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Veille de l'actualité scientifique et technologique internationale

Cette rubrique est conçue à partir d'une sélection des BE (Bulletins Electroniques) publiés sur www.bulletins-electroniques.com rédigés par les Services pour la science et la technologie des Ambassades de France et diffusés par l'ADIT.

Les BE sont des publications d'information sur les avancées technologiques et scientifiques dans le monde. Ils sont le fruit du partenariat entre l'ADIT et le Ministère des Affaires étrangères français, via les Services pour la Science et la Technologie des Ambassades de France à l'étranger : pour en savoir plus consultez www.bulletins-electroniques.com et www.adit.fr
 
Nous avons retenu les thématiques du développement durable ou qui lui sont liées (énergie, environnement, transports, agronomie). Cette présentation sera régulièrement actualisée selon le principe d'archives glissantes, sur un pas de temps de deux à trois mois environ.


La sélection en cours

En archives : septembre et octobre 2008

    Europe et Proche-Orient

Allemagne, 8 octobre 2008

>> L'Allemagne adopte une stratégie nationale de protection des mers

www.bulletins-electroniques.com/actualites/56207.htm

Le 1er octobre 2008, le Conseil des ministres fédéraux a adopté une Stratégie nationale d'utilisation durable et de protection des mers. Celle-ci doit permettre d'établir un meilleur équilibre entre utilisation et protection et d'enrayer l'éparpillement actuel des compétences et des responsabilités. La préservation des ressources naturelles marines est non seulement une question environnementale, mais aussi une problématique sociale et économique. La stratégie nationale permet de développer une approche globale équilibrée, qui dégage les intérêts et compétences propres à l'Allemagne et définit des objectifs politiques clairs.

Partout dans le monde, les écosystèmes marins, dont ceux de la Mer du Nord et de la Mer Baltique, sont menacés. Les principales causes en sont la surpêche, les apports de polluants et de trop grandes quantités de nutriments ainsi que l'augmentation continue du trafic maritime. Sur la base d'un "livre bleu" ("Une politique maritime intégrée pour l'Union Européenne") adopté fin 2007, la Commission européenne a appelé les Etats membres, en juin 2008, à créer les conditions de politique intérieure nécessaires pour coordonner et intégrer les politiques ayant trait à la mer, avec le double objectif de croissance durable et de protection des mers.

L'Allemagne développe actuellement, en conséquence, une politique maritime nationale intégrée. Avec la stratégie nationale de protection des mers, le Gouvernement fédéral pose la première pierre pour la future politique maritime. La stratégie nationale s'intéresse en premier lieu à la Mer Baltique et à la Mer du Nord, dont l'Allemagne est riveraine. Néanmoins, elle porte aussi sur les autres mers du globe, où l'Allemagne est susceptible d'être présente à un titre ou à un autre.

La stratégie se concentre particulièrement sur les points suivants :
- changement climatique et signification pour les mers et les côtes,
- préservation de la diversité biologique dans les mers,
- exploitation des mers et impacts de cette utilisation (pêche, trafic maritimes et activités portuaires, exploitation minière des fonds marins, énergies renouvelables, tourisme),
- activités continentales (agriculture, industrie, communes et ménages, énergie nucléaire, transports) et leurs effets sur les mers,
- recherche marine pour l'avenir.

S'inscrivant explicitement dans la politique internationale et européenne de protection des mers, elle propose des outils et des approches d'action pour atteindre les objectifs fixés.

Un pilier important de la stratégie réside dans le renforcement et le soutien des activités de recherche marine allemande avec, notamment, un perfectionnement des méthodes de mesure et d'observation, une meilleure compréhension des effets du changement climatique sur les mers et leurs écosystèmes et une optimisation de la coordination des efforts de recherche au niveau international et européen.
Pour en savoir plus, contacts :
La stratégie est disponible (en allemand) à l'adresse suivante :
http://redirectix.bulletins-electroniques.com/tAs0r
Source : Communiqué de presse du Gouvernement fédéral - 01/10/2008

Rédacteur : Claire Nicolas, claire.nicolas@diplomatie.gouv.fr
Origine : BE Allemagne numéro 406 (8/10/2008) - Ambassade de France en Allemagne / ADIT

Allemagne, 1er octobre 2008

>> Le développement des énergies renouvelables nécessitera 45.000 milliards de dollars d'ici 2050
- www.bulletins-electroniques.com/actualites/56132.htm

Selon une étude publiée par l'Agence internationale de l'énergie (AIE) et présentée à Berlin le 29 septembre 2008, environ 45.000 milliards de dollars d'investissements dans les énergies renouvelables (EnR) seront nécessaires d'ici 2050 pour atteindre le niveau souhaité, c'est-à-dire 50% de la production d'électricité mondiale.

Mais "nous ne pensons pas que ce soit une somme élevée", a indiqué, lors d'une conférence de presse, Nobuo Tanaka, Directeur exécutif de l'AIE. "Il ne s'agit pas de trouver de l'argent frais, mais de le transférer depuis d'autres sources", a-t-il ajouté.

Pour réduire de moitié les émissions de dioxyde de carbone d'ici 2050, la part des énergies renouvelables dans la production électrique mondiale devra passer à près de 50% à cette date, contre 18% à l'heure actuelle. C'est ce qu'estime le rapport, intitulé "Deploying Renewables: Principles for Effective Policies". Ce dernier compare notamment les mécanismes de promotion des EnR mis en place dans les différents pays de l'OCDE. Sa conclusion : "Seul un nombre limité de pays ont mis en place des politiques qui se sont avérées des réussites", a déclaré M. Tanaka. Parmi eux comptent principalement des pays européens, comme l'Allemagne pour l'éolien et le solaire, l'Espagne pour l'éolien, la Suède et la Belgique pour la biomasse.

Le succès des politiques mises en oeuvre n'est "pas seulement une question d'argent", a martelé Paolo Frankl, en charge des énergies renouvelables au sein de l'AIE, mais essentiellement de "perception du risque".

Au-delà du problème du financement, le développement des énergies renouvelables va être confronté à la résistance croissante des populations, selon l'AIE, et au syndrome du "pas chez moi". En effet, si les citoyens sont d'accord sur le principe avec un développement des énergies vertes, peu sont, en revanche, disposés à voir des éoliennes installées dans leur jardin.
Pour en savoir plus, contacts :
Bureau de communication et d'information de l'AIE - tél : +33 1 40 57 65 50 - email : IEAPressOffice@iea.org
Sources : AFP - 29/09/2008 / www.iea.org  - 29/09/2008

Rédacteur : Arnaud Bertrand, arnaud.bertrand@diplomatie.gouv.fr
Origine : BE Allemagne numéro 405 (1/10/2008) - Ambassade de France en Allemagne / ADIT

Allemagne, 24 septembre 2008

>> Les villes hébergent une plus grande diversité de plantes que les autres territoires
www.bulletins-electroniques.com/actualites/56060.htm

Les villes allemandes hébergent davantage d'espèces végétales que les campagnes, mais les espèces de plantes vivant dans les villes sont plus fortement apparentées entre elles et possèdent souvent des fonctions similaires. Les écosystèmes urbains sont ainsi généralement plus sensibles aux influences environnementales. Ce sont les conclusions auxquelles sont parvenus des écologues du Centre Helmholtz de recherche sur l'environnement (UFZ), après traitement de 14 millions de données de la base fédérale de données FLORKART, alimentées ces dernières années par plusieurs milliers de bénévoles.

Illustration disponible sur le web à l'url : www.bulletins-electroniques.com/actualites/56060.htm

L'équipe de chercheurs indique que la protection de la nature doit, compte-tenu des modifications des conditions environnementales, non seulement s'attacher à conserver autant d'espèces que possible, mais aussi prendre en compte leur degré de parenté. Comme l'urbanisation est déjà très développée et va encore s'étendre, les chercheurs insistent sur la nécessité de développer des stratégies pour protéger aussi la diversité biologique dans les villes.

Le fait que la diversité des espèces soit plus grande dans les villes qu'en milieu non urbain a plusieurs explications. D'une part, de nombreuses villes se sont développées dans des paysages de forte diversité géologique et structurelle et sont donc, par nature, riches d'espèces. D'autre part, les villes sont, en elles-mêmes, structurées avec variété. De plus, les températures y sont plus élevées qu'ailleurs. Enfin, l'introduction d'espèces locales et nouvelles dans les villes est fréquente.

Si la diversité des espèces est plus marquée dans les villes, il est néanmoins également nécessaire de prendre en compte les relations de parenté des espèces pour optimiser la conservation de la diversité biologique. En effet, plus grande est la diversité des liens de parenté au sein d'une communauté d'espèces, plus élevée est la probabilité qu'elle contienne des espèces aux propriétés différentes. Or cette variété de caractères - et donc le fait que les espèces soient peu apparentées entre elles - est le patrimoine qui permet aux communautés végétales de réagir aux modifications de l'environnement.

Pour leur étude, les scientifiques de l'UFZ ont appliqué une grille de cellules d'environ 12 kilomètres de côté sur le territoire allemand et caractérisé ces cellules d'après l'utilisation du territoire. 59 d'entre elles correspondaient à un paysage urbain, 1.365 à un paysage agraire, 312 à de la forêt ou à des zones semi-naturelles. "Nos résultats laissent penser que les filtres environnementaux qui agissent sont différents dans les territoires urbains et les zones rurales", explique Sonja Knapp de l'UFZ. La perte d'information phylogénétique réduit les chances des communautés d'espèces de réagir à des modifications de l'environnement et pourrait, à terme, influencer négativement les fonctions des écosystèmes urbains.

Pour en savoir plus, contacts :
- Sonja Knapp - Helmholtz-Zentrum für Umweltforschung (UFZ) - tél : +49 345 558 5308 - www.ufz.de/index.php?de=7278
- Dr. Ingolf Kühn - UFZ - tél : +49 345 558 5311 - www.ufz.de/index.php?de=821
Source :
- Dépêche idw, communiqué de presse de l'UFZ - 18/09/2008
- "Mehr Pflanzen in der Stadt", Die Welt - 19/09/2008

Rédacteur : Claire Nicolas, claire.nicolas@diplomatie.gouv.fr
Origine : BE Allemagne numéro 404 (24/09/2008) - Ambassade de France en Allemagne / ADIT

Allemagne, 17 septembre 2008

>> Mieux gérer l'eau et favoriser un développement durable du delta du Mékong grâce au système d'information WISDOM
www.bulletins-electroniques.com/actualites/55971.htm

En collaboration avec les autorités vietnamiennes, le Centre de recherche aérospatiale allemand (DLR) développe un nouveau système d'information, baptisé WISDOM (Water related Information System for the Sustainable Development of the Mekong Delta Vietnam). L'objectif est de permettre un développement durable et respectueux de l'environnement du delta du Mékong au Sud du Vietnam, une zone particulièrement sensible qui est à la fois un paradis touristique et la source de vie de millions d'habitants.

Grâce à ses sols fertiles et à l'eau du Mékong, le delta offre des conditions optimales pour la culture du riz, des fruits tropicaux, de la canne à sucre et de la noix de coco. Les 70.000 km2 du delta constituent, en outre, l'habitat d'une riche biodiversité. La colonisation rapide par l'Homme, des problèmes de pollutions de l'eau, de même qu'un nombre croissant d'inondations placent le gouvernement devant un défi. Des projets de barrage évoqués par les Etats riverains du delta laissent entrevoir aux habitant un futur incertain. Dans ce contexte, WISDOM doit aider les autorités à détecter précocement les risques potentiels.

Sur le principe, ce système d'information fonctionne de manière analogue à "Google Earth". Un clic de souris permet d'afficher, pour un secteur choisi du delta, des données sur le relief, la densité de population, la qualité de l'eau, le risque d'inondation, et d'autres indicateurs.

Les données nécessaires au fonctionnement de WISDOM sont fournies par des satellites de télédétection, dont le satellite TerraSAR-X [1], exploité par le DLR, ainsi que par des recherches et des mesures détaillées réalisées sur place par le DLR et ses partenaires. 60 scientifiques ainsi que 15 doctorants issus de différents instituts, centres de recherche et universités vietnamiens et allemands travaillent dans le cadre de ce projet, prévu pour 6 ans. WISDOM doit être opérationnel en 2011.

Le projet WISDOM est né d'une initiative conjointe du Ministère de la science et de la technologie de la République Socialiste du Vietnam (MOST) et du Ministère fédéral allemand de l'enseignement et de la recherche (BMBF). Du côté allemand, il bénéficie d'un soutien de 4,5 millions d'euros.

Pour en savoir plus, contacts :
- [1] "Lancement commercial des données prises par le satellite d'observation Terra Sar-X", BE Allemagne 369, http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/52733.htm - 23/01/2008
- Dr. Harald Mehl - Deutsches Zentrum für Luft- und Raumfahrt (DLR), Deutsches Fernerkundungsdatenzentrum, Umwelt und Sicherheit - tél : +49 815 328 1137 - fax : +49 815 328 1445 - email : harald.mehl@dlr.de - www.dlr.de

Source :
- www.wisdom.caf.dlr.de/intro_en.html
- www.dlr.de/caf/desktopdefault.aspx/tabid-2536/
- Partenaires du projet WISDOM : http://redirectix.bulletins-electroniques.com/B2Ygd

Rédacteur : Claire Nicolas, claire.nicolas@diplomatie.gouv.fr
Origine : BE Allemagne numéro 403 (17/09/2008) - Ambassade de France en Allemagne / ADIT

Autriche, 28 octobre 2008

>> La filière plaquette forestière en Autriche

www.bulletins-electroniques.com/actualites/56424.htm

L'Autriche est un pays reconnu pour le développement de la filière bois énergie. S'il fallait un seul exemple, Vienne est partiellement alimentée en chaleur et en électricité par une chaufferie à bois de 65 MW entièrement alimentée par des plaquettes forestières. Cette installation a consommé en 2007 environ 600.000 MAP, soit environ l'équivalent de la production française de 2006.

Pour mieux comprendre le succès de la plaquette forestière en Autriche, une mission de cinq semaines a été réalisée par M. Raphaël Wisselmann, ingénieur élève civil du génie rural, des eaux et des forêts, pendant l'été 2008 auprès de la société gestionnaire des forêts de l'Etat autrichien (Osterreichische Bundesforste AG - OBF).

L'étude, qui présente en premier le contexte forestier et énergétique autrichien avant de s'intéresser plus particulièrement à la filière plaquette forestière et de présenter la stratégie des OBF en la matière, est associée au mémoire de fins d'études rédigé par M. Wisselmann ( cf. chapitre 6).

Pour en savoir plus, contacts : Raphaël Wisselmann, Office national des forêts - email :
raphael.wisselmann@onf.fr (valide à partir de mi-novembre)
Source : "De l'arbre sur pied à la plaquette livrée chez le client - Etude technico-économique de la filière plaquette forestière", Raphaël Wisselmann, http://redirectix.bulletins-electroniques.com/WfRbl

Rédacteur : Raphaël Wisselmann, raphael.wisselmann@onf.fr
Origine : BE Autriche numéro 118 (28/10/2008) - Ambassade de France en Autriche / ADIT

Danemark, 16 octobre 2008

>> Il y a 12.000 ans un réchauffement climatique foudroyant

www.bulletins-electroniques.com/actualites/56313.htm

Le climat de l'Atlantique Nord a connu un changement radical en très peu de temps à la fin de la dernière période glaciaire. C'est ce que révèle l'examen de nouvelles données très précises issues de carottes extraites des glaces du Groenland. Les résultats de l'étude menée par des chercheurs de l'Institut Niels Bohr de l'Université de Copenhague en collaboration avec une équipe de recherche internationale ont été publiés dans les revues "Science" et "Science Express".
Année après année, la neige qui recouvre le Groenland se compacte et se transforme en glace. A chaque fois, c'est une nouvelle couche de la calotte glaciaire qui est formée, emportant avec elle de précieuses informations sur le climat de l'année en cours. Les 3 km d'épaisseur de la calotte glaciaire sont ainsi une véritable bibliothèque pour climatologues, renfermant plus de 125.000 ans de données.
La dernière période glaciaire s'est achevée avec des changements climatiques violents qui ont vu se succéder deux périodes de réchauffement interrompues par une période froide. Le premier de ces réchauffements abrupts a eu lieu il y a 14 700 ans. Les températures s'étaient alors envolées de 10 degrés au Groenland. C'est à cette époque, appelée période de Bølling, que les premiers hommes s'installèrent en Europe du Nord et en Scandinavie. Mais toutes les bonnes choses ont une fin et moins de 2.000 ans plus tard leurs descendants durent faire face à une nouvelle glaciation. Celle-ci les frappa il y a 12.900 ans pour s'achever pour de bon il y a 11 700 ans. Les carottes glaciaires prélevées dans le cadre du projet NorthGRIP montrent que ces changements climatiques furent incroyablement rapides.

"Nous avons analysé la transition entre la dernière glaciation et la période interglaciaire actuelle et le changement est à peu près aussi rapide que s'il suffisait d'appuyer sur un bouton pour inverser le climat!", explique Dorthe Dahl-Jensen, professeur au Centre Glace et Climat de l'Institut Niels Bohr.

Les nouvelles données indiquent en effet que le climat de l'hémisphère Nord a radicalement changé d'une année sur l'autre. Pour arriver à cette conclusion, les chercheurs se sont appuyés sur l'étude haute résolution de trois substances enfermées dans les glaces révélant chacune ses propres secrets :
- La poussière : la quantité de poussière dans chaque couche de glace fournit une indication sur la température globale de l'hémisphère. Plus il fait froid, plus la présence de poussière dans l'atmosphère est importante et plus celle-ci se dépose sur les glaces du Groenland.
- L'oxygène : l'oxygène est présent dans l'atmosphère sous forme de trois isotopes, O-16 (extrêmement majoritaire), O-17 et O-18. Du fait de ses deux neutrons de plus par atome, O-18 est plus lourd qu'O-16 et les molécules d'eau qui le contiennent également. Leur évaporation nécessite donc plus d'énergie. Par l'effet cumulé de la température des océans et de la température atmosphérique, plus il fait froid, moins la pluie et donc la glace, ne contiennent d'O-18.
- L'hydrogène : la quantité de Deutérium, isotope rare de l'hydrogène, est également mesurée. Celle-ci renseigne sur le climat de la région d'où est originaire la vapeur d'eau à l'origine de la glace.

Scénario d'un changement climatique

A partir de l'étude comparée de ces trois substances, les chercheurs de l'Institut Niels Bohr ont pu reconstituer le scénario de ce dernier réchauffement climatique.
Le premier phénomène observable est la diminution d'un facteur 10 du taux de poussière enfermée dans la glace en quelques décennies, sans qu'aucune évolution ne soit observée sur le Deutérium ou l'oxygène. Or, la poussière atmosphérique est principalement originaire d'Asie. Les chercheurs ont ainsi pu en conclure que le réchauffement avait démarré loin du Groenland avant que les premiers effets ne soient ressentis sur l'île.
Quelques années plus tard, c'est au tour des précipitations sur le Groenland de connaître des changements. La rapidité et l'ampleur de l'évolution des taux de Deutérium et d'O-18 dans la glace est l'élément qui étonna le plus les chercheurs. Un changement si brutal signifie en effet que les précipitations ne pouvaient pas avoir la même origine géographique d'une année sur l'autre. Ce phénomène correspond à un bouleversement total du système météorologique en Atlantique Nord, et donc des conditions climatiques.
Ainsi, si la fin de la dernière glaciation avait mis quelques décennies à s'initier, sans doute du côté des tropiques d'où proviennent la quasi-totalité des précipitations mondiales, ses effets ont pu être ressentis d'une année sur l'autre dans l'Atlantique Nord, région du monde où le réchauffement fut le plus violent.
La compréhension des changements climatiques passés est d'une importance primordiale pour mieux analyser celui auquel nous devons faire face. Ces données permettront d'améliorer les modèles climatiques qui prédisent les scénarii possibles pour l'avenir de la planète.

Pour en savoir plus, contacts : Dorthe Dahl-Jensen - Is og klima, Juliane Maries Vej 30, 2100 København Ø, Rockefeller, 316, Niels Bohr Instituttet - Is og klima, Professor - email : ddj @ gfy.ku.dk
Source : www.sciencemag.org/cgi/content/abstract/1157707

Rédacteur : Jean-Baptiste Paquel - jean-baptiste.paquel@diplomatie.gouv.fr
Origine : BE Danemark numéro 21 (16/10/2008) - Ambassade de France au Danemark / ADIT

Espagne, 30 octobre 2008

>> Inauguration de la plus grande station solaire du monde dans la région d'Estrémadure

www.bulletins-electroniques.com/actualites/56434.htm

La station solaire SPEX (Solar Park Extremadura) 30MW a été inaugurée le 3 octobre dernier. C'est la plus grande station photovoltaïque du monde en son genre, avec un dispositif de suiveurs de trajectoire solaire. Celle-ci occupe une surface équivalente à 192 terrains de football. Les deux terminaux de la station solaire SPEX de 30MW sont situés dans les municipalités de Mérida et Don Alvaro. Ils ont dû mobiliser un investissement de près de 250 millions d'euros et une surface de 195 hectares.

L'entreprise promotrice du projet, Solar Parks Extremadura, dont le siège social est à Badajoz, est formée à 50% par l'entreprise de la région Eco Energías del Guardiana et la banque allemande Deusche Bank AG. Le parc solaire possède près de 170.000 modules photovoltaïques de première qualité, importés d'Allemagne, des Etats- Unis et du Japon. Ces modules ont été installés sur 1875 suiveurs solaires, dont chacun supporte une superficie de 130 mètres carrés de modules photovoltaïques [1].Près de 500 personnes de nationalités différentes ont participé à la construction et la mise en service de la station.

Des photographies de la station sont accessibles aux adresses suivantes :
http://redirectix.bulletins-electroniques.com/YYcE6
http://redirectix.bulletins-electroniques.com/0qmlg

Selon les estimations, la station produira 63.000 MWh (63GWh) par an ; énergie suffisante pour l'approvisionnement de près de 30.000 familles, ce qui rendrait auto-suffisante une population supérieure à celle de Merida, c'est à dire 120.000 personnes. De plus, celle-ci évitera l'émission de plus de 17.600 tonnes de CO2 que rejetterait le pétrole pour produire la même quantité d'énergie. Sur la durée de vie de la centrale solaire, il s'agit donc d'éviter l'émission de 606.000 tonnes de CO2 et autres gaz toxiques dans l'atmosphère.
La réalisation du projet a mobilisé la participation et la collaboration de Sevillana- Endesa, Endesa Ingeniería, SACYR, ARRAM Consutants, Mediprex et Atex Energies, ainsi que de nombreuses autres entreprises régionales et locales de services. La région d'Estrémadure a été choisie pour ce projet car elle figure parmi les régions d'Europe ayant un indice d'ensoleillement des plus élevés, dépassant les 3200 heures par an. Cette communauté autonome produit 20% de toute l'énergie solaire produite en Espagne.
L'entreprise Eco Energías del Guadiana est une entreprise de la région créée en 2006 et résultant de l'association de plusieurs professionnels qualifiés et sensibilisés à l'idée d'apporter des solutions énergétiques nouvelles à la Communauté Autonome d'Estrémadure. Celle- ci réfléchit actuellement à d'autres projets, comme le développement de générateurs photovoltaïques [2] à couverture spéciale, dont l'initiative est menée en partenariat avec des entreprises allemandes pionnières en la matière.

Pour en savoir plus, contacts :
- [1] Modules photovoltaïques : panneau solaire photovoltaïque (wikipedia) -
http://fr.wikipedia.org/wiki/Module_photovoltaïque
- [2] Définition "générateur photovoltaïque" : http://redirectix.bulletins-electroniques.com/P1B44
- EcoEnergias del Guadiana S.A. - www.ecoenergiasdelguadiana.com
Source :
- www.hoy.es  (édition régionale du 4 octobre 2008)
- www.Europapress.es  (3 octobre 2008)
- http://erenovable.com  (6 octobre 2008)
- www.db.com/presse/en/content/press_releases_2008_4125.htm  (2 octobre 2008)

Rédacteur : Sophie Palmier, sophie.palmier@sst-es.org
Origine : BE Espagne numéro 75 (30/10/2008) - Ambassade de France en Espagne / ADIT

Espagne, 30 octobre 2008

>> LEA : le meilleur laboratoire pour l'énergie éolienne

www.bulletins-electroniques.com/actualites/56435.htm


A Sangüesa, en Navarre, le Roi et la Reine d'Espagne ont inauguré le 22 septembre dernier le Laboratorio de Ensayo de Aerogeneradores (LEA, Laboratoire d'Essai d'Aérogénérateurs) du Centro Nacional de Energías Renovables (CENER [1], Centre National pour les Energies Renouvelables), comme le montre la figure 1.
Illustration 1 disponible sur le web à l'url : www.bulletins-electroniques.com/actualites/56435.htm

L'Espagne conforte ainsi encore un peu plus son rang en matière d'énergie éolienne : en 2007, le pays s'est classé 2ème derrière les Etats-Unis en matière de puissance installée cette année-là (Etats-Unis : 5,2 GW, Espagne : 3,5 GW, Chine : 3,4GW) et inaugurait en juillet dernier une éolienne de 145 m de haut en Catalogne [2]. De même, le choix de la Navarre comme communauté hôte de ce laboratoire n'est pas due au hasard, puisque forte de 34 parcs composés de 1 100 éoliennes, la Navarre produit 65% de son électricité grâce à cette énergie.
Le LEA (deuxième illustration), en fonctionnement depuis quelques mois, représente un investissement de 50 millions d'euros du gouvernement central espagnol, du gouvernement de Navarre, du Centro de Investigaciones Energéticas, Medioambientales y Tecnológicas (CIEMAT, Centre de Recherche Energétique, Environnementale, et Technologique) et du CENER, pour un parc d'une surface de 30.000 m2, qui accueille 60 chercheurs.
Illustration 2 disponible sur le web à l'url : www.bulletins-electroniques.com/actualites/56435.htm

Leurs buts : étudier pour l'ensemble des pièces des aérogénérateurs (hélices, systèmes électriques, freins, matériaux composites utilisés pour fabriquer ces pièces, ...) les propriétés mécaniques (résistance, rigidité, ...) ainsi que la vie utile, l'usure, l'aérodynamisme, le bruit et la chaleur produite, ... ; mais aussi de réaliser des tests grandeurs natures. Pour cela, ils disposent de cinq bâtiments et d'un parc éolien expérimental. Son atout face aux trois seuls autres laboratoires de ce type dans le monde, dont le National Renewable Energy Laboratory (NREL, Laboratoire National pour les Energies Renouvelables) aux Etats-Unis, est la possibilité de réaliser ces tests sur des éoliennes d'une puissance pouvant aller jusqu'à 5 MW.

[1] : créé en 2002 et dirigé par Juan M. Ormazábal, le Center National pour les Energies Renouvelables (CENER) est un centre technologique spécialisé dans la recherche appliquée, le développement et la promotion des sources d'énergie renouvelables. Il dispose d'une équipe technique hautement qualifiée et d'infrastructures technologiques de dernière génération, qui lui permettent de jouir d'une reconnaissance nationale et internationale. Le CENER rassemble 200 professionnels sur trois sites : le site principal à Sarriguren, le nouveau laboratoire à Sangüesa, et un bureau à Madrid. Il s'autofinance à hauteur de 70%, mais aurait besoin d'une plus grande implication financière des pouvoirs publics espagnols.

Pour en savoir plus, contacts : CENER - Ciudad de la Innovación, n°7 - 31621 Sarriguren (Navarra) - Tel. : + 34 948 25 28 00 - Email : info@cener.com

Source :
- [2] "L'envolée de l'éolien espagnol" - BE Espagne 74, 24 Septembre 2008 :
www.bulletins-electroniques.com/actualites/56074.htm
- El Mundo, 23 septembre 2008
- CENER : www.cener.com/es/areas/eolica/area_lea.asp
- Global Wind Energy Council : http://redirectix.bulletins-electroniques.com/Gfrj7

Rédacteur : Charlotte Petit-Pez, charlotte.petitpez@sst-bcn.com
Origine : BE Espagne numéro 75 (30/10/2008) - Ambassade de France en Espagne / ADIT

Espagne, 24 septembre 2008

>> L'envolée de l'éolien espagnol
www.bulletins-electroniques.com/actualites/56074.htm

Le 25 Juillet dernier, le Président de la Generalitat (gouvernement catalan), José Montilla a inauguré la plus puissante éolienne d'Espagne, ECO-100, à El Perelló (au sud de Tarragone). Dessiné à Barcelone, cette éolienne d'une hauteur de 145 m, avec des hélices de 100 m de diamètre, atteint une puissance de 3 MW. Seul un prototype en phase d'essai à Barrax (Castille la Manche), pour un futur fonctionnement en mer, la surpasse avec 3,6 MW de puissance. Elle sera capable d'approvisionner 7500 personnes en électricité, sa production étant estimée 6,6 millions de kWh par an, pour 2200 heures de fonctionnement par an.

L'Espagne est en passe d'égaler la technologie danoise, 1er constructeur au monde d'éolienne, avec la construction prochaine d'une éolienne d'une puissance de 4,5 MW à Saragosse.

Pour en savoir plus, contacts : Josep Puig, Vice-Président de Eurosolar (association européenne des promoteurs d'énergie renouvelable) - C/ Claudio Coello, Urb. Los Olivos, 25 - 13700 Tomelloso - Tel: +34 639 755 609, Fax: +34 926 510 623 - web : www.eurosolar@eurosolar.es

Source :
- La Vanguardia, du 25 Juillet 2008.
- Association européenne des promoteurs d'énergie renouvelable - www.eurosolar.es

Rédacteur : Charlotte Petit-Pez, charlotte.petitpez@sst-bcn.com
Origine : BE Espagne numéro 74 (24/09/2008) - Ambassade de France en Espagne / ADIT

Norvège, 15 septembre 2008

>> Le "rêve vert" dans un futur encore lointain

www.bulletins-electroniques.com/actualites/55936.htm

"Les algues pourraient permettre de résoudre les problèmes mondiaux énergétiques et environnementaux à l'horizon 2050", déclare Fréderic Hauge, responsable de la Fondation Bellona, alors que le prix du pétrole atteint de nouveaux sommets. Les experts norvégiens ne sont pas de cet avis : "il n'y a plus beaucoup d'algues", indique le professeur Hans Ragnar Gislerød alors qu'il montre l'un des rares photo-"bio-réacteurs" dans une serre de l'Université de l'Environnement et des Sciences de la Vie (UMB) à As en Norvège. Tous les systèmes qui régissent l'apport de CO2, le niveau de la température et la fourniture d'eau sont arrêtés. Le projet sur les algues avait démarré pour permettre la production future d'aliments riches en oméga 3 pour les poissons d'élevage mais le professeur Gislerød doute qu'une production d'algues à grande échelle pour satisfaire des besoins énergétiques puisse avoir un avenir en Norvège. "Si on compare avec Hawaï, où le climat est stable 12 mois par an avec plus de 12 heures de soleil chaque jour, on ne peut guère prétendre que la Norvège ait des conditions naturelles favorables pour que le bilan énergétique s'équilibre", poursuit-il.

Les avantages énergétiques et environnementaux de la culture des algues sont intéréssants : à l'entrée, on trouve les rejets industriels de CO2 auxquels on ajoute les biens gratuits, lumière solaire et eau. A la sortie, on obtient de la biomasse utilisable comme combustible ou carburant (bio-diesel) et ce, selon un procédé qualifié par Bellona de "carbone négatif". Cette nouvelle expression est tout à fait appropriée car le bilan énergétique, après production et distribution, montre qu'en fait il y aurait une diminution de CO2 de l'atmosphère à l'utilisation d'un litre de "bio-diesel".

Le professeur Gislerød tempère l'élan de tout ceux qui envisagent une rapide révolution énergétique. L'accès à la lumière naturelle est capital pour la rentabilité. Cela impose des contraintes en termes d'épaisseur des tuyaux, profondeur des bassins,... Et passer d'une production d'algues en laboratoire à une production industrielle est une tâche particulièrement coûteuse et compliquée. Il pense qu'il faudra un énorme investissement en recherche, suivi d'importants investissements privés pour arriver à maintenir dans des usines une large production d'algues. "Ceci apparaît sur le devant de la scène maintenant à cause du prix élevé du pétrole. Si cette tendance continue, il se peut alors que la demande soit si importante que cela deviendra rentable. Mais une usine de production d'algues devra de toute manière avoir ses propres départements de "techniques génétiques" et de "physiologie de la production" en plus d'ingénieurs et de techniciens. Il ne s'agit pas seulement de recherches et de mettre en route une production, il faut aussi assurer le suivi des opérations, faire les ajustements et les entretiens en continu", ajoute le professeur Gislerød.

Le chercheur Torsten Källqvist de NIVA (Institut Norvégien de l'eau) voit plus de possibilités dans l'utilisation des algues, couplées à d'autres produits annexes, dans des processus de "nettoyage" plutôt que d'en faire un carburant. "J'ai du mal à voir comment le bio-diesel provenant de la culture des algues pourrait avoir une quelconque influence au niveau énergétique. Pour obtenir un réel impact sur la situation énergétique mondiale, il faudrait cultiver ces algues à des échelles irréalisables", ajoute-t-il. De même, pense-t-il que la Norvège n'a pas les conditions pour pouvoir développer des équipements de production ni une culture d'algues à grande échelle. "Le fait que les algues absorbent du CO2 est à considérer comme un plus et contribue à rendre attractif une telle production en relation avec les installations industrielles. Cela ouvre des perspectives", pense-t-il. C'est aussi la conclusion d'un rapport de Nordic Innovation Center (organe du Conseil Nordique) de 2006. Le rapport conseille aux investisseurs et aux développeurs d'investir dans des produits là où les conditions naturelles nordiques sont un avantage. La raffinerie de Esso à Slagentangen (Vestfold) est mentionnée comme un exemple de localisation idéale : luminosité, place et accès abondant de CO2. "Les algues ont beaucoup d'autres propriétés fort intéressantes : fourrage, cosmétiques et produits de santé. Plusieurs milieux de la recherche norvégienne détiennent des compétences dans ce domaine mais, pour l'instant, capitaux et intérêt restent au point mort", indique Källqvist.

Pour en savoir plus, contacts :
- Fondation Bellona : www.bellona.org
- NIVA (Norsk Institutt for VAnnforskning) : www.niva.no
- Professeur Hans Ragnar Gislerød - email : hans.gislerod@ipf.umb.no
- Torsten Källqvist - email : torsten.kallqvist@niva.no
Source : Teknisk Ukeblad 23 08, 23/06/2008

Rédacteur : Stéphanie Fleur, Ambassade de France en Norvège - sfleur@france.no
Origine : BE Norvège numéro 81 (15/09/2008) - Ambassade de France en Norvège / ADIT


Royaume-Uni, 7 octobre 2008

>> L'éolien a le vent en poupe au Royaume-Uni

www.bulletins-electroniques.com/actualites/56186.htm

Lors d'un discours à des chefs d'entreprises en Ecosse le 4 septembre 2008, le Premier ministre britannique Gordon Brown a annoncé la création de l'un des plus grands projets de fermes éoliennes offshore. Il s'agira de l'un des trois plus grands parcs éoliens jamais construits à ce jour au Royaume-Uni. Cela constituera donc une contribution significative aux objectifs du gouvernement britannique en termes d'énergies renouvelables.

Ce parc éolien d'une capacité de 500 Mégawatts est prévu près de Walney Island au large des côtes de Barrow-in-Furness dans le comté de Cumbria et sera composé de 139 turbines. Le développeur du projet, Morecambe Vent Limited, estime que le futur parc éolien pourrait fournir de l'électricité verte à environ 372.000 foyers. Le ministre de l'Industrie John Hutton avait également validé la demande de construction, par la société Ormonde Energy Limited, d'un parc éolien de 150 Mégawatts composé de plus de 30 turbines et qui sera également situé à proximité de Walney Island. Le ministre avait alors déclaré : "Ces parcs éoliens démontreront notre engagement à accroître considérablement la quantité d'énergie générée à partir de sources renouvelables, ce qui contribuera à réduire les émissions de gaz à effet de serre du Royaume-Uni et à garantir notre approvisionnement en énergie".

Il y a cependant des conditions à la construction de tels parcs éoliens. Les constructeurs, en consultation avec l'Agence Maritime et de Garde-côte (MCA : Maritime and Coastguard Agency), devront mettre en place tous les outils nécessaires à la signalisation de ces parcs éoliens offshore. De plus, les constructeurs devront apporter une contribution financière à la MCA, afin de lui permettre de pallier les frais de fonctionnement des Services de Trafic Maritimes (STM) [1] dédiés à la surveillance du trafic maritime près des parcs éoliens. Cela permettra également de fournir des informations à la navigation à proximité du parc éolien, qui seront particulièrement utiles pendant les périodes de mauvais temps.

[1] STM (en anglais VTS : Vessel Traffic Services) : Services de Trafic Maritime, moyens électroniques de repérage et de communication destinés à la surveillance des mouvements des navires.
Source :
- Department for Business Enterprises and Regulatory Reform (BERR) -
http://redirectix.bulletins-electroniques.com/XMDOi
- Site officiel du cabinet du premier ministre britannique : number10, (05/09/08) -
http://www.number10.gov.uk/Page16751

Rédacteur : Mickael Haustant
Origine : BE Royaume-Uni numéro 90 (7/10/2008)
- Ambassade de France au Royaume-Uni / ADIT


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   Amérique


Brésil, 2 octobre 2008

>> Le Programme de Recherche FAPESP-BIOEN : vers un B-ethanol environnementalement et socialement durable
- www.bulletins-electroniques.com/actualites/56144.htm

Le Brésil a exprimé sa volonté de devenir l'un des leaders mondiaux de la biologie végétale, lors du 1er Symposium sur l'Ethanol Cellulosique qui s'est déroulé les 9 et 10 septembre 2008. Lors de la conférence d'ouverture, le Professeur José Goldemberg a évoqué "le rôle de la biomasse dans la matrice énergétique mondiale" et a rappelé les enjeux que représentent les biocarburants en terme de développement durable. Ce Symposium pose la première pierre du Programme de Recherche en Bioénergies BIOEN, qui a été lancé par la FAPESP le 3 juillet 2008.

La FAPESP : Fondation de Soutien à la Recherche de l'Etat de São Paulo. La FAPESP est un organisme ... (voir suite sur page en ligne)

Le 1er Symposium sur l'Ethanol Cellulosique

La première édition du Symposium sur l'Ethanol Cellulosique a eu lieu dans le cadre de la Division Biomasse pour la Bioénergie, qui représente un budget d'environ 7 millions d'euros. L'objectif de ce premier Symposium était de définir les stratégies pour obtenir du bioethanol à partir de la canne à sucre, par des moyens génétiques et biochimiques. Les discussions ont en particulier porté sur :
- les méthodes pour altérer les structures des parois cellulaires de la canne à sucre ;
- les enzymes potentiellement capables d'attaquer les parois de cellulose pour obtenir des sucres fermentescibles.
Selon le Dr. Marcos Silveira Buckeridge, Professeur en Physiologie Végétale au sein de l'Institut de Biosciences de l'USP, et également coordinateur de ce premier Symposium, "les insectes, les microorganismes et la plante elle-même détiennent le "secret" pour extraire l'énergie des parois cellulaires". Le prochain Workshop dans le cadre de la Division Biomasse pour la Bioénergie aura lieu en avril 2009 et portera sur comment améliorer le potentiel de la canne à sucre.

Entretien avec le Dr. Marcos S. Buckeridge

La finalité du programme BIOEN est de produire l'information scientifique qui servira au développement des bioénergies au Brésil, en particulier du bioethanol. M.S. Buckeridge pense que le but n'est pas seulement d'améliorer l'extraction de l'ethanol à partir de la biomasse de la canne à sucre, mais aussi que l'avancée des connaissances permettra des applications dans les nanotechnologies.
Un des polysaccharides identifiés possède par exemple des propriétés anti-diabétiques, un second a des propriétés intéressantes pour le secteur des cosmétiques, et un troisième serait bien adapté à la composition de biscuits. On peut ainsi imaginer une quantité d'applications à partir de la production scientifique qui naitra du programme BIOEN.
Illustration 1 disponible sur le web à l'url : www.bulletins-electroniques.com/actualites/56144.htm

Diverses pistes sont envisageables afin d'augmenter le rendement de production de bioethanol à partir de la canne à sucre, et ce, afin de faire face à demande croissante sans pour autant augmenter la surface agricole dédiée aux biocarburants. Actuellement, seul un tiers de la plante est utilisé pour la fabrication de l'ethanol (biocarburant de première génération). Les deux tiers restants sont de la biomasse (bagasse et paille). Les parois des cellules de cette biomasse sont difficiles à dégrader à des fins d'exploitation industrielle, à cause de la cellulose qu'elles contiennent.

Une méthode, jugée peu efficiente par M.S. Buckeridge, serait de détruire les parois cellulaires par hydrolyse acide et obtenir de l'ethanol à partir de la biomasse (biocarburant de deuxième génération). Une méthode plus efficace serait d'attaquer les parois cellulaires avec un coktail d'enzymes spécifiques, obtenus à partir de microorganismes (biocarburant de troisième génération). Toujours selon M.S.Buckeridge, le but ultime serait d'arriver à activer les mécanismes de sénescence au sein de la canne à sucre, afin de faciliter le travail des enzymes de dégradation et encore augmenter le rendement de production d'ethanol (biocarburant de quatrième génération).

La recherche doit donc progresser en ce sens. En effet, bien que la canne à sucre soit bien connue d'un point de vue biochimique, elle a été relativement peu étudiée par la communauté scientifique d'un point de vue génomique et physiologique. Aujourd'hui, un projet de séquençage du génome complet de la canne à sucre est en cours dans le cadre de BIOEN. D'autres problématiques sont à l'étude, par exemple la façon dont la canne à sucre répond au réchauffement climatique. Le laboratoire de Physiologie Végétale de M.S. Buckeridge tente de répondre à cette question en étudiant la physiologie de la canne à sucre (photosynthèse, transport de l'eau, résistance à la sécheresse, paroi cellulaire).
Illustration 2 disponible sur le web à l'url : www.bulletins-electroniques.com/actualites/56144.htm

La problématique de la production de bioethanol dans un contexte de réchauffement climatique est importante du point de vue du Brésil, qui est très impliqué dans la protection de l'environnement. On sait déjà que l'augmentation du taux de CO2 influe négativement sur certaines productions comme le soja ou le café, mais qu'en est-il pour la canne à sucre ? En effet, s'il apparaissait une diminution du rendement de production à partir de la canne à sucre à cause du réchauffement climatique, cela nécessiterait de dédier plus d'espace agricole pour la production de bioethanol, au détriment de la production à des fins alimentaires.

Un autre point sur lequel le programme BIOEN se concentre, est donc de veiller à un aménagement des surfaces agricoles qui soit favorable à la biodiversité, en faisant cohabiter la forêt et les terres cultivées, et en s'appuyant sur une technologie dite de régénération forestière. Le Brésil a ainsi pour ambition de produire un "B-ethanol" : le premier ethanol brésilien qui serait socialement et environnementalement durable.

Pour conclure, le Dr. Marcos S. Buckeridge estime que le Brésil est à un tournant dans l'histoire des sciences du pays, et qu'il a maintenant la capacité de "discuter'" au même niveau que les autres pays du monde. M.S. Buckeridge apprécie la qualité de la recherche en France et est ouvert à tout partenariat avec des équipes françaises. Il souhaiterait par ailleurs que la France et le Brésil entrent dans une collaboration scientifique plus stratégique.

Pour en savoir plus, contacts :
- Dr. Marcos Silveira Buckeridge, Professeur en Physiologie Végétale à l'USP et coordinateur du Symposium sur l'Ethanol Cellulosique du programme BIOEN-FAPESP - Universidade de São Paulo, Instituto de Biociências - Rua do Matão, 277 - Butantã - 05422-970 - 11461 Sao Paulo, SP - Brasil - Caixa-Postal: 11461 - tél standard : (+55 11) 3091 7592 - fax : (+55 11) 3091 7547 - email : msbuck@usp.br - CV : http://lattes.cnpq.br/9650392075455314
- "Brasil world leader in sugarcane and ethanol knowledge and technology - FAPESP's contribuition" - FAPESP - 2007 - 87 pages - téléchargez gratuitement ce document en version anglaise ou portugaise à http://redirectix.bulletins-electroniques.com/Xs4VI
- "Workshop FAPESP sobre Pesquisa em Bioenergia e do Lançamento do Programa FAPESP de Pesquisa em Bioenergia - BIOEN (3/7/2008)" - Site web de la FAPESP - Programme du Workshop de lancement de BIOEN - Possibilité de télécharger gratuitement les diapositives des présentations à
http://redirectix.bulletins-electroniques.com/DviyM
- "A vez da cana" - Site web de l'Agência FAPESP - DE CASTRO Fábio - 05/08/2008 - http://redirectix.bulletins-electroniques.com/cKWy6
- Télécharger le dossier 2006 sur les Fondations de Soutien à la Recherche (FAPs) sur le site du CenDoTeC à www.cendotec.org.br/dossiefr.htm
Sources :
- Entretien avec Pr. Marcos S. Buckeridge le 25/09/08.
- "Ganhos embutidos" - Site web de l'Agência FAPESP - DE CASTRO Fábio - 10/09/2008 - http://redirectix.bulletins-electroniques.com/HoGlg
- "I Symposium on Cellulosic Ethanol" - Site web de la FAPESP - Programme du I Symposium sur l'Ethanol Cellulosique - http://redirectix.bulletins-electroniques.com/slpO7
- "BIOEN" - Site web de la FAPESP - Présentation de BIOEN - www.fapesp.br/materia/3254/pesquisa-para-inovacao/bioen.htm
- "Unica soluçao" - Site web de l'Agência FAPESP - DE CASTRO Fábio - 10/09/2008 - http://redirectix.bulletins-electroniques.com/ehKIa

Rédacteur : Faustine Fourdinier
Origine : BE Brésil numéro 119 (2/10/2008)
- CenDoTeC / Ambassade de France au Brésil / ADIT

Brésil, 2 octobre 2008

>> Un projet d'identification des activités responsables de la déforestation en Amazonie

www.bulletins-electroniques.com/actualites/56145.htm

L'Embrapa (Entreprise Brésilienne de Recherche Agricole) et l'Inpe (Institut National d'Etudes Spatiales) ont élaboré un projet collaboratif pour fournir des données inédites sur la déforestation en Amazonie, en particulier sur les 36 communes identifiées comme les plus touchées en 2007. Ce projet a été établi le 24 juillet dernier, en présence de l'Inpe, de l'Embrapa, et du Ministère de l'Agriculture, Reinhold Stephanes.

Ce projet collaboratif permettra de valider et de qualifier des données chiffrées de déforestation, qui ont été collectées par l'Inpe depuis les années 80. Les données produites seront donc à la fois quantitatives et qualitatives. En effet, on sera non seulement capable de connaître le pourcentage de forêt détruite, mais aussi les surfaces dédiées au patûrage ou à l'élevage de bétail. Ceci souligne l'importance sociale du projet, selon le Professeur Adriano Venturieri, chercheur à l'Embrapa Amazônia Oriental.

L'idée du projet est donc d'entourer les données chiffrées d'un contexte afin d'en tirer des enseignements. Pour qualifier les données gérées par l'Inpe, l'Embrapa va identifier les activités qui sont responsables de la déforestation, et faire une étude sur le devenir des surfaces détruites par le passé. Deux objectifs sont notamment recherchés : obtenir un historique de l'utilisation du territoire en Amazonie et vérifier si une regénération de la forêt est envisageable sur certaines surfaces.

Parallèlement, le 29 septembre 2008, l'Inpe a communiqué les nouveaux chiffres de déforestation pour le mois d'août. Selon une dépêche de l'AFP de Brasilia, "la déforestation en Amazonie a plus que doublé (+ 133%) en août par rapport à juillet : 756,7 km2 de jungle ont été transformés en pâturages [...]. Sur un an (d'août 2007 à août 2008), la forêt amazonienne a perdu 8.673 km2 de sa couverture végétale, soit une hausse de 64% sur les douze mois précédents [...]."

Le Ministre de l'Environnement, Carlos Minc, a commenté les chiffres du mois d'août et a exposé les 12 actions pour limiter les oeuvres de déforestation. La première action consiste en la création d'un comité pour analyser les activités des 100 principaux responsables de la destruction de la forêt amazonienne.

Pour en savoir plus, contacts :
- "Minc anuncia pacote de 12 medidas para reduzir desmatamento ilegal na Amazônia" - Site web du Ministère de l'Environnement du Brésil - MENDES Daniela - 29/09/2008 -
www.mma.gov.br/ascom/ultimas/index.cfm?id=4386
- Téléchargez la liste des 100 principaux responsables de la déforestation en Amazonie, communiquée par le Ministère de l'Environnement du Brésil sur : www.mma.gov.br/ascom/ultimas/index.cfm?id=4385
Source :
- "Projeto vai revelar dados inéditos sobre desmatamento na Amazônia" - Site web de l'Embrapa Amazonia Oriental - BRANDAO Izabel Drulla - 29/07/2008 - http://redirectix.bulletins-electroniques.com/zWpXC
- "Dados de desmatamento serão qualificados" - Site web de l'Agencia FAPESP - 15/9/2008 - http://redirectix.bulletins-electroniques.com/yvx7t
- "Embrapa e Inpe elaboram projeto conjunto para qualificar dados do desmatamento" - Site web MundoGeo - 10/09/2008 - www.mundogeo.com.br/noticias-diarias.php?id_noticia=11849
AFP Brasilia - Ambassade de France, Service de Presse.

Rédacteur : Faustine Fourdinier
Origine : BE Brésil numéro 119 (2/10/2008)
- CenDoTeC / Ambassade de France au Brésil / ADIT

Canada, 29 septembre 2008

>> Les eaux de ruissellement urbaines : s'en débarrasser ou les exploiter ? (information)

www.bulletins-electroniques.com/actualites/56095.htm

Le Centre de recherche sur les infrastructures durables du Conseil national de recherches du Canada (CRID-CNRC) en partenariat avec l'Université et la Ville de Regina, ont mis sur pieds un programme de recherche pour évaluer les technologies permettant de récupérer les eaux de ruissellement. Les résultats de cette recherche seront utilisés pour aider les municipalités canadiennes à choisir des technologies de traitement appropriées, en fonction de la qualité de leurs eaux de ruissellement et des applications désirées.

Traditionnellement, les égouts pluviaux municipaux au Canada sont conçus pour éliminer rapidement les eaux de ruissellement afin de réduire les risques d'inondation dans les zones urbaines. Essentiellement, les eaux de ruissellement sont traitées comme un déchet dont il faut se débarrasser de la manière la plus efficace possible, ce qui signifie généralement la déverser dans le plan d'eau le plus proche. Dans les villes canadiennes, la récupération des eaux de ruissellement urbaines est très limitée en raison, essentiellement, du coût actuel très bas de l'eau potable pour l'utilisateur, qui rend la mise en oeuvre d'un système de GIER (gestion Intérgrée des Eaux de Ruissellement) non rentable.

La première phase de ce programme de recherche vise à identifier les technologies les plus appropriées au contexte canadien. Elle consiste à surveiller en continu la qualité de l'eau de deux bassins de rétention des eaux de ruissellement dans la Ville de Regina au cours des mois d'été afin de déterminer à quel moment les eaux de ruissellement devraient être extraites des bassins (ou d'autres emplacements au sein du réseau) et quels traitements sont nécessaires pour rendre cette eau utilisable pour diverses applications où une eau de qualité inférieure à l'eau potable est acceptable. La prochaine phase du programme portera sur l'évaluation de différentes techniques de traitement.
Pour en savoir plus, contacts :
M. Darryl Dormuth - Tél: +1 306 780 5510, Fax: +1 306 780 3421 - email : darryl.dormuth@nrc-cnrc.gc.ca
Source : http://irc.nrc-cnrc.gc.ca/pubs/ci/v13no3/v13no3_11_f.html

Rédacteur : Clara, sciefran@ambafrance-ca.org
Origine : BE Canada numéro 341 (29/09/2008) - Ambassade de France au Canada / ADIT

Canada, 29 septembre 2008

>> La pêche artisanale doit-elle être mieux défendue ? (publication)

www.bulletins-electroniques.com/actualites/56092.htm

Alors que partout dans le monde les stocks de poissons diminuent de manière dramatique, une étude récente menée par des chercheurs de l'Université de Colombie Britannique et publiée dans le journal "Conservation Biology" montre l'intérêt qu'il y aurait à défendre la pêche "artisanale".

En effet, selon les auteurs, les pêcheries de petite taille (plus précisément les pêcheurs opérant sur des navires de moins de 15 mètres) capturent autant de poissons pour la consommation humaine que les pêcheries industrielles alors qu'elles utilisent des techniques beaucoup plus sélectives, moins destructrices et nécessitant 8 fois moins de carburant que celles employées par la pêche industrielle. Dans cette étude, les chercheurs montrent que la pêche artisanale est doublement désavantagée par les initiatives d'éco-étiquetage et de labellisation et par des politiques de subventions des carburants mal conçues. Selon une estimation de Rashid Sumaila du UBC Fisheries Centre, sur les 30 à 34 milliards de Dollars annuellement dépensés au niveau mondial par les gouvernements pour subventionner la pêche, 25 à 27 milliards de dollars iraient aux flottes de pêche industrielle.
Pour en savoir plus, contacts :
Un graphique comparatif des pêcheries "artisanales" et industrielle et un vidéo d'une interview de Jeniffer Jacquet (co-auteur de l'étude) sont accessibles à l'adresse : www.seaaroundus.org/News.htm
Sources :
- "Best hope at sustainable fisheries" short-changed by conservation efforts: UBC researchers, University of British Columbia, Media Release, 25 août 2008 -
www.publicaffairs.ubc.ca/media/releases/2008/mr-08-109.html

- Funding Priorities: Big Barriers to Small-Scale Fisheries, Jennifer Jacquet, Daniel Pauly, Conservation Biology, Volume 22, Issue 4 , Pages832 - 835 -
www3.interscience.wiley.com/journal/120776957/abstract

Rédacteur : Danielle Ziebelin, Danielle.Ziebelin@diplomatie.gouv.fr
Origine : BE Canada numéro 341 (29/09/2008) - Ambassade de France au Canada / ADIT

Etats-Unis, 17 octobre 2008

>> Le plan d'action national sur les biocarburants vient d'être publié par le ministère de l'énergie (DoE) et le ministère de l'agriculture (USDA)

www.bulletins-electroniques.com/actualites/56352.htm

Le NBAP "National Biofuels action Plan", conçu pour accélérer le développement des biocarburants aux Etats-Unis, a été rendu public, ce mardi 7 octobre, par le ministère de l'agriculture (USDA) et le département de l'énergie (DoE).
Ce plan d'action a pour but de soutenir et d'encourager la recherche et le développement dans le domaine des biocarburants et tout particulièrement sur les sept volets suivants :
- Production des matières premières : gestion des cultures et des ressources végétales: maïs, bois, herbes....
- Logistique : gestion du stockage et du transfert des matières premières
- Science et technologie de conversion: procédés de fabrication des biocarburants; la priorité étant d'améliorer les procédés de transformation de la cellulose en éthanol
- La distribution : transfert des biocarburants des usines aux points de vente
- Environnement, santé et sécurité.
Les Etats-Unis utilisent 25% des ressources mondiales de carburants, et les prévisions montrent une augmentation de 30% d'ici 2030. L'économie américaine, dans son ensemble, dépend fortement des énergies fossiles, et à ce jour, les biocarburants représentent à peine 5% de la consommation américaine de carburant. L'optimisation des procédés de production des biocarburants est donc indispensable pour trouver des alternatives au pétrole. Les Etats-Unis se sont engagés à produire 140 millions de mètre cube annuels de biocarburant d'ici 2022.
Depuis 2007, l'USDA dispose d'un budget annuel de 1.6 milliards de dollars pour la recherche sur les biocarburants, avec 210 millions dédiés en 2008 à la recherche sur l'éthanol cellulosique. Dans le cadre de ce plan, le département de l'énergie (DoE) attribuera, d'ici 2012, un milliard de dollars aux entreprises privées dont l'objectif est d'investir dans la recherche et le développement sur les biocarburants ainsi que dans la construction d'usines de production d'éthanol cellulosique.

Ce plan d'action national pour les biofuels est disponible en ligne à l'adresse :
www1.eere.energy.gov/biomass/pdfs/nbap.pdf  

Pour en savoir plus, contacts :
- Site du DoE: http://eere.energy.gov
- Site du ministere de l'agriculture: www.rurdev.usda.gov
- Site du BR&Di (initiative de recherche et de développement sur les biofuels) : www.brdisolutions.com

Source : http://redirectix.bulletins-electroniques.com/y9yCs

Rédacteur :Lila Laborde deputy-agro.mst@consulfrance-chicago.org -
Adèle Martial: attaché-agro.mst@consulfrance-chicago.org
Origine : BE Etats-Unis numéro 138 (17/10/2008) - Ambassade de France aux Etats-Unis / ADIT

Etats-Unis, 13 octobre 2008

>> Production de bioéthanol cellulosique : le département de l'énergie américain (DoE) apporte un soutien massif à son développement

www.bulletins-electroniques.com/actualites/56232.htm

Le DoE a programmé 585 millions de dollars d'investissement d'ici 2012 pour un programme de développement de production d'éthanol cellulosique. Les entreprises Lignol Energy et Suncor sont à l'origine d'un projet de construction d'une usine expérimentale productrice d'éthanol cellulosique dans le Colorado.

Comme on le sait, cette entreprise canadienne est spécialisée dans la production de biéthanol à partir de cellulose. Elle a la particularité d'utiliser une technique enzymatique innovante pour la conversion de la cellulose en éthanol. Cette technique a été mise au point par General Electric, avant d'être rachetée par Lignol energy en vue de développer la production de bioéthanol cellulosique à l'échelle commerciale. Cette entreprise a récemment ouvert à Vancouver un centre de recherche et de développement afin de mettre au point des techniques enzymatiques performantes pour la production de bioéthanol cellulosique.

Suncor est une entreprise nord-américaine spécialisée dans la production de bioéthanol à partir de composés non alimentaires tels que les copeaux de bois et les huiles végétales. Elle est présente aux Etats-Unis (Ontario, Colorado) et au Canada. Le ministère de l'énergie américain (DoE) vient d'accorder une subvention de 30 millions de dollars pour aider les entreprises concernées au lancement de cette usine innovante.

L'entreprise POET est une entreprise américaine basée dans le Dakota du sud et spécialisée dans la production de biocarburants. Cette société possède 23 usines dans sept états américains qui produisent près d'un milliard de gallons de bioéthanol par an. POET vient de recevoir une subvention de la DoE d'un montant total de 80 millions de dollars pour la construction d'une nouvelle usine d'éthanol cellulosique.

Les Etats-Unis n'ont pour l'instant aucune usine de production de bioéthanol cellulosique à l'échelle commerciale. Le besoin s'en fait d'autant plus sentir que la production traditionnelle d'éthanol exigeant du maïs comme matière première est désormais considérée comme une des causes de la crise alimentaire mondiale. L'éthanol cellulosique, qui utilise une végétation inutilisable pour l'alimentation humaine ou animale, pourrait être la réponse, au moins partielle, à ce problème.
Sources :
- www.suncor.com/start.aspx
- www.lignol.ca
- http://redirectix.bulletins-electroniques.com/8lv3U
Rédacteur : Lila Laborde-Casterot (deputy-agro.mst@consulfrance-chicago.org), Adèle Martial-Gros (adele.martial@diplomatie.gouv.fr)
 
Origine : BE Etats-Unis numéro 137 (13/10/2008) - Ambassade de France aux Etats-Unis / ADIT

Etats-Unis, 26 septembre 2008

>> Le droit de polluer mis aux enchères aux Etats-Unis

www.bulletins-electroniques.com/actualites/56091.htm

Dix Etats situés sur la côte est des Etats-Unis viennent de s'allier pour mettre en place une première enchère publique sur l'attribution de crédit de d'émission de Gaz à Effet de Serre (GES). Cette initiative, portée par le comité Regional Greenhouse Gas Initiative (RGGI), a débuté le 25 septembre et porte sur la distribution des crédits de carbone pour l'année 2009. Sans précédent, elle a pour but de limiter le niveau global de rejets polluants provenant des centrales électriques situées sur l'ensemble du territoire des dix états concernés.

Cette enchère s'appuie sur la définition préalable d'un volume total de pollution admissible pour chaque état. Les revenus provenant de la vente des crédits de pollution participeront au financement de recherches dans le domaine des énergies propres et renouvelables. Cette enchère permettra aussi de déterminer le prix d'une unité de "crédit" ainsi que la répercussion financière a l'échelle du particulier pour l'utilisation d'énergie génératrice de GES. Cette répercussion financière a actuellement été estimée par le RGGI au prix d'un dollar par mois.

Si l'idée de la commercialisation d'un droit de polluer n'est pas nouvelle et a déjà été mise en place pour réguler les émissions de dioxyde de souffre enregistrées au nord-ouest des Etats-Unis, c'est la première fois dans la lutte contre le réchauffement climatique que les GES font l'objet d'enchères à l'échelle des états fédérés. En effet, le marché de contrôle des émissions de dioxyde de souffre n'avait porté que sur une centaine d'entreprises et avait donc eu un rayon d'action limité.

Par ailleurs, si ce programme d'enchère ne concerne que dix états de la côte est, les états de la côte ouest viennent d'annoncer la mise en place d'un programme similaire en partenariat avec le Canada. Ce programme a pour objectif de repasser sous les niveaux d'émissions enregistrées en 2005 d'ici 2020.

Ces deux initiatives s'inscrivent ainsi dans la même logique que les programmes électoraux des candidats à la présidence. En effet, si l'objectif de réduction des émissions de GES varie selon le programme des deux candidats (80% de réduction des émissions par rapport à 1990 d'ici 2050 pour Barack Obama contre 60% à la même date pour John McCain), la commercialisation du "crédit carbone" (cap and trade) fait partie intégrante des options retenues par les 2 candidats pour lutter activement contre le réchauffement climatique au niveau fédéral.
Pour en savoir plus, contacts :
Site du comité Regional Greenhouse Gas Initiative (RGGI) : www.rggi.org/tracking
Source :
- Carbon-Cutting Pact Proposed By Western States, Provinces. CongressDaily, 23 Sept. 2008
- Paying to pollute. Audition du président du comité Regional Greenhouse Gas Initiative., 19 Sept.2008 - http://redirectix.bulletins-electroniques.com/5DVCd
- Science Debate 2008. (30 Août & 15 Sept. 2008) -
www.sciencedebate2008.com/http://www/index.php?id=42

Rédacteur : Agathe Dumas (deputy-envt.mst@ambafrance-us.org)
Origine : BE Etats-Unis numéro 135 (26/09/2008) - Ambassade de France aux Etats-Unis / ADIT

Etats-Unis, 19 septembre 2008

>> La patate douce serait plus rentable que le maïs pour la production d'éthanol

www.bulletins-electroniques.com/actualites/56005.htm

D'après des expériences menées par des scientifiques de l'agence de recherche agronomique (ARS), dans les états du Maryland et de l'Alabama, les patates douces fournissent deux à trois plus d'hydrate de carbone que le maïs. Le même résultat a été obtenu pour le manioc dans l'état de l'Alabama.

Le rendement en hydrate de carbone d'une plante est directement lié au rendement de production de bioéthanol. Deux étapes de base entrent dans la fabrication du bioéthanol : l'hydrolyse et la fermentation. L'hydrolyse est une réaction chimique, accélérée par des enzymes (les cellulases), qui décomposent les chaînes d'hydrate de carbone, en composés organiques. La fermentation décompose les composés organiques, en alcools comme le bioéthanol. D'après ces études, les rendements en hydrate de carbone de la patate douce approchent ceux de la canne à sucre qui est la plante la plus intéressante pour la production de bioéthanol. Un autre avantage des patates douces et du manioc est qu'ils exigent beaucoup moins d'engrais et de pesticide que le maïs.

Cette étude a été menée par Lew Ziska, un physiologiste des plantes de l'ARS à Beltzville dans le Maryland avec l'appui d'autres scientifiques du laboratoire national de la dynamique des sols de l'ARS à Auburn dans l'Alabama. La recherche s'est fait par comparaisons des rendements en hydrates de carbones de chaque plante. Les résultats montrent que pour les mêmes conditions de culture et de récolte, la patate douce fournie 10.5 tonnes d'hydrate de carbone/hectare, alors que le maïs n'apporte que 3.7 tonnes/hectare. La culture de patates douces pour la production de bioéthanol est donc sérieusement à envisager. Cependant, d'autres études complémentaires sont encore nécessaires, afin de déterminer les besoins en engrais, en eau et en pesticides pour de telles cultures en vue d'évaluations d'efficacité énergétique.

L'objectif premier de cette étude est d'essayer de développer de nouvelles sources de combustibles organiques sans pour autant diminuer les approvisionnements destinés à l'alimentation humaine et animal. En effet, la production de bioéthanol à partir de maïs est identifiée comme étant l'une des causes de la crise alimentaire mondiale actuelle. Il est donc indispensable de diversifier les matières première agricoles pour la production de bioénergie.

Pour en savoir plus, contacts :
- Enzymes Boost Ethanol Production Efficiency : www.ars.usda.gov/is/pr/2007/070409.htm
- Citrus Peel Waste a Potential Source of Ethanol : www.ars.usda.gov/is/pr/2006/060406.htm
Source :
- www.ars.usda.gov/is/pr/2008/080820.htm
- www.biofondations.gc.ca

Rédacteur : Adèle Martial-Gros (adele.martial@diplomatie.gouv.fr ), Lila Laborde-Casterot (deputy-agro.mst@consulfrance-chicago.org)
Origine : BE Etats-Unis numéro 134 (19/09/2008) - Ambassade de France aux Etats-Unis / ADIT


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   Asie et Océanie

Chine, 15 octobre 2008

>> Energies renouvelables : la Chine attire les investisseurs

www.bulletins-electroniques.com/actualites/56281.htm  

Selon le classement d'Ernst & Young, la Chine se classe désormais dans le "top 5" des pays les plus attractifs en matière d'investissement dans les énergies renouvelables. Au cours du premier semestre, les USA sont en tête, suivis par l'Allemagne, l'Inde, la Chine et l'Espagne. Le Royaume Uni, déplacé à la 6° place, est sorti de ce "top 5" et la France est 9°. Selon ce même cabinet, le montant total des investissements dans les énergies renouvelables devrait atteindre 750 milliards d'US$ d'ici 2016.

Ce mouvement dans le classement est lié à une forte impulsion du gouvernement chinois, qui prescrit une part de 10% pour les énergies renouvelables à l'horizon 2010 et 15% en 2020, et a prévu une dotation de 2.000 milliards de Yuans (environ 200 milliards d'euros) sur la période 2006-2020 pour le programme correspondant. La Chine est déjà très présente dans le solaire et accroît très rapidement ses investissements dans l'éolien.
Source : http://redirectix.bulletins-electroniques.com/xgQlq
Rédacteur : André Villalonga - science8@ambafrance-cn.org
 
Origine : BE Chine numéro 53 (15/10/2008)
- Ambassade de France en Chine / ADIT

Chine, 15 octobre 2008

>> Le réchauffement climatique menace les ressources en eau de l'Himalaya

www.bulletins-electroniques.com/actualites/56279.htm

Selon des experts réunis à Stockholm pour la semaine internationale de l'eau, la région montagneuse de l'Himalaya, qui abrite la plus grande surface de glaciers du monde et la plus large zone de permafrost hors régions polaires, a connu ces dernières années une fonte rapide des glaces et des changements spectaculaires en matière de précipitations qui menacent sérieusement les équilibres hydriques asiatiques. Dans l'Himalaya, les glaciers reculent plus rapidement que partout ailleurs dans le monde et les températures moyennes sur le plateau tibétain ont augmenté de 0,3 degré par décennie (soit le double de la moyenne mondiale), selon le Centre chinois d'étude des systèmes montagnards. L'impact de ces changements sera énorme sur le régime des 9 grands fleuves asiatiques qui proviennent de ces montagnes.

Parallèlement à la fonte des glaces, les scientifiques notent que les précipitations dans nombre de régions de l'Himalaya apportent plus de pluie en période de mousson et moins en période sèche et que le contraste entre zones sèches et humides s'accentue dans la région. D'autre part, la fréquence des catastrophes naturelles (notamment crues soudaines) est également croissante, ce qui risque de provoquer des migrations spectaculaires à l'avenir.
Source : AFP - 22 Août 2008
Rédacteur : André Villalonga - science8@ambafrance-cn.org
 
Origine : BE Chine numéro 53 (15/10/2008) - Ambassade de France en Chine / ADIT



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Mise à jour :   03-02-2008

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