis, 29 janvier 2010

>> L'éolien s'est envolé en 2009...
, www.bulletins-electroniques.com/actualites/62103.htm

L'AWEA, association américaine pour l'énergie éolienne, a publié le 26 janvier son rapport annuel, présentant un bilan des actions menées dans ce secteur au cours de l'année dernière. Malgré la crise économique qui touche le pays, l'année 2009 a présenté la plus forte croissance dans l'histoire de l'éolien aux Etats-Unis avec une augmentation en termes de capacité installée de 39%. Avec près de 10.000 Mégawatts installés au cours de l'année, les Etats-Unis sont proches de générer 2% de leur électricité grâce aux éoliennes.

Cette forte croissance résulte en partie des financements accordés dans le cadre du plan de relance américain. Voté par le Congrès au cours de l'année 2009, il avait permis de prolonger les subventions "PTC" (Production Tax Credit) nécessaires au déploiement de cette énergie renouvelable et avait par ailleurs accordé un certain nombre de crédits aux investisseurs, limitant ainsi les conséquences de la crise économique sur le secteur de l'éolien. La croissance observée dans ce secteur pourrait cependant être ralentie au cours des prochaines années, le nombre de commandes passées courant 2009 ayant diminué.

Globalement, l'éolien et le gaz naturel sont les grands vainqueurs de l'année écoulée, se partageant à eux seuls prés de 80% des nouvelles capacités installées génératrices d'électricité. Si la croissance de l'éolien connait un essor sans précédent depuis ces dernières années [1], il n'en reste pas moins qu'un certain nombre d'obstacles devront être surmontés pour un déploiement à grande échelle. A ce sujet, le Département de l'Energie a publié le 20 Janvier dernier un rapport dont l'objectif était d'étudier la faisabilité de générer 20% de l'électricité à partir d'éolien d'ici 2024 pour la région de l'est des Etats-Unis. Cette étude, conduite par le laboratoire NREL ("National Renewable Energy Laboratory" - Colorado) analyse les retombées économiques ainsi que les conséquences techniques et opérationnelles attendues dans l'hypothèse d'un développement à grande échelle de l'éolien.

Selon le NREL, la croissance future de ce secteur dépendra principalement de la capacité du pays à mettre en place de nouveaux réseaux électriques permettant l'acheminement d'électricité d'un état à l'autre, ainsi que le stockage temporaire le long des lignes de hautes tensions. D'après David Corbus, ingénieur au NREL, la mise à niveau du réseau électrique sous forme de smart grid (réseau intelligent - 1) nécessitera d'importants investissements, de l'ordre de 93 milliards de dollars (pour la région est du pays). Si les coûts de rénovation du réseau sont importants, leurs bénéfices en terme de retombées environnementales seront cependant modestes, l'étude calculant une réduction des GES (Gaz à Effet de Serre) de 4,5% pour 20% d'électricité d'origine éolienne.

David Corbus affirme néanmoins que le coût de l'opération ne sera pas le principal obstacle comparé au processus politique, chaque état fédéré présentant une politique distincte en matière de renouvelables. En effet, si 29 états ont actuellement adoptés des réglementations RES ("Renewable Energy Standard"), imposant aux compagnies de distribution d'énergie de vendre un certain pourcentage d'électricité d'origine renouvelable, l'absence d'une réglementation fédérale freine les investissements à grande échelle, notamment concernant la rénovation du réseau électrique. Dans ce contexte, les lobbies éoliens espèrent pouvoir bénéficier d'une loi fédérale, nécessaire à l'homogénéisation des politiques entre états fédérés et à la stabilisation du marché des renouvelables.

Pour en savoir plus, contacts :
[1] Rapport "Les énergies renouvelables aux Etats-Unis : politiques de soutien et tendances pour la recherche et le développement". (04/11/2010), www.bulletins-electroniques.com/rapports/smm09_069.htm
Source :
- NREL Study Shows 20 Percent Wind is Possible by 2024. (20/01/2010),
www.nrel.gov/news/press/2010/801.html?print
- Expanding Use of Wind Power Feasible, but May Be Costly (20/01/2010). New York Times,
http://redirectix.bulletins-electroniques.com/xwGA0
- Wind Power Grows 39% for the Year. (26/01/2010). New York Times,
http://redirectix.bulletins-electroniques.com/YfuP0
- Rapport annuel de l' "American Wind Energy Association", www.awea.org/publications/reports/4Q09.pdf
- Rapport du "National Renewable Energy Laboratory", www.nrel.gov/ewits

Rédacteur : Agathe Dumas, deputy-envt.mst@ambafrance-us.org
Origine : BE Etats-Unis numéro 193 (29/01/2010) - Ambassade de France aux Etats-Unis / ADIT

Etats-Unis, 15 janvier 2010

>> 2.3 milliards de dollars pour les technologies propres

www.bulletins-electroniques.com/actualites/61888.htm

Le 8 janvier dernier, Obama a annoncé un budget supplémentaire de 2.3 milliards de dollars dans le cadre du Recovery Act advanced Energy Manufacturing Tax Credits pour financer des projets de développement dans les technologies propres. Ainsi 183 projets sélectionnés par le Department of Energy (DoE) vont bénéficier de cette aide qui devrait permettre la création de plusieurs milliers d'emplois et des avancées significatives dans le déploiement du solaire, de l'éolien et de technologies conduisant vers une meilleure efficacité énergétique. Cette aide s'inscrit dans une volonté explicite du président de basculer vers un modèle énergétique plus "propre": "Les aides provenant du Recovery Act annoncées aujourd'hui permettront de combler en partie l'écart sur les énergies propres qui a grandi entre les Etats-Unis et les autres nations, tout en créant des emplois, réduisant les émissions de carbone et en augmentant la sécurité énergétique". Il avait par ailleurs annoncé vouloir doubler les capacités de production d'énergie renouvelable dans le pays dans les 3 prochaines années.

Cet effort devrait drainer des levées de fonds importantes dans le secteur des "clean technologies". Les crédits d'impôt pour les investissements atteindront au maximum 30% des financements de chaque projet, qui représenteront au total un investissement de 7.7 milliards de dollars. La création de 17.000 emplois est attendue en contrepartie du financement fédéral. 41.000 emplois supplémentaires devraient voir le jour grâce aux financements privés.

La sélection des projets a reposé sur les critères suivants: la viabilité commerciale, le nombre de créations d'emplois sur le territoire, le niveau d'innovation technologique, la rapidité de réalisation des projets ainsi que le potentiel de réduction de la pollution atmosphérique et des émissions de gaz à effet de serre. Le Department of Energy (DoE) a également pris en considération des facteurs additionnels comme la diversité géographique et technologique, l'ampleur des projets et les implications sur le développement économique local. L'acceptation définitive des bourses est prévue pour le 16 avril 2010.

Parmi les technologies récompensées, l'accent a été portée sur les énergies renouvelables (solaire, éolien, géothermie...), le réseau électrique et ses capacités de stockage, les micro turbines [1], les technologies de stockage pour les véhicules électriques ou hybrides, la capture du CO2, les techniques de raffinements des énergies renouvelable, les équipements de conservation de l'énergie incluant l'éclairage et le "smart grid", les véhicules électriques et leurs équipements, les autres énergies favorisant une réduction des gaz à effet de serre.

Parmi ceux retenus par la DoE [2], voici les 10 projets qui recevront les financements les plus importants. (voir article complet : www.bulletins-electroniques.com/actualites/61888.htm)

Pour en savoir plus, contacts :
- [1] www.micro-energies.qc.ca/micro_turb_intro_index_1.html
- [2] la liste complète est téléchargeable à la fin de cet article : www.energy.gov/news2009/8501.htm
- [3] http://redirectix.bulletins-electroniques.com/CFxcs
- [4] http://redirectix.bulletins-electroniques.com/60eSA
- [5] www.miasole.com/pgs-news/overview.shtml
Source :
- "Fact Sheet: $2.3 Billion in New Clean Energy Manufacturing Tax Credits" DoE - 8/01/10 -
www.energy.gov/news2009/8503.htm
- "President Obama Awards $2.3 Billion for New Clean-Tech Manufacturing Jobs" DoE -8/01/10 -
www.energy.gov/news2009/8501.htm

Rédacteur : Arnaud Souillé, deputy-stic.mst@consulfrance-sanfrancisco.org
Origine : BE Etats-Unis numéro 191 (15/01/2010) - Ambassade de France aux Etats-Unis / ADIT

Etats-Unis, 15 janvier 2010

>> Débat sur la politique américaine de soutien aux biocarburants : l'importation comme solution ?
www.bulletins-electroniques.com/actualites/61891.htm

Le gouvernement américain consacre chaque année des milliards de dollars (4 milliards en 2008) pour développer les industries de production de biocarburants dans le but d'atteindre l'indépendance vis-à-vis du pétrole étranger et une diminution des émissions de gaz à effet de serre. Dans ce contexte fortement incitatif, un nouveau rapport sur le sujet, intitulé "Fundamentals of a sustainable U.S. biofuels policy" publié par le "James A. Baker III Institute for Public Policy" de la Rice University fait état des limites de la politique des biocarburants. Ces travaux, dont les résultats ont été publiés dans le Wall Street Journal, ont été partiellement financés par le Chevron Technology Ventures. Selon ce rapport les Etats-Unis doivent fondamentalement repenser leur politique de promotion de l'éthanol pour diversifier leurs sources d'énergie et augmenter la sécurité énergétique du pays. Cette publication soulève les questions économiques, environnementales et logistiques qui se posent au regard de la politique financière - milliards de dollars de subventions fédérales - et réglementaires - mesures douanières protectionnistes en faveur des producteurs nationaux. Ce rapport apporte également des éléments nouveaux en terme de politique d'importation de biocarburant qui pourrait permettre aux Etats-Unis d'atteindre ces objectifs.

En premier lieu, le rapport rappelle qu'en 2008 le gouvernement américain a dépensé près de 4 milliards de dollars de subvention pour les industries des biocarburants et qu'au final, la part des biocarburants ne représenterait qu'environ 2% de la consommation ce qui, selon les auteurs, est loin de concurrencer l'importation du pétrole. De plus, le coût moyen pour les contribuables s'élèverait à près de 82 dollars par baril de biocarburant, soit 1,95 dollars par gallon ce qui place ce carburant en tête des prix à la pompe.

En 2007, le Congrès a adopté le Energy Independance and Security Act (EISA), complété en 2009 par le American Recovery & Reinvestment Act, [1] prévoyant des cibles de production ambitieuses pour les "carburants renouvelables", de 9 milliards de gallons de biocarburant par an en 2008 et avec des objectifs d'ici 2022 s'élevant jusqu'à 36 milliards de gallons pour les biocarburants et à 21 milliards de gallons pour les biocarburants de nouvelle génération produits à partir de sources diversifiées telles que le panic érigé (switchgrass), le fourrage de maïs et les algues. Mais, selon cette étude, ces objectifs seront difficiles à atteindre compte tenu des barrières commerciales, logistiques (crise économique, coût de production, de transport, ...) et scientifiques (pour certains procédés). C'est pourquoi les auteurs du présent rapport encouragent le Congrès à revoir sa politique et à se mettre en ligne avec des cibles accessibles.

Le rapport s'appuie sur une analyse réalisée par des environnementalistes pour mettre l'accent sur les menaces environnementales posées par la politique actuelle des biocarburants. En effet, l'étude indique que l'augmentation de la production d'éthanol à base de maïs pourrait causer des impacts néfastes sur l'environnement, incluant des dommages aggravés sur les écosystèmes, sur l'industrie de la pêche. Elle serait également susceptible de créer des pénuries d'eau dans certaines zones où une irrigation intensive des cultures destinées aux biocarburants serait pratiquée. Ce rapport conteste les affirmations selon lesquelles la production d'éthanol réduirait les émissions de gaz à effet de serre en soutenant qu'aucun consensus scientifique n'a permis à ce jour de le mettre en évidence. Selon les auteurs de cette étude, l'augmentation des superficies agricoles pour la production d'éthanol à partir de maïs conduirait à l'utilisation de plus de fertilisant ce qui aurait pour conséquence de dégrader la qualité de l'eau et d'augmenter l'érosion des sols. Rappelons que les questions relatives à la consommation d'eau et aux changements d'utilisation des sols en lien avec les cultures destinées à l'industrie des biocarburants ont déjà été évoquées dans des précédents bulletins [2] et [3]. L'US EPA (Environmental Protection Agency), avec sa réglementation RFS2 (Renewable Fuels Standard), prévoit d'ailleurs de fixer les quantités minimales de carburant renouvelable qui doivent être vendues aux Etats-Unis en prenant en compte l'impact sur le changement d'utilisation des sols.

Finalement, le rapport s'interroge sur les tarifs douaniers imposés sur l'éthanol provenant d'Amérique latine et des Caraïbes limitant l'importation de ces carburants pourtant "bon marché". Les coûts de production relativement faibles au Brésil et le potentiel de production des Caraïbes et de l'Amérique centrale pourraient rendre le choix de l'importation d'éthanol en provenance de ces pays financièrement intéressante. En effet, si le gouvernement américain stoppait son soutien aux industriels nationaux produisant de l'éthanol à partir de maïs, il est probable que la production nationale chuterait de façon significative en raison des importations brésiliennes. Celles-ci pourraient s'imposer économiquement avec un peu plus de 1 dollar/gallon ce qui représenterait une économie de 0,60 dollar/gallon par rapport aux prix de l'éthanol national non subventionné. Les auteurs de ce rapport soutiennent donc que l'importation d'éthanol étranger serait intéressante d'un point de vue économique et géopolitique et permettrait également d'atteindre les objectifs fixés pour 2022. Concernant les tarifs d'importation, le rapport nous informe que l'éthanol provenant d'Amérique latine pourrait en outre aider les Etats-Unis à atteindre leur objectif concernant la production de biocarburant à un moindre coût pour les contribuables.

Cette étude a été en partie subventionnée par une bourse de recherche en ingénierie environnementale du Chevron Technology Ventures, qui fait partie de la compagnie pétrolière Chevron, laquelle possède ses propres programmes de recherche sur les biocarburants centrés essentiellement sur l'éthanol cellulosique de seconde génération.

En réponse aux propositions émises par ce rapport, Matt Hartwig, directeur des affaires publiques pour la Renewable Fuels Association, qui représente l'industrie de l'éthanol de maïs, il n'est pas surprenant qu'une analyse sponsorisée par l'industrie pétrolière se base sur des mythes et autres généralités à l'encontre de l'industrie des biocarburants.

Voir la suite : www.bulletins-electroniques.com/actualites/61891.htm

Pour en savoir plus, contacts :
- Chevron Technology Ventures - www.chevron.com/ctv
- Renewable Fuels Association - www.ethanolrfa.org 
Source :
- Study : US biofuels policies flawed - Baker Institute for Public Policy paper cites economic, environmental and logistical shortcomings - Rice University - 08/01/2010 -
www.media.rice.edu/media/NewsBot.asp?MODE=VIEW&ID=13525
- Report takes aim at U.S. ethanol policy - World Business Council for Sustainable Development - 07/01/2010 - http://redirectix.bulletins-electroniques.com/bI87S
- Fundamentals of a Sustainable US Biofuels Policy - http://redirectix.bulletins-electroniques.com/tCxIY
- [1] BE Etats-Unis 188 - 14/12/2009 LE DOE mobilise 564 millions de dollars pour les projets de bioraffinerie - www.bulletins-electroniques.com/actualites/61552.htm
- [2] BE Etats-Unis 182 - 30/10/2009 - Vers de nouveaux objectifs de production de biocarburants aux Etats-Unis : la prise en compte des impacts liés au changement d'utilisation des sols -
www.bulletins-electroniques.com/actualites/61017.htm

- [3] BE Etats-Unis 183 - 6/11/2009 - Production de bio-carburants et consommation d'eau aux Etats-Unis - www.bulletins-electroniques.com/actualites/61134.htm  

Rédacteur : Magali Muller, deputy-agro.mst@consulfrance-chicago.org ; Adèle Martial, attache-agro.mst@consulfrance-chicago.org
Origine : BE Etats-Unis numéro 191 (15/01/2010) - Ambassade de France aux Etats-Unis / ADIT

Etats-Unis, 8 janvier 2010

>> Evolution du secteur des OGMs aux Etats-Unis et de leur perception

www.bulletins-electroniques.com/actualites/61809.htm

Les agriculteurs américains ont largement adopté les cultures de plantes génétiquement modifiées depuis leur introduction en 1996 et ce en dépit des incertitudes concernant l'acceptation des consommateurs d'une part et les impacts environnementaux d'autre part. Néanmoins, des évènements récents indiquent une évolution de la perception des OGMs notamment au sein de certains groupes de consommateurs et d'industriels.

Après avoir passé en revue quelques données statistiques clés sur les cultures OGM pour deux plantes très représentatives : le maïs et le soja, nous évoquerons un récent projet de l'USDA qui vise à autoriser la culture "illimitée" de luzerne OGM, puis nous reviendrons sur les inquiétudes de certains industriels face à des produits issus d'OGM et présentant une menace potentielle pour leurs industries.

Tout d'abord, afin de mieux comprendre l'évolution du contexte aux Etats-Unis, voici quelques données fournies par le National Agricultural Statistics Service (NASS) sur les cultures des variétés de soja et de maïs OGM. Celles-ci sont présentées dans les graphiques suivants :

Illustration disponible sur le web à l'url : www.bulletins-electroniques.com/actualites/61809.htm

Les tendances sont très nettes : en 2000 la part des cultures de soja OGM était deux fois plus élevée que celle du maïs et aujourd'hui ces deux variétés génétiquement modifiées représentent chacune environ 90% des cultures totales de ces plantes. En ce qui concerne les variétés résistantes aux herbicides (figure 2), celles de soja sont largement plus répandues que celles de maïs.

Fin 2009, l'administration américaine a soutenu une extension des surfaces de certaines cultures génétiquement modifiées entraînant, entre autres, un soulèvement de la part des organisations de sécurité alimentaire. En effet, l'USDA (United States Department of Agriculture) a annoncé son avant-projet, le Environmental Impact Statement (EIS) autorisant les plantations commerciales illimitées dans tous le pays de luzerne génétiquement modifiée Roundup Ready. En réponse à ce projet, le Center for Food Safety (CFS), organisation nationale à but non lucratif fondée en 1997 qui oeuvre pour protéger la santé humaine et l'environnement, a annoncé mi-décembre 2009, qu'il allait créer une coalition regroupant des agriculteurs, des consommateurs et des environnementalistes pour rappeler à l'USDA sa responsabilité vis-à-vis des agriculteurs et des consommateurs.

L'USDA prévoit cependant de poursuivre ce projet malgré les données, de plus en plus nombreuses, mettant en évidence que la luzerne génétiquement modifiée pourrait constituer une menace potentielle pour les agriculteurs et les consommateurs adeptes du "bio" ainsi qu'un danger pour l'environnement. En effet, selon certaines observations d'exploitants de cultures biologiques, les abeilles dispersent le pollen sur des kilomètres ; il est donc inévitable que le pollen génétiquement modifié infeste la luzerne conventionnelle et "biologique", rendant ainsi, en quelques années seulement, quasiment impossible toute culture de luzerne non génétiquement modifiée.

Le CFS, avait déjà entamé un procès sur ce sujet et en 2007, une cour fédérale a statué sur le fait que l'autorisation de la luzerne génétiquement modifiée par l'USDA violait les lois environnementales dans la mesure où elle omettait d'analyser les risques, comme la contamination des cultures de luzerne conventionnelle et le développement de "super plantes" résistantes à l'herbicide de Monsanto, le Roundup. La cour a banni les plantations de luzerne OGM jusqu'à ce que l'USDA ait réalisé une analyse rigoureuse de leurs impacts. Mais l'USDA exclue la possibilité que la luzerne conventionnelle puisse être mise en danger par d'éventuelles contaminations par les plantes OGM.

Voir la suite : www.bulletins-electroniques.com/actualites/61809.htm

Ces données nous montrent qu'aujourd'hui pour le soja et le maïs, aux Etats-Unis, la quasi-totalité des cultures sont des OGMs. Soutenue par l'administration américaine, une majorité d'agriculteurs est déjà bien engagée dans le développement de ce type de cultures et poursuit ses efforts dans ce sens. Malgré cette tendance générale favorable aux cultures OGMs, de plus en plus de consommateurs, voire même d'industriels, s'interrogent sur les impacts de ces produits sur leur santé, sur l'environnement ainsi que sur la pérennité de leurs activités économiques. La prise de conscience des effets et des impacts potentiellement négatifs des OGMs gagne du terrain aux Etats-Unis.

Pour en savoir plus, contacts : Site du Center for Food Safety: www.centerforfoodsafety.org
Source :
- USDA again aims to allow unlimited planting of genetically engineered alfalfa - 15/12/2009 - http://redirectix.bulletins-electroniques.com/ubeCb
- Hard Choice on Syngenta's Controversial Biotech Corn for Ethanol Awaits Vilsack - Organic Consumer Association - 11/03/2009 - www.organicconsumers.org/articles/article_17211.cfm
- Plant Pest Risk Assessment for Event 3272 Corn - USDA - 09/06/2009 -
www.aphis.usda.gov/brs/aphisdocs/05_28001p_pra.pdf
- Adoption of Genetically Engineered Crops in the U.S. - ERS/USDA - 01/07/2009 -
www.ers.usda.gov/data/biotechcrops/

Rédacteur : Magali Muller, deputy-agro.mst@consulfrance-chicago.org; Adèle Martial, attache-agro.mst@consulfrance-chicago.org
Origine : BE Etats-Unis numéro 190 (8/01/2010) - Ambassade de France aux Etats-Unis / ADIT

Etats-Unis, 18 décembre 2009

>> La Californie veut se doter d'une centrale solaire spatiale

www.bulletins-electroniques.com/actualites/61654.htm

Les décideurs californiens ont donné leur accord pour la première centrale électrique dans l'espace. Ce projet sans précédant, dont la date de mise en service est prévue pour 2016, vise à récolter l'énergie solaire pour la convertir en ondes radios, qui seront ensuite renvoyées vers une station terrestre chargée d'effectuer la conversion en électricité.

La jeune entreprise californienne Solaren sera chargée de la réalisation de ce projet. Elle envisage de déployer en orbite un miroir gonflable d'un kilomètre de diamètre, qui focalisera les rayons solaires vers des cellules photovoltaïques, dont le rendement espéré est de 50 pourcents, contre 15 à 17 pourcents en moyenne pour des installations terrestres actuelles. L'absorption des ondes radio par l'atmosphère terrestre ferait descendre le rendement à 25%, permettant tout de même de produire plus de 200 mégawatts, ce qui correspond environ à la consommation moyenne de 100.000 foyers californiens.

Pacific Gas & Electric Co., géant de la production d'électricité, va signer un contrat pour l'exploitation de cette centrale pendant quinze ans. Cette nouvelle source devrait aider la Californie à monter la part d'énergie renouvelable à 33% en 2020, but que s'est fixé le gouverneur Arnold Schwarzenegger en septembre dernier.

Source :
- The New York Times, 03/12/2009, "Solar Plant in Space Gets Go-Ahead" -
http://redirectix.bulletins-electroniques.com/HvxcV

- Los Angeles Times, 3/12/2009, "California utilities push for solar, wind and carbon-capture projects" - http://redirectix.bulletins-electroniques.com/jHeGN
- GreenTechMedia.com, 4/12/2009, "Solaren to Close Funding for Space Solar Power" - http://redirectix.bulletins-electroniques.com/oZXDd

Rédacteur : Emmanuel de Lipkowski cnes@ambafrance-us.org / David Regad cnes.mst@ambafrance-us.org
Sarah Guillou assistant.cnes@ambafrance-us.org
Origine : BE Etats-Unis numéro 189 (18/12/2009) - Ambassade de France aux Etats-Unis / ADIT


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   Asie et Océanie

Australie, 18 janvier 2010

>> Sauver le Coorong : plus d'eau douce, moins de barrages

www.bulletins-electroniques.com/actualites/61926.htm

L'importance écologique de l'écosystème constitué par la lagune du Coorong et les lacs Alexandrina et Albert à l'embouchure du fleuve Murray a été reconnue par la convention internationale RAMSAR pour la protection des zones humides en 1985. Cependant la diminution du débit du Murray pendant les dernières décennies a fortement détérioré cet environnement unique dont dépendent de nombreuses colonies d'oiseaux aquatiques et d'oiseaux migrateurs.

La réduction du débit du Murray résulte de l'exploitation intensive du fleuve en amont pour alimenter les systèmes d'irrigation et de la sécheresse qui sévit depuis quelques années. Pour la première fois depuis 7000 ans le niveau des lacs Alexandrina et Albert se trouve au-dessous du niveau de la mer. Les eaux des lacs et de la lagune sont devenues tellement salines que de nombreuses espèces de plantes et de poissons ne peuvent plus y vivre. Les espèces d'oiseaux aquatiques natifs et les oiseaux migrateurs fréquentent donc beaucoup moins cette région. Des organismes marins et estuariens envahissent les eaux des lacs devenues plus salines et menacent la survie des espèces acclimatées à des eaux plus douces.

Des écologistes de l'Université de Nouvelle-Galles du Sud, de l'Université d'Adélaïde et de l'Université Flinders ont publié un rapport qui rend compte de l'état de l'écosystème et examine les moyens d'arrêter sa détérioration. L'analyse indique qu'augmenter le débit du fleuve est le seul scénario qui permettra la survie à long terme de ces zones humides. Il faudrait une augmentation d'environ un tiers du débit naturel du fleuve Murray non loin de son embouchure par rapport au débit actuel, soit 3800 gigalitres supplémentaires par an.

Le rapport reconnait les aspects positifs de certaines mesures introduites par le gouvernement fédéral et par le gouvernement de l'Etat d'Australie Méridionale telles que le rachat d'allocations d'eau. Dans ce système, le gouvernement du Commonwealth rachète aux propriétaires leurs quotas d'eau et utilise cette eau pour améliorer le débit de certains cours d'eau. Par contre, le rapport recommande de ne pas poursuivre dans la voie des solutions "artificielles" - qui sont partiellement responsables du déclin écologique du Coorong - comme la construction de barrages et de canaux pour déconnecter ou connecter certaines composantes du système.

Selon les chercheurs, certaines mesures prises pour éviter la formation de sols acides sulfatés (comme la construction de barrages sur des cours d'eau douce) sans prendre en compte les autres problèmes écologiques auraient aggravé la situation.

Le rapport intitulé "Engineering a crisis in a Ramsar wetland: the Coorong, Lower Lakes and Murray Mouth Australia" peut être consulté en utilisant le lien internet suivant:
www.science.unsw.edu.au/news/coorong-science-review
www.wetrivers.unsw.edu.au/index.html
Source : University of Adelaide : http://www.adelaide.edu.au

Rédacteur : Maïté Le Gleuher 
Origine : BE Australie numéro 67 (18/01/2010) - Ambassade de France en Australie / ADIT

Australie, 18 janvier 2010

>> La sécheresse dans le bassin du Murray-Darling n'est pas due au réchauffement climatique global
- www.bulletins-electroniques.com/actualites/61927.htm

Durant la sécheresse récente dans le bassin du Murray-Darling, les périodes les moins pluvieuses étaient aussi les plus chaudes. En 2002 en particulier, les mois extrêmement secs ont connu des températures bien plus élevées que celles enregistrées lors des sécheresses des années précédentes.

Selon certains auteurs, les températures plus élevées ont causé une augmentation du taux d'évaporation qui a accéléré la perte d'humidité des sols et l'assèchement de la végétation et des cours d'eau. La sécheresse sévère dans cette région serait due à une élévation de la température d'origine anthropique. Cependant cette conclusion a été remise en question par une étude conduite par des chercheurs de l'Université de Newcastle: les variations des températures maximales annuelles seraient en fait dues à une combinaison de facteurs naturels.

Une analyse des données du bureau météorologique indique qu'une augmentation de la durée d'ensoleillement suffit à expliquer l'élévation de la température, pendant la même période, dans cette région. Les températures élevées n'entraînent pas une augmentation de l'évaporation mais sont en fait causées par un manque d'évaporation qui est la conséquence naturelle de la sécheresse. Pendant les périodes sèches où l'humidité des sols est faible, une part plus importante de l'énergie radiante du soleil est employée à réchauffer l'atmosphère car elle est moins sollicitée par l'évaporation. La sécheresse qui affecte le bassin du Murray-Darling n'est donc pas une conséquence directe de l'émission des gaz à effet de serre.

Les auteurs ne remettent en aucun cas en question l'impact des émissions de gaz à effet de serre d'origine anthropique sur le réchauffement de la planète. Ils suggèrent cependant que les méthodes utilisées dans l'évaluation du risque hydroclimatique futur soient reconsidérées.

Source :
- Geophysical Research Letters, 2009, Vol. 36, L24405, doi:10.1029/2009GL040598
- University of Newcastle : www.newcastle.edu.au

Rédacteur : Maïté Le Gleuher
Origine : BE Australie numéro 67 (18/01/2010) - Ambassade de France en Australie / ADIT

Australie, 18 janvier 2010

>> Un calculateur des émissions de gaz à effet de serre à l'usage des agriculteurs du Queensland
- www.bulletins-electroniques.com/actualites/61928.htm

Un nouvel outil de calcul des émissions de gaz à effet de serre à l'usage des agriculteurs a été développé à l'Université de Technologie du Queensland. Le calculateur permet aussi d'estimer l'effet des modifications des pratiques culturales (diminution de la quantité d'engrais utilisée et tallage par exemple) et de l'utilisation du sol sur les émissions de gaz à effet de serre.

Le secteur agricole australien contribue pour 16% à l'ensemble des émissions de gaz à effet de serre du pays. Les trois types principaux de gaz à effet de serre concernés sont :
- Le dioxyde de carbone CO2 provenant de la consommation d'énergie des machines agricoles et de la libération du carbone organique des sols;
- Le méthane CH4 émis essentiellement par les zones humides, la fermentation entérique des animaux, la production d'énergie à partir de combustibles fossiles, les décharges et le brûlage de biomasse (canne à sucre);
- Le protoxyde d'azote N2O provenant de l'épandage de fertilisants azotés minéraux et organiques.

Le logiciel, qui est disponible en ligne, convertit les différents types d'émissions en équivalents carbone sous forme CO2 (equCO2). Le calculateur destiné aux agriculteurs du Queensland est disponible à l'adresse internet suivante : www.isr.qut.edu.au/greenhouse/map.jsp

Source : Queensland University of Technology : www.qut.edu.au

Rédacteur : Maïté Le Gleuher
Origine : BE Australie numéro 67 (18/01/2010) - Ambassade de France en Australie / ADIT

Chine, 28 janvier 2010

>> Lancement de la construction d'une cité "basse consommation de carbone"

www.bulletins-electroniques.com/actualites/62068.htm

Lors de la 8ème réunion de la 9ème session de la Conférence du Comité Consultatif Politique du Peuple du Guangdong le 14 janvier dernier, le premier secrétaire du PCC de Canton a présenté un projet de ville zéro-émission carbone. Il s'agit concrètement de construire une cité et des parcs industriels dans le quartier de Nansha, mettant en application une politique favorable à une consommation de carbone la plus faible possible. L'éclairage public sera le premier à en bénéficier, suivi du développement de voitures propres utilisant les nouvelles énergies.

Le bureau des affaires de l'état a publié les résultats de l'année 2009 pour Guangzhou :
- Valeur de production industrielle : 908 milliards de yuans, +11,4% par rapport à 2008
- PIB par habitant : 88 570 yuans, +10%
- Revenues de la ville : 265,6 milliards de yuans, +7,2%
- PIB dépassant les 900 milliards de rmb (première ville de la province).

En plus de la croissance retrouvée, la réforme des structures des industries a été fructueuse. La répartition des industries primaires, secondaires et tertiaires est respectivement de 1,89, 37,14 et 60,97%. Les secteurs relatifs à la communication et à la propriété intellectuelle représentent 13,5% du secteur tertiaire (qui a pour sa part pour la première fois dépassé les 60%).

Source : Danfang Daily, 15/01/2009, http://epaper.nfdaily.cn/html/2010-01/15/content_6812666.htm  (en chinois)

Rédacteur : Celine Huang celine.huang@diplomatie.gouv.fr,
Mathieu Fraytet mathieu.fraytet@diplomatie.gouv.fr
Origine : BE Chine numéro 84 (28/01/2010) - Ambassade de France en Chine / ADIT

Chine, 28 janvier 2010

>> Hausse du niveau du lac Qinghai
- www.bulletins-electroniques.com/actualites/62071.htm

Grâce à l'augmentation des précipitations, le niveau d'eau du plus grand lac salé de Chine a continué à s'élever lors de ces cinq dernières années. Le niveau du lac Qinghai a augmenté de 17cm chaque année, atteignant 3193.5m au-dessus du niveau de la mer à la fin décembre a déclaré Li Yan, ingénieur au bureau d'hydrographie et de surveillance des ressources en eau. A la fin de la saison des pluies en octobre, le niveau de l'eau avait atteint quasiment 3194m, a-t-elle ajouté.

Le niveau a augmenté pendant cinq ans depuis 2005, un record depuis la création du bureau en 1955 a-t-elle dit. "Il s'est élevé de 70cm au total au cours des cinq dernières années". Les deux précédentes augmentations ont eu lieu en 1967-68 et 1988-89 .

Le lac Qinghai, sur la partie nord-est du plateau Qinghai-Tibet, est le plus grand lac intérieur salé de Chine. Il a diminué de 3.7m entre les années 1950 et 2005, soit une moyenne de 7cm par an. Selon Dai Sheng, du centre provincial de recherche sur le climat, la dernière montée est due aux précipitations abondantes qui ont grossi le lac et réduit l'évaporation. Selon Li Yan, le programme de reboisement massif entamé en 2002 a également contribué à la restauration du lac.

Li et ses collègues ne sont toutefois pas certains que le niveau continue d'augmenter, bien que les experts météorologiques estiment que la région du lac recevra suffisamment de précipitations dans les 20 prochaines années. "Nous prévoyons d'abondantes précipitations dans la région du lac au cours de deux prochaines décennies. D'ici 2030, le niveau du lac s'élèvera d'au moins 3 mètres pour atteindre celui des années 1970" a déclaré Dai Sheng. Selon lui, le réchauffement climatique et le recul des glaciers sur le plateau Qinghai-Tibet contribuera également à l'agrandissement du lac.

Source : Xinhua, 13/01/10, www.china.org.cn/environment/2010-01/13/content_19230558.htm

Rédacteur : Anthony Nowocien anthony.nowocien@diplomatie.gouv.fr
Origine : BE Chine numéro 84 (28/01/2010) - Ambassade de France en Chine / ADIT

Chine, 28 janvier 2010

>> Les centrales électriques à partir de biomasse déficitaires

www.bulletins-electroniques.com/actualites/62072.htm

Le rapport final concernant les projets de production d'électricité à base de biomasse dans les régions rurales chinoises, programme soutenu par le Ministère chinois des Finances et la Banque Asiatique de développement, montre que le prix de revient de la production d'électricité à partir de biomasse se situe entre 0,6 et 0,7 yuan (1 euro = 9,6 yuan) par kWh actuellement. La plupart de centrales électriques à base de biomasse sont en déficit, à cause d'investissements élevés, de faibles subventions et de manque de technologies-clés.

Le professeur Wang Gehua, chef de programme et vice-président de l'institut de recherche en énergie nucléaire et nouvelles énergies de l'université de Tsinghua, a expliqué que le coût d'investissement des centrales électriques à base de biomasse est plus élevé que pour les autres types d'installations. De plus, les centrales électriques se battent pour les ressources, conduisant à la hausse du prix de la biomasse.

Selon une estimation, le coût de l'électricité à base de biomasse ne doit pas être inférieur à 0,65-0,7 yuan/kWh. Cependant, le prix actuel de revient est seulement de 0,625 yuan/kWh, en comptant une subvention gouvernementale, ce qui rend la commercialisation des centrales électriques basées sur la biomasse très difficile. Le rapport propose le renforcement des mesures financières en matière de subvention pour les centrales électriques à base de biomasse, l'établissement de mesures pour attirer les capitaux privés ainsi que l'évaluation des technologies utilisées.

L'objectif de développement des énergies renouvelables à moyen et long terme en Chine indique que la capacité d'installation des centrales électriques à partir de biomasse devrait atteindre 5,5 millions de kW en 2010, et 30 millions de kW d'ici 2020.

Source : Stdaily, 18/01/2010 www.stdaily.com/kjrb/content/2009-12/18/content_136893.htm  (en chinois)

Rédacteur : Wenjing XU lucie.xu@ambafrance-cn.org
Origine : BE Chine numéro 84 (28/01/2010) - Ambassade de France en Chine / ADIT

Chine, 13 janvier 2010

>> Le transport de l'énergie électrique : un nouvel enjeu pour le développement du Guangdong

www.bulletins-electroniques.com/actualites/61831.htm

Le 28 décembre 2009 a eu lieu la mise en chantier de la ligne haute tension Yunnan - Guangdong. La technologie HVDC (courant continu haute tension, technologie CCHT en français) rend possible le transport de l'électricité de manière plus efficace sur de très longues distances. Ce projet de liaison électrique HVDC de 1373 km reliant la province du Yunnan à la province du Guangdong (via le Guangxi) est le premier au monde d'une puissance de 5 GW pour une tension de 800 kV. Cette ligne HVDC permettra de réduire les émissions de CO2 de 30 mégatonnes par an.

Ce projet de ligne à haute tension est une réponse à la demande de l'Etat chinois d'exploiter les énergies hydro-électrique/solaire/éolienne de l'ouest du pays, et de les transporter vers les régions côtières les plus développées. Concernant les 5 provinces de la Chine du sud-ouest (Guangdong, Guangxi, Hainan, Yunnan et Guizhou), le Yunnan et le Guizhou sont riches en ressources primaires (90,5% du total), par rapport à 3,5% pour le Guangdong qui représente 67% du total économique mais consomme 1,6 fois plus d'énergie que les 4 provinces voisines réunies.

Avec la première tranche mise en route, seule une puissance de 2,5 GW d'électricité pourra être acheminée dans le Guangdong. Après l'achèvement des travaux prévus en juin 2010, et avec une capacité de 5GW, cela délestera d'autant les centrales thermiques de la région, économisant par la même près de l'équivalent de 17 million tonnes de CO2 par an.

Fin 2008, à l'issue de plus d'une dizaine d'années de développement, on décomptait 8 lignes (bipolaires) en courant alternatif ainsi que 4 en courant continu de 500 kV en Chine méridionale. Ces lignes représentent une capacité totale supérieure à 18 GW, soit 1/3 de la consommation du Guangdong. Le transport de l'électricité de l'ouest à l'est permet d'accroître le taux d'utilisation des ressources renouvelables, diminuant d'autant l'empreinte carbone, et au final de diminuer la pollution environnementale. Les avantages de cette ligne hyper haute tension en courant continu Yunnan - Guangdong sont de doubler la capacité de transport par rapport à une ligne conventionnelle de 500kV, de diminuer de 40% les pertes en ligne et enfin de limiter l'impact environnemental dû au plus faible nombre de câbles.

Ce projet est mené par China Southern Power Grid Company, une entreprise en plein essor depuis 1993, où il n'y avait qu'une seule ligne de transport de capacité 70 kW. Elle possède aujourd'hui 13 lignes HT d'une puissance supérieure ou égale à 500 kW, représentant une capacité totale de 23 GW. Débuté en décembre 2006, le nouveau projet Yunnan - Guangdong à été conçu et fabriqué en interne par China Southern Power Grid et rendu possible grâce à un lourd investissement technique (8 brevets déposés) et en ressources humaines.

Pour en savoir plus, contacts :
- http://redirectix.bulletins-electroniques.com/Or5un
- http://redirectix.bulletins-electroniques.com/eyTDd
Source : Nanfang Daily, 29/12/2009

Rédacteur :
- Mathieu Fraytet, mathieu.fraytet@diplomatie.gouv.fr
- Céline Huang, celine.huang@diplomatie.gouv.fr
Origine : BE Chine numéro 83 (13/01/2010) - Ambassade de France en Chine / ADIT

Chine, 13 janvier 2010

>> La Chine numéro trois mondial de l'énergie éolienne

www.bulletins-electroniques.com/actualites/61833.htm

La Chine est devenue cette année le numéro trois mondial de l'énergie éolienne, a annoncé en fin d'année l'agence de presse Chine nouvelle. Selon Shi Lishan, vice-directeur du département des énergies renouvelables de l'administration nationale de l'énergie "la capacité installée chinoise a atteint 20 gigawatts à la fin de l'année 2009". Ainsi la Chine dépasse désormais l'Espagne, pour se placer en troisième position derrière les Etats-Unis et l'Allemagne.

Fin 2008, les Etats-Unis avaient une capacité installée de 25,2 gigawatts, soit 20,8% de la capacité mondiale, l'Espagne, de 16,8 GW et la Chine de12,2 GW, selon des statistiques officielles chinoises.

L'évolution chinoise est nettement supérieure à l'évolution mondiale (Voir BE Chine 74, La capacité installée de l'énergie éolienne a doublé au premier semestre 2009, 3/09/2009 [1]). Steve Sawyer, secrétaire général du Global Wind Energy Council, "en termes d'ampleur et de rythme, le développement de l'éolien en Chine est absolument sans équivalent dans le monde." et ajoute "au rythme actuel, ils seront premiers au monde en termes de capacité installée d'ici fin 2011, début 2012."

Pour en savoir plus, contacts :
- EWEA, The European Wind Energy Association, www.ewea.org
- GWEC, Global Wind Energy Council, www.gwec.net
- Chinese Wind Energy Association, www.cwea.org.cn
- [1] BE Chine 74, La capacité installée de l'énergie éolienne a doublé au premier semestre 2009, 3/09/2009, www.bulletins-electroniques.com/actualites/60366.htm
Source : Le Monde.fr, 31/12/2009, http://redirectix.bulletins-electroniques.com/5Ux3D

Rédacteur : Zoé Lombard, zoe.lombard@ambafrance-cn.org
Origine : BE Chine numéro 83 (13/01/2010) - Ambassade de France en Chine / ADIT

Chine, 21 décembre 2009

>> Shanghai lutte contre le réchauffement climatique

www.bulletins-electroniques.com/actualites/61673.htm

Shanghai, avec ses 15 millions d'habitants, est considérée comme la ville portuaire chinoise la plus exposée en Chine dès lors que le changement climatique n'est plus sous contrôle. Au cours des 50 dernières années, la température à Shanghai s'est élevé de 2,35 degrés C, le double de la moyenne nationale. Le réchauffement climatique a augmenté la fréquence des vagues de chaleur sur la ville, aggravant l'effet d'îlot de chaleur urbain.

"Shanghai est une ville typique en bordure de fleuve. Nous devons examiner l'influence du réchauffement climatique sur le niveau de la mer, car il pourrait conduire à des inondations salées dans les zones de faible altitude. Shanghai a une longue ligne côtière, plusieurs zones humides et îles qui doivent recevoir une attention particulière dans la lutte contre le changement climatique" remarque Wang Xiangrong, professeur d'écologie à l'Université Jiaotong.

D'après un rapport du Fonds Mondial pour la Nature sur la vulnérabilité et l'adaptation du bassin du Yangtze, le changement climatique va continuer à menacer l'économie et l'écosystème de Shanghai, affectant les transports, les investissements, l'assurance, le tourisme et la biodiversité. "En tant que ville en bordure de fleuve, Shanghai devrait se tourner vers des mesures d'adaptation et d'atténuation pour faire face au changement climatique", a déclaré Ren Wenwei, directeur du bureau de Shanghai du WWF.

Avec le défi du changement climatique et la demande croissante d'énergie chinoise, le WWF a lancé en 2008 un projet de ville à faible intensité de carbone à Shanghai et Baoding (nord de la Chine).

La première étape pour Shanghai consiste à améliorer l'efficacité énergétique des bâtiments et des transports, grâce au soutien de projets de démonstration, comme ceux du géant du meuble Ikea. Les statistiques montrent que le centre commercial Ikea à Shanghai émet 6000 tonnes de carbone chaque année. La succursale shanghaienne s'est fixée comme objectif de supprimer sa dépendance aux énergies fossiles et de se tourner à 100% vers les énergies propres, en augmentant son efficacité énergétique de 25% par rapport à 2005.

Le gouvernement de Shanghai a également entrepris de repenser le développement urbain. Un exemple remarquable est la zone industrielle à économie d'énergie de Huayuanfang, au coeur du district de Hongkou. Reconstruite sur une ancienne usine automobile, cette zone industrielle accueille une dizaine de projets sur les nouvelles énergies, d'entreprises et de plateformes, parmi lesquels un Centre d'Efficacité Energétique (Shanghai Energy Efficiency Center) et une Plateforme d'Echanges en Environnement et Energie (Shanghai Environnement and Energy Exchange).

Depuis sa création en août 2008, la Plateforme d'Echanges en Environnement et Energie a permis de conclure 70 projets impliquant les technologies de réduction des émissions de carbone ainsi que le mécanisme de développement propre (MDP). L'Exposition Universelle qui se tiendra l'année prochaine à Shanghai constituera une vitrine pour les idées et produits à faible intensité de carbone. Les émissions de carbone durant l'exposition devraient être réduites de 30% si toutes les installations à nouvelles énergies sont utilisées. "L'Exposition Universelle de Shanghai est la première exposition mondiale à faible émission de carbone de l'histoire. Elle permettra la diffusion des concepts, aidera à changer le comportement des personnes et à développer la science et la technologie. Après l'exposition, certaines technologies faiblement émettrices pourront être utilisées dans le delta du Yangtze, dans les provinces autour du delta, et même dans les pays voisins" a déclaré Xu Ding, du bureau de coordination de l'exposition universelle de Shanghai.

Source : China.org, 15/12/09, http://redirectix.bulletins-electroniques.com/zx82M

Rédacteur : Anthony Nowocien anthony.nowocien@diplomatie.gouv.fr
Origine : BE Chine numéro 82 (21/12/2009) - Ambassade de France en Chine / ADIT

Chine, 21 décembre 2009

>> 12e plan quinquennal de protection de l'environnement

www.bulletins-electroniques.com/actualites/61674.htm

A l'occasion de l'inauguration d'une conférence pour le développement de l'industrie et la protection de l'environnement, le vice-ministre de la protection de l'environnement Wu Xiaoqing a affirmé que l'investissement dans la protection de l'environnement devrait dépasser 3.000 milliards de yuans (300 milliards d'euros) lors du douzième plan quinquennal d'Etat (2011-2015), et que l'industrie à bas carbone croîtrait à un rythme annuel de 15% - 20%, le chiffre d'affaire prévu devant atteindre 4 900 milliards de Yuans (soit environ 490 milliards d'euros).

Dans le cadre de la réforme industrielle, les entreprises hautement polluantes ou à forte consommation énergétique devraient voir leur activité baisser de façon sensible, alors que les industries liées à la protection de l'environnement deviendraient un nouveau pole de croissance économique, par exemple dans l'exploitation des énergies renouvelables et l'aide aux économies d'énergie, d'eau, de matières premières et à la prévention des pollutions et des risques.

Pour développer les industries de protection de l'environnement, la Chine a effectué une étude de taxe environnementale, a soutenu financièrement de nombreux programmes associés au MDP, a publié plus de 70 normes environnementales. Pour l'exercice 2008, on estime que le chiffre d'affaire total des industries de protection de l'environnement a dépassé 100 milliards d'euros en Chine.

Source : Quotidien des S&T (en Chinois), 16/12/09,
www.stdaily.com/kjrb/content/2009-12/16/content_136011.htm

Rédacteur : Xu Wenjing lucie.xu@ambafrance-cn.org
Origine : BE Chine numéro 82 (21/12/2009) - Ambassade de France en Chine / ADIT

Inde, 27 janvier 2010

>> 686 espéces menacées en Inde
, www.bulletins-electroniques.com/actualites/62028.htm

Les programmes de protection de la biodiversité en Inde se concentrent sur le tigre mais un grand nombre d'espèces sont actuellement menacées en Inde. 687 espèces sont menacées de disparition à ce jour, ce qui fait de l'Inde un des 10 pays avec le plus grand nombre d'espèces menacées. Ces espèces comprennent 96 mammifères, 67 oiseaux, 25 reptiles, 64 espèces de poissons, 213 invertébrés et 217 espèces de plantes selon le dernier rapport de International Union for Conservation of Nature (IUCN).

Jane Smart directeur de l'IUCN Biodiveristy Conservation Group estime que les dernières analyses réalisées montrent que les objectifs fixés pour limiter le nombre de disparitions pour l'année 2010 ne pourront être atteints.

Les scientifiques estiment que ces disparitions sont source de préoccupations du fait qu'elles réduisent la biodiversité mais aussi déséquilibrent les écosystèmes. Sur cette liste 28 nouvelles espèces ont été ajoutées en Inde entre 2008 et 2009 dont 24 sont des espèces de poissons, ce qui montre les problèmes de pollution récurrents que connaissent de nombreux cours d'eau en Inde.

Source :"Endangered in India: Tiger + 686 others" - DNA - Rajesh Sinha - 09/11/2009 -
http://redirectix.bulletins-electroniques.com/pfDWw

Rédacteur : Pierre-Marie Clouet - pierre-marie.clouet@diplomatie.gouv.fr - www.frenchsciencetoday.org
Origine : BE Inde numéro 40 (27/01/2010) - Ambassade de France en Inde / ADIT

Inde, 27 janvier 2010

>> Des panneaux solaires sur les toits pour électrifier les maisons

www.bulletins-electroniques.com/actualites/62029.htm

Le gouvernement indien est actuellement en pourparlers avec le Massachusetts Institute of Technology (MIT) pour l'utilisation de son prototype de batterie de 1MW selon le Secrétaire à l'Energie H.S. Brahma.

Le Ministère de l'Energie a proposé de développer une collaboration avec le MIT dans le cadre de l'Indo-US Science & Technology Forum pour transformer ce prototype en produit commercial, afin de répondre aux besoins en énergie croissants du marché indien. Cette proposition a été discutée durant la visite du Secrétaire à l'Energie américain Steven Chu au mois de novembre. Une délégation officielle devrait rencontré le MIT pour discuter des modalités et des clauses de propriété intellectuelle. H.S. Brama a annoncé que ce projet serait mis en place conjointement par le BHEL (Bharat Heavy Electricals Ltd) et la NTPC (National Thermal Power Corporation) dans différents sites afin d'évaluer les coûts et la qualité de l'énergie produite.

L'Inde étant un pays à climat tropical ayant plus de 10 mois d'ensoleillement par an ce type de produit permettrait d'assurer l'accès à l'énergie des villes secondaires soumises à des coupures durant les pics de consommation. Ce système de batterie pourrait aussi être chargé grâce à l'énergie éolienne. Brahmâ admet que le coût des cellules photovoltaïques est actuellement prohibitif mais une collaboration avec le MIT pour la Recherche et le Développement pourrait permettre de rendre le coût de ces batteries accessibles.

Source :"Solar-powered rooftop batteries to electrify homes"- The Times of India - 10/01/2009 -
http://redirectix.bulletins-electroniques.com/lpjWq

Rédacteur : Pierre-Marie Clouet - pierre-marie.clouet@diplomatie.gouv.fr - www.frenchsciencetoday.org
Origine : BE Inde numéro 40 (27/01/2010) - Ambassade de France en Inde / ADIT

Inde, 27 janvier 2010

>> Une élévation du niveau de la mer inquiétante depuis 2004
www.bulletins-electroniques.com/actualites/62030.htm

Selon le Ministre de Sciences de la Terre il y a actuellement une élévation préoccupante du niveau de la mer sur les côtes indiennes; ce phénomène aurait débuté en 2004.

Au cours d'un discours pour l'Indian Science Congress le Dr. Nayak Secrétaire au Ministère des sciences de la terre, a annoncé qu'entre 2004 et 2008 cette élévation aurait atteint 9 mm alors que l'élévation moyenne jusque là observée était d'1,08 mm par an entre 1961 et 2003 ; depuis 2003 celle-ci atteindrait 3.1 mm. Il a affirmé que la température moyenne des océans aurait augmenté contribuant à cette hausse. Cependant cette hausse des températures seules ne peut expliquer cette hausse du niveau des océans; elle est à lier à la fonte des glaciers et à la fonte des couches neigeuses. Il a aussi annoncé que cette hausse du niveau des océans n'était pas identique à la surface du globe et certaines zones sont plus touchées; c'est le cas de la région de l'estuaire de la Hooghly.

L'érosion des Iles Laquedives pourrait être lié à cette hausse des océans mais selon lui il n'y a aucune certitude. Un projet pilote doit être mis en place pour étudier ce phénomène sur la côte de Chennai. Au cours de ce discours il a annoncé que des variations des températures extrêmes avaient pu être observées sur les 50 dernières années. Le nombre de jours et de nuits froids est devenu moins important tandis que les périodes de canicules sont devenues plus régulières.

La fréquence des fortes précipitations pluvieuses a elle aussi augmentée sur la plupart du territoire. De fortes et intenses sécheresses ont pu être observées sur de vastes zones depuis les années 70 et ceci plus particulièrement dans les régions tropicales à subtropicales. Selon lui l'Inde doit augmenter la surveillance de ces régions et comprendre l'impact de cette évolution sur le système des moussons.

Source :"Govt rings alarm bells on rising sea level off India coast" - Indian Express.com -
Shaju Philip - 06/01/2010 - http://redirectix.bulletins-electroniques.com/mjQXC

Rédacteur : Pierre-Marie Clouet - pierre-marie.clouet@diplomatie.gouv.fr - www.frenchsciencetoday.org
Origine : BE Inde numéro 40 (27/01/2010) - Ambassade de France en Inde / ADIT

Inde, 27 janvier 2010

>> L'Andhra Pradesh annonce la mise en place d'un plan solaire

www.bulletins-electroniques.com/actualites/62031.htm

Les industries solaires d'Andra Pradesh vont recevoir un coup de pouce majeur avec l'annonce du plan solaire. Selon le Chief Minister K Rosaiah ce plan spécifique à l'Andra Pradesh va compléter les dispositions du Jawaharlal Nehru National Solar Mission, plan d'orientation qui prévoit la production de 20 gigawatts d'énergie solaire d'ici à 2020.

Le gouvernement d'Andra Pradesh développe actuellement une ferme solaire d'une surface d'un peu plus de 40 km2 a Kadiri dans le district d'Anantapur. 4 entreprises (Sunborne, Lanco Solar, AES Solar et Titan Energy) ont actuellement signé un Mémorandum of Understanding avec l'Etat pour la mise en de cette ferme. Ces 4 compagnies ont une capacité de production combinée de 2000 mégawatt

Le Chief Minister a annoncé que l'Andra Pradesh été en train d'émerger comme l'un des acteurs incontournable de l'énergie solaire en Inde avec la Fab City (cluster d'entreprises de production de semi conducteurs et de cellules photovoltaïques) cependant des efforts doivent être faits non seulement pour augmenter l'efficacité énergétique de ces capteurs mais aussi pour réduire les coûts de fabrication.

L'Etat a aussi signé un accord avec le Fraunhofer Institute; institut de R&D allemand pour collaborer dans le domaine des nouvelles technologies, des tests et des certifications et la mise en place de programmes de formation dans le domaine de l'énergie solaire.

Source : "Andhra Pradesh to introduce solar policy soon " - SiliconIndia - 10/11/2009 -
http://redirectix.bulletins-electroniques.com/7cBXM

Rédacteur : Pierre-Marie Clouet - pierre-marie.clouet@diplomatie.gouv.fr - www.frenchsciencetoday.org
Origine : BE Inde numéro 40 (27/01/2010) - Ambassade de France en Inde / ADIT

Inde, 27 janvier 2010

>> L'Inde en désaccord avec les informations sur les niveaux d'émission de CO2 publiés par les Etats-Unis
, www.bulletins-electroniques.com/actualites/62032.htm

A.P.Mitra agro scientifique indien de renom remet en cause les données publiées par les Etats Unis sur les émissions de méthane liée a la riziculture en rizières semi inondées (wet paddy) a annoncé le Ministre de l'Environement et aux Forêts Jairam Ramesh. Selon le ministre, dans les années 90, le gouvernement américain estimait que la riziculture produisait 38 millions de tonnes de Méthane par an ce qui selon lui est loin de la réalité; A.P. Mitra a mis au défit l'administration américaine de prouver que cette culture produisait plus de 4 millions de tonnes par an.

Quand le gouvernement américain a publié ces chiffres Mitra a commencé à mettre en place un système de mesure de la quantité de méthane produit par ces rizières. Depuis, comme Ramesh l'a rappelé, les Etats Unis et les autorités internationales se servent des ces mesures comme référence. A.P. Mitra fut le directeur du Council of Science and Industrial Research (équivalent du CNRS français) de 1986 à1991.

Ramesh a estimé que les estimations concernant l'émission de gaz à effet de serre de l'Inde étaient biaisées du fait qu'elle étaient basées sur des sources occidentales et qu'il était nécessaire de lutter contre cette propagande. Il a ajouté qu'une des principales raisons de ces erreurs était l'absence d'études réalisées en Inde et a pris l'exemple des projections concernant la fonte des glaciers de l'Himalaya, celle ci avait été basée sur des calculs faits sur les glaciers de l'Arctique qui ont une structure différente . Le GIEC (Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat) a d'ailleurs reconnu son erreur.

Afin d'obtenir ses propres données l'Inde se dote actuellement de systèmes de surveillance et d'étude des gaz à effet de serre dans l'atmosphère. Ces outils seront complétés par le lancement de deux satellites dédiés à l'étude de l'impact des changements climatiques par l'ISRO.

Source :"Indian scientist disproved U.S. data on methane emission" - The Hindu - 22/10/2009,
www.thehindu.com/seta/2009/10/22/stories/2009102250021200.htm

Rédacteur : Pierre-Marie Clouet - pierre-marie.clouet@diplomatie.gouv.fr - www.frenchsciencetoday.org
Origine : BE Inde numéro 40 (27/01/2010) - Ambassade de France en Inde / ADIT


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Mise à jour :   02-02-2010

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