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Veille de l'actualité scientifique et technologique internationale

Cette rubrique est conçue à partir d'une sélection des BE (Bulletins Electroniques) publiés sur www.bulletins-electroniques.com rédigés par les Services pour la science et la technologie des Ambassades de France et diffusés par l'ADIT.

Les BE sont des publications d'information sur les avancées technologiques et scientifiques dans le monde. Ils sont le fruit du partenariat entre l'ADIT et le Ministère des Affaires étrangères français, via les Services pour la Science et la Technologie des Ambassades de France à l'étranger : pour en savoir plus consultez www.bulletins-electroniques.com et www.adit.fr
 
Nous avons retenu les thématiques du développement durable ou qui lui sont liées (énergie, environnement, transports, agronomie). Cette présentation sera régulièrement actualisée selon le principe d'archives glissantes, sur un pas de temps de deux à trois mois environ.

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En archives, les bulletins de janvier et février 2009 :

    Europe et Proche-Orient

Allemagne, 18 février 2009

>> L'IKTS optimise la production de biogaz à partir de paille de maïs

www.bulletins-electroniques.com/actualites/57816.htm

Des chercheurs de l'Institut Fraunhofer des technologies et systèmes céramiques (IKTS) de Dresde ont mis au point une installation de méthanisation qui n'utilise que des déchets de l'industrie agroalimentaire [2]. Ainsi, la concurrence pour l'utilisation des surfaces agricoles entre les secteurs énergétique et alimentaire devrait être atténuée. "Notre usine pilote utilise uniquement des produits secondaires de l'agriculture comme la paille de maïs, c'est-à-dire les tiges de maïs sans les épis", précise Michael Stelter, chercheur à l'IKTS. En outre, la nouvelle installation devrait produire 30% de biogaz de plus que celles de la génération précédente.

Un atout supplémentaire : grâce à certaines enzymes, le temps de fermentation de la biomasse a pu être réduit de 80 à 30 jours. M. Stelter explique : "La paille de maïs contient de la cellulose qui ne peut pas fermenter directement. Dans notre usine, la cellulose est digérée par des enzymes avant que la fermentation de l'ensilage [1] ne débute".

Les chercheurs ont également optimisé le procédé de transformation du biogaz en électricité. Le gaz est transformé par une pile à combustible à très haute température avec un rendement électrique particulièrement élevé compris entre 40 et 55%. Dans une prochaine étape, les chercheurs entendent augmenter la capacité de leur usine de 1,5 mégawatts (besoin énergétique d'une maison individuelle) à 2 mégawatts. Ils présenteront leur invention à la Foire de Hanovre, qui aura lieu du 20 au 24 avril (halle 13, stand E20).

[1] L'ensilage est une méthode de conservation du fourrage par voie humide passant par la fermentation lactique anaérobie.
Pour en savoir plus, contacts :
[2] Plus d'informations (en allemand) à l'adresse suivante : http://www.ikts.fraunhofer.de
Source :
- Communiqué de presse de BioTOP- 11/02/2009
- Communiqué de presse de BioTechnica- 12/02/2009

Rédacteur : Léna Prochnow, lena.prochnow@diplomatie.gouv.fr
Origine : BE Allemagne numéro 424 (18/02/2009) - Ambassade de France en Allemagne / ADIT

Allemagne, 11 février 2009

>> Les OGM peuvent-ils tenir leurs promesses ?

www.bulletins-electroniques.com/actualites/57687.htm

Un rapport du BUND (Union d'Allemagne pour l'Environnement et la Protection de la Nature) [1] publié en décembre 2008 fait le point sur les avancées R&D (Recherche & Développement) des grands producteurs d'OGM (Organismes Génétiquement Modifiés). En effet, les six "géants" de l'agrochimie, Monsanto, BASF, Syngenta, Bayer, Dow et DuPont-Pioneer, promettent beaucoup sur les OGM : réduire la faim dans le monde, assurer de nouvelles sources d'énergie et tenir tête au réchauffement climatique. Mais où en sont véritablement leurs recherches ?

Une analyse des pipelines R&D, des rapports d'activité et des bases de données en libre accès montre que ce n'est pas sur les plantes dites "miracle" (susceptibles par exemple de résoudre la faim dans le monde) que la recherche se focalise, mais plutôt sur des plantes résistantes aux herbicides et pesticides, et ce depuis des années déjà. Certes, tous ces grands producteurs s'intéressent dans leurs recherches aussi à des plantes qui résistent à la sécheresse et/ou qui présentent un meilleur rendement, mais ces projets ne sont pas prioritaires et à un stade d'avancement qui ne permet pas encore de savoir si une commercialisation sera possible un jour.

Le rapport met en exergue le décalage entre, en premier plan, la communication intensive sur les promesses des OGM et, en arrière plan, le véritable effort de recherche déployé au niveau des plantes qui assurent le marché principal, à savoir la vente de produits agrochimiques. En effet, les six plus grands producteurs d'OGM sont à l'origine des entreprises de l'industrie agrochimique, dont la première source de revenus reste la vente de pesticides.
Pour en savoir plus, contacts :
[1] Le rapport complet (84 pages, en allemand) est téléchargeable à l'adresse suivante :
http://redirectix.bulletins-electroniques.com/FBVxc
Source : Communiqué de presse du BUND - 12/2008

Rédacteur : Léna Prochnow, lena.prochnow@diplomatie.gouv.fr
Origine : BE Allemagne numéro 423 (11/02/2009) - Ambassade de France en Allemagne / ADIT

Allemagne, 2 février 2009

>> L'Allemagne soutient les énergies renouvelables dans le secteur de la production de chaleur
- www.bulletins-electroniques.com/actualites/57485.htm

Le Ministre fédéral de l'environnement, Sigmar Gabriel, a annoncé pour 2009 un budget de 400 millions d'euros pour promouvoir les énergies renouvelables dans le secteur de la production de chaleur. Ce programme de "stimulation du marché" (dit "Marktanreizprogramm") soutiendra par exemple l'exploitation de l'énergie solaire thermique ou bien l'installation de chaudières à granulés (système de chauffage automatique utilisant des granulés de bois). Le Ministre précise : "Ainsi, nous aidons les particuliers à être moins dépendants des prix énergétiques croissants, nous protégeons le climat tout en soutenant l'artisanat local".

Le bilan du programme de "stimulation du marché" de l'année passée est positif : des subventions à hauteur de 236 millions d'euros ont encouragé plus de 150.000 investissements dans les technologies de production de chaleur à partir d'énergies renouvelables. Le volume total d'investissements a finalement atteint 1,6 milliard d'euros en 2008 et devrait encore augmenter en 2009.

La production de chaleur est considérée comme le "géant endormi" des énergies renouvelables. Une loi (Erneuerbare-Energien-Wärmegesetz), qui est entrée en vigueur le 1 janvier 2009, doit faire progresser la part des énergies renouvelables dans le secteur de la production de chaleur de 7% aujourd'hui à 14% d'ici 2020. Une loi équivalente sur le secteur de l'énergie électrique (Erneuerbare-Energien-Gesetz) a déjà montré que de tels objectifs sont réalisables.
Pour en savoir plus, contacts :
Informations complémentaires (en allemand) :
- www.erneuerbare-energien.de
- www.waerme-mit-zukunft.de
Source : Communiqué de presse du Ministère fédéral de l'environnement - 26/01/2009

Rédacteur : Léna Prochnow, lena.prochnow@diplomatie.gouv.fr
Origine : BE Allemagne numéro 421 (2/02/2009) - Ambassade de France en Allemagne / ADIT

Allemagne, 2 février 2009

>> Investissement record dans un centre de recherche géothermique innovateur à Bochum

www.bulletins-electroniques.com/actualites/57484.htm

Le Ministère de l'économie et de l'énergie du Land de Rhénanie du Nord-Westphalie (MWME) a accordé une somme de 11 millions d'euros pour la création d'un centre de recherche géothermique sur le campus de l'Ecole supérieure de Bochum.

L'investissement a été officiellement annoncé le 21 janvier 2009 par la Ministre de l'économie et de l'énergie du Land de Rhénanie du Nord-Westphalie (RNW), Christa Thoben, en présence du Prof. Martin Sternberg, Président de l'Ecole supérieure de Bochum, et du Prof. Rolf Bracke, Directeur du Centre de géothermie de Bochum (GZB). "C'est de loin le plus grand investissement dans un centre de recherche géothermique en Allemagne et cela souligne la qualité et l'importance grandissante de la recherche appliquée dans les écoles supérieures allemandes", se félicite le professeur Sternberg.

Le nouveau GeoTechnikum est conçu comme un institut de recherche à la croisée de la science et de l'économie. Situé sur le campus de l'Ecole supérieure de Bochum, il sera au centre d'un groupement rassemblant 4 universités et écoles supérieures de RNW ainsi qu'une vingtaine d'entreprises industrielles. L'objectif de cette interaction est d'accélérer le passage de connaissances et découvertes scientifiques à des produits commercialisables. L'accent sera mis sur des techniques innovatrices de forage, de stockage et de mesure pour une mise en valeur de l'énergie géothermique jusqu'à 5.000 mètres de profondeur. L'élément central de l'équipement sera un système de forage innovateur dit Coiled-Tubing, à l'origine employé pour le forage de pétrole aux Etats-Unis et pouvant atteindre de telles profondeurs. Un institut de cette forme et de cette taille sera unique en Europe.

L'exploitation de l'énergie issue de la Terre a une longue tradition en Rhénanie du Nord-Westphalie. Peu de régions dans le monde présentent une concentration telle de savoir-faire en géothermie et de technologies minières nécessaires à cette exploitation. Avec la création du GeoTechnikum, la RNW entend consolider sa position de leadership dans les technologies géothermiques.
Pour en savoir plus, contacts :
Informations complémentaires sur le Centre de recherche GeoTechnikum (en allemand) :
www.geothermie-zentrum.de/portrait/labore/geotechnikum.html
Source : Dépêche idw, communiqué de presse de l'Ecole supérieure de Bochum - 21/01/2009

Rédacteur : Léna Prochnow, lena.prochnow@diplomatie.gouv.fr
Origine : BE Allemagne numéro 421 (2/02/2009) - Ambassade de France en Allemagne / ADIT

Allemagne, 2 février 2009

>> Un congrès sur l'exploitation industrielle de la biomasse pour diminuer la dépendance énergétique européenne
www.bulletins-electroniques.com/actualites/57482.htm

Le boycott exercé par le géant russe de gaz naturel Gazprom montre l'extrême dépendance de l'Europe vis-à-vis des importations de matières premières. En effet, en 2007, la Russie était le principal importateur de matières premières de l'Allemagne (43% du gaz naturel et 31,7% du pétrole importés), suivie pour le gaz naturel de la Norvège et des Pays-Bas. Or il est bon, pour un pays situé au coeur géographique d'un conflit pour les ressources pour le moins exacerbé, de diminuer sa dépendance énergétique afin d'améliorer sa sécurité d'approvisionnement et pour cela d'exploiter des sources alternatives de matières premières.

Dans ce cadre, le congrès BIO-raffiniert V, intitulé "Exploitation de matériaux renouvelables dans les bioraffineries : matières premières et produits, marchés et technologies", qui aura lieu à Oberhausen les 24 et 25 mars 2009, tentera de montrer dans quelle mesure l'exploitation industrielle et énergétique de matières premières renouvelables peut apporter des solutions au problème énergétique allemand et au remplacement des produits chimiques, matériaux, combustibles et carburants à base de pétrole ; il sera organisé conjointement par l'Institut Fraunhofer des technologies de l'environnement, de la sécurité et de l'énergie UMSICHT, l'Institut NOVA[2] et l'Agence énergétique de Rhénanie du Nord Westphalie (EnergieAgentur.NRW) [3].

Illustration disponible sur le web à l'url : www.bulletins-electroniques.com/actualites/57482.htm

Le congrès présentera l'éventail de l'exploitation de la biomasse, des premières tentatives aux prestations de service et produits commercialisables. Les tendances technologiques, les techniques utilisées ainsi que les perspectives de croissance économique seront aussi détaillés.

Le premier jour du congrès, il sera question des conditions d'approvisionnement en matières premières "bio", des marchés des nouvelles lignes de produits durables et des aspects écologiques. D'autres thèmes seront développés, comme des études de marché de produits chimiques et matériaux fabriqués à partir de biomasse, ainsi que la technique génétique et la culture de plantes. Lors d'un débat mené par le Dr. Christian Patermann, conseiller en bioéconomie scientifique du gouvernement du Land de Rhénanie du Nord-Westphalie, les intervenants de l'industrie, de la politique, des sciences de l'ingénieur et de l'éthique devront se pencher sur une caractérisation des matières premières renouvelables. Constituent-elles le miracle économique vert attendu et un moyen de promouvoir des innovations technologiques? Ou auront-elles comme seule conséquence d'augmenter le prix du marché des matières premières et de raviver la concurrence dans le domaine alimentaire?

Le deuxième jour sera placé sous le signe de la technique. Une vision d'ensemble des technologies de raffinerie biomassique sera présentée, la parole sera donnée aux opérateurs de centrales pour présenter leurs retours d'expérience et les tendances technologiques seront exposées. Un large spectre de sujets sera abordé : des espoirs que les Pays-Bas assignent à une économie basée sur la biomasse, aux expériences menées en Suède avec des raffineries biomassiques, jusqu'à la production locale de bioéthanol, ainsi qu'un aperçu du potentiel offert par les algues pour les biotechnologies bleues [1].

Le congrès rassemblera des intervenants de tous les domaines industriels, de la politique, des sciences de l'ingénieur et de la société, ainsi que des membres actifs de chaque domaine de la chaîne de création de valeur des matériaux renouvelables: recherche, développement et applications.
Pour en savoir plus, contacts :
- [1] Le terme "biotechnologies bleues" est utilisé pour les biotechnologies marines, pour une explication voir: www.pacainfoeco.com/actune/2008/septembre/080912.rouvier.html
- Congrès Bio-Raffiniert V (en allemand): www.bio-raffiniert.de
Dipl.-Chem. Iris Kumpmann, Pressesprecher - Fraunhofer-Institut für Umwelt-, Sicherheits- und Energietechnik UMSICHT, Osterfelder Str. 3, D46047 Oberhausen - tél: +49 208 8598 1200, fax : +49 208 8598 1290 - email: iris.kumpmann@umsicht.fraunhofer.de - www.umsicht.fraunhofer.de
Source : Dépêche IDW, communiqué de presse du Fraunhofer-Institut für Umwelt-, Sicherheits- und Energietechnik UMSICHT - 20/01/2009, http://idw-online.de/pages/de/news297255

Rédacteur : Claire Vaille, claire.vaille@diplomatie.gouv.fr
Origine : BE Allemagne numéro 421 (2/02/2009) - Ambassade de France en Allemagne / ADIT

Allemagne, 2 février 2009

>> Augmentation de la production d'électricité des centrales nucléaires allemandes

www.bulletins-electroniques.com/actualites/57481.htm

En 2008, les 17 centrales nucléaires allemandes en activité [1] ont augmenté leur production d'électricité brute de 5,9% : celle-ci est passée de 140,5 milliards de kilowattheures (kWh) en 2007 à 148,8 milliards de kWh en 2008. En tête de cette augmentation se dresse la centrale nucléaire Isar 2 [2] en Bavière avec une production annuelle de 12,1 milliards de kWh pour une puissance nominale de 1475 mégawatts (MW).

L'augmentation nette de la productivité de l'économie nucléaire allemande est aussi imputable en grande partie à la production d'électricité des centrales nucléaires de Hesse : Biblis A [3] (avec 9 milliards de kWh) et Biblis B (avec 11 milliards de kWh). A la suite de mesures de révision et d'assainissement, le bloc B et le bloc A ont été raccordés au réseau respectivement en décembre 2007 et février 2008. Les deux blocs ont réalisé l'année dernière la meilleure performance opératoire de leur histoire. En décembre 2008, Biblis B a atteint un nouveau jalon, lorsque le bloc a franchi la barre de production d'électricité de 250 milliards de kWh depuis sa mise en opération en avril 1976.

D'après les données les plus récentes des bilans énergétiques [4], la part du nucléaire dans la consommation d'énergie primaire a augmenté en Allemagne de 11,1% en 2007 à 11,5% en 2008. En se référant à la consommation d'énergie primaire totale de 473,6 millions de tonnes équivalent charbon (tec) en 2007, la production d'électricité des centrales nucléaires a ainsi augmenté de 5,7% pour atteindre la valeur de 55,3 millions de tec. Les chiffres soulignent une fois de plus la contribution prééminente de la production d'électricité d'origine nucléaire, non productrice de CO2, sur la sûreté d'approvisionnement et sur les efforts réalisés en matière de protection du climat en Allemagne.

La loi sur l'énergie (Atomgesetz) entrée en vigueur en Allemagne en 2002 a limité les durées d'opération des réacteurs nucléaires allemands à 32 ans [5]. Cette loi s'est donné pour objectif l'arrêt graduel de l'utilisation de l'énergie nucléaire pour la production d'électricité d'ici 2021 [6]. Une étude publiée en août 2008 [7] indiquait que plus de la moitié de la population allemande (54%) était favorable au maintien en exploitation des centrales allemandes existantes au-delà de la durée de vie utile fixée dans la loi (jusqu'en 2021) - une proportion supérieure à celle résultant d'un sondage similaire effectué cinq mois auparavant.

En novembre 2008, le chef du groupe énergétique allemand E.ON, Wulf Bernotat, a appelé à un nouveau débat public au sujet de la poursuite de l'activité des centrales nucléaires allemandes [8].
Pour en savoir plus, contacts :
- [1] Liste des centrales allemandes encore en activité et les principaux chiffres pour 2008 (production d'électricité brute 2008, puissance nominale brute) (en allemand) :
http://redirectix.bulletins-electroniques.com/JIsqW
- Résultats d'activité 2007 et 2008 des centrales nucléaires allemandes (en allemand) :
http://redirectix.bulletins-electroniques.com/uC8nj
- [2] Site internet d'E-ON, exploitant d'Isar 2 (en allemand) :
www.eon-kernkraft.com/pages/ekk_de/Standorte/Isar/index.htm
- [3] Site internet de RWE, exploitant de Biblis A et B : http://redirectix.bulletins-electroniques.com/4NbHR
- [4] Données sur la consommation d'énergie primaire en Allemagne en 2008 et la part du nucléaire :
www.iwr.de/news.php?id=13601
- [5] Texte de la loi 2002 "Atomgesetz" (en allemand) : www.gesetze-im-internet.de/atg/index.html
- [6] Informations sur la sortie du nucléaire allemand (Atomausstieg) (en français) :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Sortie_du_nucl%C3%A9aire_civil
- [7] Informations sur le sondage concernant l'extension de la durée de vie des centrales en activité en Allemagne (en français) : www.nuklearforum.ch/119996888755--p-4-fr-index.html
- [8] Déclaration de Wulf Bernotat au DENA-Kongress, à Berlin, le 27/11/2008, en allemand :
http://redirectix.bulletins-electroniques.com/UbZZk
Source : Communiqué de presse de Kernenergie -16/01/2009 -
http://redirectix.bulletins-electroniques.com/c4obI

Rédacteur : Claire Vaille, claire.vaille@diplomatie.gouv.fr
Origine : BE Allemagne numéro 421 (2/02/2009) - Ambassade de France en Allemagne / ADIT

Allemagne, 21 janvier 2009

>> Le secteur de l'environnement en pleine croissance malgré la crise

www.bulletins-electroniques.com/actualites/57397.htm

Le premier "Rapport sur l'économie environnementale" (Umweltwirtschaftsbericht), publié le 16 janvier 2009 par le Ministère fédéral de l'environnement (BMU) et l'Office fédéral de l'environnement (UBA) est formel : la protection de l'environnement est une branche lucrative de l'économie allemande. En Allemagne, ce secteur emploie aujourd'hui plus de 1,8 million de personnes, un emploi sur vingt est lié à des biens et services autour de l'environnement et un produit industriel sur vingt contribue d'une certaine façon à la protection de l'environnement, avec une production croissante de 27% entre 2005 et 2007. Toutefois, l'investissement dans ce secteur n'est pas tout à fait épargné par la crise et très peu de nouveaux crédits sont débloqués pour des projets écologiques de long terme, comme par exemple pour la construction de parcs éoliens.

D'après le rapport, l'Allemagne est particulièrement performante dans le secteur des énergies renouvelables et dans celui du recyclage et du traitement des déchets, secteurs dont elle détient plus du quart du marché mondial. La croissance de ce marché prévue pour les prochaines années est très prometteuse pour l'industrie allemande. En 2005, l'investissement mondial des entreprises dans les technologies vertes s'élevait à mille milliards d'euros. En 2020, il devrait atteindre 2.200 milliards d'euros.

Ce boom environnemental a particulièrement profité aux constructeurs de machines qui ont vu leur chiffre d'affaires lié à l'environnement progresser de 10 à 31,9 milliards d'euros en 5 ans, ceci grâce au développement des énergies renouvelables, et en particulier de l'énergie éolienne. Selon les estimations du BMU, 250.000 personnes sont employées dans ce secteur. Le plus gros marché reste cependant celui de la purification de l'air, c'est-à-dire le marché des filtres à particules, catalyseurs et systèmes de filtration. De plus, le secteur des services liés à l'environnement emploie déjà 1,1 million de personnes, de l'employé du supermarché biologique au conseiller en énergie, et devrait progresser davantage dans les prochaines années.

Plus qu'à une prise de conscience environnementale grandissante, c'est aux obligations plus strictes, aux prix énergétiques croissants et aux investissements nationaux que cette croissance doit être attribuée. Le gouvernement fédéral allemand a lancé par exemple l'année dernière un programme de modernisation de bâtiments visant à encourager la rénovation énergétique grâce à l'attribution de nombreux crédits par la banque publique allemande KfW. Selon la Fédération centrale de l'artisanat allemand, de nombreuses entreprises du bâtiment se spécialisent dans la rénovation énergétique face à la demande croissante.

Les experts de l'UBA estiment que les conséquences de la crise économique se réduiront à une légère baisse de cette croissance. Les fournisseurs d'énergies renouvelables (EnR), qui contribuent déjà à 15% de l'électricité, ne voient aucune raison de réévaluer à la baisse leurs objectifs. L'association nationale pour les EnR (BEE) compte sur des effectifs deux fois plus importants d'ici à 2020. Le gouvernement fédéral allemand prévoit également que d'ici-là le vent, l'eau et le soleil permettront de couvrir plus d'un tiers des besoins en électricité.

Le BMU voit dans ces chiffres une preuve de plus que protection de l'environnement peut rimer avec succès économique. Et le rapport de conclure : "Ecologie et économie ne peuvent plus être considérées comme des approches contradictoires".

Pour en savoir plus, contacts :
- Le rapport complet est téléchargeable (en allemand) à l'adresse suivante :
www.umweltdaten.de/publikationen/fpdf-l/3692.pdf 
-  Informations sur le même thème dans le BE : "L'Allemagne à la pointe du marché mondial de la protection de l'environnement" - BE Allemagne 404 -
www.bulletins-electroniques.com/actualites/56066.htm  - 24/09/2008
Source :"Umweltschutz schafft Jobs wie nie zuvor" - Süddeutsche Zeitung - 16/01/2009

Rédacteur :Léna Prochnow, lena.prochnow@diplomatie.gouv.fr
Origine : BE Allemagne numéro 420 (21/01/2009) - Ambassade de France en Allemagne / ADIT

Belgique, 12 janvier 2009

>> Un nouveau canal va être construit entre la Flandre et la région parisienne

www.bulletins-electroniques.com/actualites/57248.htm

Un nouveau canal va être construit pour permettre aux grandes péniches de relier directement la Flandre à la région parisienne. Ce canal va doubler le volume du transport fluvial intérieur entre la Flandre et la France au cours des 25 prochaines années.

L'importance du transport fluvial, plus économique et écologique que le transport routier, ne cesse de grandir en Flandre, une région qui dispose de l'un des meilleurs réseaux fluvial intérieur au monde. Il est toutefois très difficile, aujourd'hui, d'atteindre le Nord de la France et la région parisienne en péniche. Il faut en effet près de 4 jours pour rejoindre la Seine depuis la Flandre. La construction du nouveau canal "Seine-Nord Europe" réduira de moitié la durée du trajet. Il pourra en outre accueillir de plus grands bateaux, ce qui entraînera une réduction substantielle des coûts.

Le port de Gand deviendra une plaque tournante géographique pour l'ensemble du transport fluvial interne entre les grands ports maritimes belges, néerlandais et français. Les prévisions relatives au trafic indiquent que le transport dans le port de Gand va doubler dans les 10 prochaines années. Cette augmentation du transport fluvial permettra de réduire le trafic routier d'environ 500.000 camions.

La construction du canal "Seine-Nord Europe" débutera en 2011 et coûtera 4,2 milliards d'euros. Une fois terminé, en 2015, il reliera Compiègne à Aubencheul-au-Bac à proximité de Cambrai et offrira donc un accès direct au réseau flamand de voies navigables. En prévision de l'augmentation du trafic, la rivière Lys va être approfondie entre le Nord de la France et Gand.

Illustration disponible sur le web à l'url : www.bulletins-electroniques.com/actualites/57248.htm

Le port de Gand est un port moderne et polyvalent de taille moyenne. Le trafic annuel de fret totalise 45 millions de tonnes dont 2/3 de fret international et 1/3 par les voies de navigation intérieure. La région portuaire représente également un important centre industriel, comptant les lignes d'assemblage de Volvo Trucks et de Volvo Cars ainsi que des fournisseurs et prestataires logistiques. L'entreprise Honda est également représentée dans le port.

L'accès maritime par la Mer du Nord s'effectue par le biais du canal maritime Gand-Terneuze. Celui-ci peut accueillir des navires de haute mer jusqu'à 80.000 tonnes de port en lourd, avec un tirant d'eau de maximum 12,30 mètres.
Pour en savoir plus, contacts :
Port de Gand - Tél. +32/9 251 05 50 - email : info@havengent.be - Site web : www.portofghent.be
Source :
- Flanders Investment and Trade
- De Standaard

Rédacteur : Guillaume Hulin - guillaume.hulin@diplomatie.gouv.fr
Origine : BE Belgique numéro 47 (12/01/2009) - Ambassade de France en Belgique / ADIT

Belgique, 12 janvier 2009

>> La société BioWanze démarre sa production de bioéthanol dans une nouvelle usine autosuffisante en énergie

www.bulletins-electroniques.com/actualites/57238.htm

Le nouveau site de Biowanze produira près de 300.000 m3 de bioéthanol par an, sur base de blé et de sirop de betterave. L'entreprise utilise un procédé de fabrication utilisant de la biomasse comme source d'énergie, ce qui lui permet de réduire ses émissions de CO2 jusqu'à 70% par rapport à un carburant fossile classique. Le concept énergétique de l'usine est centré sur une chaudière biomasse de 35 mètres de haut et 60 mètres de longueur, utilisant comme source d'énergie l'enveloppe du froment : le son. Le site est quasi autosuffisant en énergie.

Biowanze produit de façon durable en valorisant une série de coproduits. Après la séparation de l'enveloppe du blé en vue de produire de l'énergie, du gluten de grande qualité est extrait du blé et valorisé notamment en alimentation humaine et animale. D'autres coproduits comme des protéines résiduelles, des composants du blé fermenté et du sirop de sucres de betterave permettent de produire du Condensé De Solubles de blé (CDS), aliment à haute valeur énergétique pour les bovins et porcins, commercialisé sous le nom de ProtiWanze.

L'usine a nécessité un investissement de près de 300 millions d'euros. Sa construction s'est achevée fin 2008. Elle devrait employer près de 120 personnes et pourrait permettre des débouchés pour près de 10.000 agriculteurs. Sa localisation en bord de Meuse permet un approvisionnement optimal en matière première et un transport efficace des produits finis.

Sur la base de critères tels que la protection de l'environnement, la technologie utilisée ou l'efficacité énergétique, le gouvernement fédéral belge a récompensé le projet BioWanze en lui garantissant de pouvoir produire jusqu'en 2013 la moitié du volume de bioéthanol sur le marché national belge soit 125.000 m3.

Filiale de CropEnergies AG, Biowanze a été initié dans le cadre de la Raffinerie Tirlemontoise, premier producteur de sucre en Belgique. CropEnergies AG et la Raffinerie Tirlemontoise font partie du groupe Südzucker, premier producteur de sucre en Europe. L'expertise et le savoir-faire en matière de production et de commercialisation de bioéthanol ont été concentrés au sein du groupe CropEnergies AG.

Le groupe CropEnergies AG possède des filiales en Allemagne, en Belgique et en France. Il est le premier producteur de bioéthanol d'Europe. Ses projets d'expansion en 2008 associés avec le projet BioWanze ont permis de tripler sa production de bioéthanol et de la porter à 700.000 m3. Il exploite la plus grande usine de production de bioéthanol d'Europe à Zeitz en Allemagne dont la production a atteinte en juin 2008 près de 360.000 m3 par an.
Pour en savoir plus, contacts :
- Johan De Rycker - Tél. +32 (0)775 80 55 - email : johan.derycker.ext@raftir.be
- Cristelle Noirhomme - Tél. +32 (0)775 80 23 - email : cristelle.noirhomme@raftir.be
- Site web : www.biowanze.be
Source : Communiqué de presse, 22 décembre 2008

Rédacteur : Guillaume Hulin - guillaume.hulin@diplomatie.gouv.fr
Origine : BE Belgique numéro 47 (12/01/2009) - Ambassade de France en Belgique / ADIT

Danemark, 6 février 2009

>> La surpêche menace le thon rouge européen plus dangereusement que prévu

www.bulletins-electroniques.com/actualites/57602.htm

Les amateurs de sushis le savent, le thon rouge est un mets raffiné et cher. Depuis l'explosion de la consommation mondiale de nigiris et de sashimis, le prix d'un kilogramme de sa chair peut atteindre les 130 euros à la criée. En Atlantique Nord et en Méditerranée, l'espèce est exploitée par les pêcheurs de nombreux pays et plus particulièrement par les Français, Italiens et Espagnols.

Illustration disponible sur le web à l'url : www.bulletins-electroniques.com/actualites/57602.htm

Mais la population de thons rouges européens s'amenuise rapidement et les poissons pêchés sont de plus en plus jeunes et de moins en moins gros. En 2006, l'ICCAT, Commission Internationale pour la Conservation des Thons de l'Atlantique, lançait un plan de sauvegarde de l'espèce avec pour objectif un repeuplement de l'Atlantique Nord et de la Méditerranée d'ici 2022. Le plan prévoit une baisse progressive des quotas entre 2007 et 2010 et l'instauration d'autres régulations sur des espèces importantes de l'écosystème du thon rouge.

En 2008, l'Union Européenne, estimant que les quotas étaient atteints, voire dépassés, avait ainsi décrété l'interdiction de la pêche pour l'année en cours à partir du 13 juin. L'appel de la France qui remettait en cause les méthodes de calculs de ces quotas avait été débouté. Or, selon une étude menée par le département d'ichtyologie de l'Université Technique du Danemark (DTU Aqua) en collaboration avec l'Université du New Hampshire (Etats-Unis), le plan de l'ICCAT est même insuffisant pour empêcher la disparition totale du thon rouge de nos régions. Ces résultats seront publiés prochainement dans la revue Conservation Letters. "Nos calculs montrent que le plan de sauvegarde actuel n'a que d'infimes chances d'atteindre ses objectifs. La population est actuellement à son plus bas niveau jamais atteint et n'a cessé de décliner depuis dix ans. Chaque année nous offre un triste nouveau record" explique Brian MacKenzie du centre DTU Aqua. Pour l'année 2006, les prises déclarées des pays de l'Union européenne s'élevaient à 30 650 tonnes, auxquelles viennent s'ajouter environ 20.000 tonnes de poissons pêchés illégalement. L'ICCAT estime à 60.000 tonnes la quantité globale de thons capturés en 2007.

L'étude a créé un modèle informatique de la dynamique des diverses populations de thons rouges sur la base du renforcement des quotas existants voté par l'ICCAT en novembre dernier. "Des mesures de régulation encore plus contraignantes doivent absolument être prises pour protéger les thons sauvages. Cela nécessite une forte volonté politique d'alignement sur les conclusions des scientifiques" explique encore Brian MacKenzie. " Plus nous attendons, plus la population sera difficile à reconstituer. Nous risquons de dégrader l'écosystème au point que les poissons ne pourront plus se reproduire normalement. C'est ce que l'on a pu observer sur la côte Est du Canada où les morues ne sont toujours pas réapparues, en dépit du moratoire sur la pêche qui y a été décrété ".

Les nouveaux quotas édictés par l'ICCAT limitent la pêche de thon rouge à 22.000 tonnes pour l'année 2009. L'étude juge cette décision insuffisante et prévoit qu'elle permettra aux flottilles de pêcher la quasi-totalité des thons adultes de Méditerranée et de l'Atlantique Nord.
Pour en savoir plus, contacts :
Professor Brian MacKenzie, Technical University of Denmark - National Institute for Aquatic Resources (DTU Aqua), DK-2920 Charlottenlund, Denmark - tél : +45 33 96 34 03
Source :
Journal Conservation Letters - Impending collapse of bluefin tuna in the northeast Atlantic and Mediterranean - www3.interscience.wiley.com/journal/121502255/abstract

Rédacteur : Jean-Baptiste Paquel, jean-baptiste.paquel@diplomatie.gouv.fr
Origine : BE Danemark numéro 22 (6/02/2009) - Ambassade de France au Danemark / ADIT

Espagne, 24 février 2009

>> Droits d'émission de CO2 : de bonnes affaires par temps de crise

www.bulletins-electroniques.com/actualites/57919.htm

Nous l'évoquions dans notre dernier rapport sur les énergies renouvelables en Espagne [1] : L'Espagne, mauvais élève de Kyoto, commence à acheter des droits à polluer. En interne, la situation est plus compliquée. En effet, Ismael Romeo, le directeur général de Sendeco2 [2], la bourse du CO2, est formel : l'industrie lourde espagnole, tout particulièrement celle liée au secteur de la construction (briqueteries, cimenteries, ...) a encaissé en 2008 400 à 500 millions d'euros en vendant les droits d'émission de 20 à 25 tonnes de CO2.

Ces droits ont été vendus à des entreprises du domaine énergétique (électriciens, raffineurs) et à des investisseurs internationaux. Cette situation est le résultat un peu inattendu de la crise financière et de la crise immobilière particulièrement virulente en Espagne : baisse de production donc droits de polluer à revendre et crise de liquidité du secteur financier qui fait qu'il est plus rentable de vendre des droits à polluer que d'emprunter.

Est-ce une prime indue aux entreprises qui licencient, voire même qui ne maintiennent plus qu'une activité symbolique pour avoir le droit de revendre leur droit ? Le directeur de Oficemen, qui regroupe les producteurs de ciment espagnols, nuance : dans ce secteur, affirme-t-il, près de 600 millions d'euros ont été investis pour améliorer les procédés de production et réduire "pour de vrai" les émissions. Son souhait : que les droits à polluer manquent et qu'il faille même en acheter ; ce serait un marqueur de reprise du secteur. Manifestement, on n'en est pas là du tout.
Pour en savoir plus, contacts :
- [1] Téléchargez gratuitement ce rapport au format pdf :
www.bulletins-electroniques.com/rapports/smm09_006.htm
- [2] www.sendeco2.com/francais.php
Source : El País du 19 janvier 2009

Rédacteur : Guy Molénat, attaché scientifique, service.scientifique@sst-bcn.com
Origine : BE Espagne numéro 79 (24/02/2009) - Ambassade de France en Espagne / ADIT

Espagne, 22 janvier 2009

>> Energies renouvelables : les atouts espagnols

www.bulletins-electroniques.com/actualites/57435.htm

L'Espagne vit une contradiction. C'est le pays développé qui s'éloigne le plus des objectifs marqués par le protocole de Kyoto et c'est en même temps, le pays souvent cité en exemple pour son système d'énergies renouvelables. Et c'est fort de ce dernier atout que l'Espagne, qui a soutenu avec le Danemark, l'initiative allemande de pousser à la création de la nouvelle agence internationale des énergies renouvelables, l'IRENA, souhaite en obtenir le siège, en concurrence avec l'Inde, l'Autriche, le Danemark ou l'Allemagne.

Ce rapport s'attache à faire le point, type par type, sur les énergies renouvelables en Espagne, en mettant l'accent sur les efforts en matière d'innovation.

Téléchargez gratuitement ce rapport au format pdf :
www.bulletins-electroniques.com/rapports/smm09_006.htm

Pour en savoir plus, contacts : http://www.bulletins-electroniques.com

Origine : BE Espagne numéro 78 (22/01/2009) - Ambassade de France en Espagne / ADIT

France, 27 février 2009

>> Grande Culture à Hautes Performances Economiques et Environnementales

www.bulletins-electroniques.com/actualites/57974.htm

L'INRA et cinq instituts techniques agricoles des filières de grandes cultures (ARVALIS, CETIOM, ITB, ITL, UNIP) [1] ont décidé de s'engager dans un programme de R&D ambitieux et de longue durée visant à mettre au point des systèmes de production dits de "Grande Culture à Hautes Performances Economiques et Environnementales" (GC-HP2E). Aussi viennent-ils de créer un Groupement d'Intérêt Scientifique (GIS) auquel s'associent l'APCA (Assemblée Permanente des Chambres d'Agriculture) et l'ONEMA (Office National de l'Eau et des Milieux Aquatiques). Précisons que d'autres acteurs institutionnels et professionnels concernés par l'avenir des grandes cultures en relation avec l'environnement pourront rejoindre ce GIS. S'inscrivant pleinement dans la perspective tracée par le Grenelle-Environnement, ce GIS s'est fixé 4 axes prioritaires : le fonctionnement des agro-écosystèmes, le pilotage des agro-écosystèmes, les facteurs et les contraintes externes influençant le comportement des acteurs, enfin les indicateurs de performance et leur prise en compte par les acteurs.

[1] ARVALIS (Institut du végétal), CETIOM (Centre Technique Interprofessionnel des Oléagineux Métropolitains), ITB (Institut Technique de la Betterave), ITL (Institut Technique du Lin), UNIP (Union Nationale Interprofessionnelle des Plantes riches en protéines).
Pour en savoir plus, contacts :
Inra - Jean Boiffin - email : jean.boiffin@angers.inra.fr

Rédacteur : ADIT - Jean-François Desessard - email : jfd@adit.fr
Origine : BE France numéro 222 (27/02/2009) - ADIT / ADIT

Italie, 16 février 2009

>> Les abeilles victimes des pesticides

www.bulletins-electroniques.com/actualites/57774.htm

Deux minutes à peine suffisent pour qu'une abeille ayant bu les gouttes d'eau issues des plantes de maïs traitées avec de puissants insecticides tombe à terre, morte. Ce sont les dernières découvertes des scientifiques sur le rapport entre pesticides utilisés en agriculture et disparition croissante des abeilles du territoire italien : un résultat qui ouvre des interrogations sur les effets possibles de ces poisons sur l'homme. C'est un des thèmes du Congrès n. 25 de l'Apiculture professionnelle de Sorrento qui a eu lieu du 21 au 26 janvier 2009.

Si jusqu'à maintenant les scientifiques s'étaient limités à constater les effets meurtriers sur les abeilles de la dispersion des néonicotinoïdes (substances utilisées dans le traitement des graines) au moment des semailles du maïs, et de la pollution successive du nectar et du pollen, des scénarii beaucoup plus alarmants voient désormais le jour : les gouttes que l'on trouve sur les plantes telles la rosée ou encore la "transpiration" des feuilles font partie des sources d'eau préférées des abeilles . Celles-ci résulteraient justement extrêmement contaminées et venimeuses : le professeur Vincenzo Girolami de l'Université de Padoue affirme que "les gouttes d'eau issues du phénomène de 'guttation' (les jeunes plantes de maïs produisent en abondance des gouttes d'eau sur la pointe de leurs feuilles) de plantes provenant de graines de maïs traitées, tuent les abeilles en l'espace de quelques minutes si celles-ci utilisent leur ligule (la langue à trompe des abeilles)". Ces gouttes d'eau peuvent être recueillies également par d'autres insectes. Le professeur Andrea Tapparo, du département des Sciences Chimiques de l'Université de Padoue, a analysé les gouttes d'eau produites par les petites plantes de maïs par le phénomène de guttation, découvrant la présence de néonicotinoïdes à raison d'une dizaine de milligrammes par litre, alors que la dose létale pour l'abeille est de l'ordre de grandeur des microgrammes par litre.

Cette découverte -soutient Francesco Panella, président des Apiculteurs italien- est l'énième démonstration de la légèreté avec laquelle ont été données les autorisations d'usage de ces molécules à effet neurologique systémique, qui transforment les plantes en insecticides pérennes. "Le problème ne se résout pas avec la modification des semoirs ni avec l'amélioration des techniques de traitement (en améliorant par exemple l'adhésion des produits traitants aux graines), parce que la guttation sur les plantes traitées et ses déscendantes met à disposition des abeilles des 'gouttes de sève' empoisonnée par des quantités considérables de principe actif".
Pour en savoir plus, contacts :
- Andrea Tapparo : andrea.tapparo@unipd.it - tél : +39 049 8275178
- Francesco Panella : frapane@tin.it - tél : +39 0143 32 37 78
Source :http://www.corriere.it/scienze_e_tecnologie  - 20 janvier 2009

Rédacteur : Elena.dufour@diplomatie.gouv.fr - Tiffany.ziller@diplomatie.gouv.fr
Origine : BE Italie numéro 71 (16/02/2009) - Ambassade de France en Italie / ADIT

Norvège, 13 février 2009

>> Une nouvelle forme de carburant pour alimenter les bus de la ville d'Oslo

www.bulletins-electroniques.com/actualites/57745.htm

Le biométhane, un gaz créé à partir des excréments humains, va bientôt être collectés et utilisés pour alimenter les bus publics à Oslo. Si tout se passe comme prévu, cette nouvelle forme de carburant, respectueuse de l'environnement, apportera par la même occasion une solution aux problèmes d'élimination des déchets pour la capitale de la Norvège.

Maintenant que la Norvège s'est engagée à devenir neutre en carbone d'ici à 2050, le gouvernement a exploré de nombreuses façons de réduire son empreinte de carbone. L'utilisation de déchets humains est la dernière idée ambitieuse explorée par le Conseil de la Ville d'Oslo, rapporte l'agence de presse EcoWorldly. La pollution de l'air provenant des véhicules, privés et publics, représente 50% des émissions de CO2 à Oslo, le Conseil de la Ville a donc lancé un programme écologique urbain qui favorise un système de gestion des déchets et l'utilisation de sources d'énergie renouvelables. A partir de septembre 2009, le biométhane provenant des eaux usées des usines norvégiennes sera collecté par les deux stations d'épuration de la ville et converti en un combustible capable d'alimenter 200 bus de la ville d'Oslo. Selon les dires d'Ole Jakob Johansen, le chef du projet, "Oslo vise à être l'une des capitales les plus respectueuses de l'environnement du monde". Aussi, l'utilisation de biométhane prend tout son sens puisque, non seulement elle évite son gaspillage, mais contribue à améliorer la qualité de l'air, à réduire les émissions de CO2 et donc à se rapprocher d'un bilan carbone neutre.

Les bus de la ville d'Oslo, qui fonctionnent au diesel, nécessitent seulement quelques ajustements mineurs pour que leur moteur puisse utiliser du biométhane. Les citernes seront stockées sur le toit des bus, qui rouleront de façon nettement plus silencieuse qu'à l'heure actuelle.
Pour en savoir plus, contacts :
- Eco Worldly : http://redirectix.bulletins-electroniques.com/QbC3W
- Site de la Ville d'Oslo : http://redirectix.bulletins-electroniques.com/rG5S7
- Water and Sewerage Works - Adresse postale : Mailbox 4704, Sofienberg, 0506 Oslo - email : postmottak@vav.oslo.kommune.no
Source : IceNews, 07/02/2009 - http://redirectix.bulletins-electroniques.com/cyrEx

Rédacteur : Stéphanie Fleur, Ambassade de France en Norvège - sfleur@france.no
Origine : BE Norvège numéro 85 (13/02/2009) - Ambassade de France en Norvège / ADIT

Norvège, 13 février 2009

>> La Norvège rejoint la nouvelle agence internationale pour la promotion des énergies renouvelables
- www.bulletins-electroniques.com/actualites/57743.htm

Le Gouvernement norvégien a décidé le 23 janvier dernier que la Norvège se joindrait à la nouvelle agence internationale pour les énergies renouvelables (IRENA).

Le but de l'IRENA est de promouvoir l'utilisation des énergies renouvelables à l'échelle mondiale, en particulier dans les pays en développement. "Le Gouvernement entend jouer pleinement son rôle dans la promotion de l'utilisation des énergies renouvelables, ce qui est absolument essentiel si nous voulons réussir à réduire les émissions de gaz à effet de serre. La création de l'IRENA est de bonne augure pour la conférence sur les changements climatiques, qui aura lieu à Copenhague plus tard cette année. La Norvège souhaite que l'IRENA soit une organisation efficace, avec des objectifs clairs, pour promouvoir l'utilisation des énergies renouvelables", a déclaré le Ministre des Affaires Etrangères, Jonas Gahr Støre.

L'IRENA est ouverte à tous les Etats membres des Nations Unies. Elle fera la promotion de l'utilisation des formes d'énergie suivantes : la bioénergie, l'énergie géothermique, l'hydroélectricité, l'énergie provenant des vagues et des océans (y compris l'énergie marémotrice et l'énergie thermique des mers), l'énergie solaire et éolienne.

L'IRENA est la seule organisation internationale exclusivement dédiée à la promotion des énergies renouvelables. Les Ministères norvégiens de l'Environnement, du Pétrole et de l'Energie, et des Affaires Etrangères ont travaillé en étroite collaboration afin que la Norvège participe à l'IRENA. Le Secrétaire d'Etat au Ministère du Pétrole et de l'Energie, Robin Martin Kåss, a signé le traité fondateur au nom de la Norvège à Bonn, en Allemagne, le 26 Janvier 2009.
Pour en savoir plus, contacts :
- Ministère des Affaires Etrangères - Adresse postale : 7. juni-plassen/ Victoria Terrasse. PB 8114 Dep. N-0032 Oslo - Tél : + 47 22 24 36 00 - Fax : + 47 22 24 95 80/81
- Discours du Secrétaire d'Etat au Ministère norvégien du Pétrole et de l'Energie, Robin Martin Kåss, 26/01/2009 : http://redirectix.bulletins-electroniques.com/7zp1A
Source :
- Ministère des Affaires Etrangères, 23/01/2009 - http://redirectix.bulletins-electroniques.com/6mg4J
- IceNews, 31/01/2009 - http://redirectix.bulletins-electroniques.com/ZdDki

Rédacteur : Stéphanie Fleur, Ambassade de France en Norvège - sfleur@france.no
Origine : BE Norvège numéro 85 (13/02/2009) - Ambassade de France en Norvège / ADIT

Norvège, 9 janvier 2009

>> La Norvège engage 80 millions de NOK (environ 10 millions d'euros) dans un fonds d'investissement pour l'énergie propre

www.bulletins-electroniques.com/actualites/57228.htm

La Norvège et l'Union Européenne unissent leurs forces pour stimuler les investissements dans les énergies renouvelables et les mesures d'efficacité énergétique dans les pays en développement.

La Norvège a engagé 80 millions de NOK (environ 10 millions d'euros) dans un nouveau fonds pour les investissements dans des projets visant à lutter contre le changement climatique et à promouvoir l'énergie propre dans les pays en développement. Le fonds mondial pour la promotion de l'efficacité énergétique et des énergies renouvelables (GEEREF) est un partenariat public-privé, initié par la Commission européenne. La Norvège et l'Allemagne sont les deux premiers contributeurs publics à ce fonds. "Nous devons faire tout notre possible pour aider les pays en développement à faire un saut technologique et à accroître leurs sources d'énergie renouvelables, telles que l'énergie solaire et l'hydroélectricité. Les pays pauvres peuvent tirer d'énormes avantages économiques et environnementaux par le biais de mesures d'efficacité énergétique et le recours à des sources d'énergie renouvelables", a déclaré le Ministre de l'Environnement et du Développement International, Erik Solheim.

GEEREF mettra l'accent sur les investissements dans des projets de moindre envergure, jusqu'à 10 millions d'euros. Ceux-ci sont généralement ignorés par les investisseurs privés et les institutions financières internationales. M. Solheim voit les partenariats public-privé comme un moyen important d'obtenir un financement suffisant pour l'adaptation au changement climatique dans les pays pauvres. "Ce fonds peut être un prototype pour les mécanismes d'investissement susceptibles d'attirer les investisseurs privés qui sont à la recherche d'un retour sur leurs investissements, et qui donneront un retour économique sur les fonds publics investis", a ajouté M. Solheim.

La Commission européenne a déjà investi 23 millions d'euros dans le GEEREF. D'autres contributions, pour un montant total de 100 millions d'euros, ont été promises pour les quatre prochaines années. Le GEEREF s'inscrit dans le cadre d'une structure de fonds "parapluie", l'Initiative européenne sur l'énergie propre et renouvelable, l'efficacité énergétique et les changements climatiques liés au développement.
Pour en savoir plus, contacts :
Helstrøm Wera, conseiller en information - Mobile : + 47 99 40 93 23
Source : Ministère des Affaires Etrangères, 11/12/2008 - http://redirectix.bulletins-electroniques.com/IY9Pt

Rédacteur : Stéphanie Fleur, Ambassade de France en Norvège - sfleur@france.no
Origine : BE Norvège numéro 84 (9/01/2009) - Ambassade de France en Norvège / ADIT

Portugal, 19 février 2009

>> L'Université de Coimbra parie sur les micros algues pour la production de biodiesel

www.bulletins-electroniques.com/actualites/57840.htm

La recherche sur le potentiel des micros algues pour la production de biodiesel n'est pas nouvelle. Elle a commencé dans les années 70 aux Etats-Unis et au Japon. Il a été montré depuis que les micros algues présentent de nombreux avantages pour la production alternative d'énergie par rapport aux huiles végétales. Elles peuvent être cultivées dans des tanks et sur des sols inadéquats pour l'agriculture conventionnelle, elles se développent rapidement et surtout elles peuvent être utilisées pour séquestrer le CO2 émis par les unités industrielles.

Illustration disponible sur le web à l'url : www.bulletins-electroniques.com/actualites/57840.htm

La Faculté de Sciences et Technologie de l'Université de Coimbra (FCTUC) a lancé récemment un projet de recherche pour déterminer la micro algue la plus adaptée à la production de biodiesel. Elle possède pour cela un atout de taille : la collection d'algue la plus importante du monde. L'algothèque de la FCTUC regroupe en effet près de 4.000 souches différentes de micro-algues d'eau douce, soit plus de 300 genres et plus de 1000 espèces isolées à partir de différents habitats du Portugal. Les chercheurs possèdent également pour chacune de ces souches des données précieuses telles que la quantité de lipides produite ou la vitesse de croissance. Ils ont ainsi pu identifier 6 micro algues à fort potentiel. Une de ces souches est actuellement en phase de test dans un bio réacteur. Les premiers résultats sont prometteurs. L'équipe estime pouvoir atteindre une production moyenne de 90.000 litres par hectare et par an avec ces souches. Les chercheurs ont déposé une demande de financement dans le cadre du QREN (Cadre de Référence Stratégique National, en partie financé sur les fonds structurels européens). Ils espèrent obtenir un financement de 300 à 400 mille euros pour construire une installation pilote fermée de un mètre cube.
Pour en savoir plus, contacts :
- Site de l'algothèque de Coimbra (en anglais) http://acoi.ci.uc.pt/
- Algocarburant dans Wikipédia - http://fr.wikipedia.org/wiki/Algocarburant
Source :
"Investigadores de Coimbra descobrem microalgas com elevada capacidade para produção de biodiesel" - Público - 5/01/2009 - http://ultimahora.publico.clix.pt/noticia.aspx?id=1354993

Rédacteur : Céline Martins - celine.martins@diplomatie.gouv.fr ou coop.scientifique@ifp-lisboa.com
Origine : BE Portugal numéro 39 (19/02/2009) - Ambassade de France au Portugal / ADIT

Portugal, 20 janvier 2009

>> Le Portugal continue de parier sur l'énergie solaire

www.bulletins-electroniques.com/actualites/57376.htm

La deuxième plus grande centrale solaire photovoltaïque du monde, installée à Amareleja dans le sud du Portugal a commencé à fonctionner à plein régime le 23 décembre 2008. Résultat d'un investissement initial de 240 millions d'euros, elle devrait produire de l'énergie propre pendant les 25 prochaines années. La Centrale Solaire Photovoltaïque de Amareleja est située sur un terrain de 250 hectares dans la région la plus chaude du Portugal. Elle a une capacité totale installée de 46,41 mégawatts distribués par 2520 suiveurs solaires équipés chacun de 104 panneaux solaires. Chaque année la centrale va produire 93 gigawatts par heure (GWh), ce qui devrait permettre de répondre aux besoins de 30.000 logements et d'éviter l'émission de 86.000 tonnes de gaz à effet de serre en comparaison avec une production équivalente d'énergie à partir de combustibles fossiles.

Dix jours auparavant, le 13 décembre 2008, le président Cavaco Silva inaugurait le lancement de la première unité de production intégrale de panneaux solaires intégrant la technologie de pellicule fine de la société Solar Plus. L'occasion pour lui de rappeler l'importance des énergies renouvelables pour le Portugal dont la dépendance énergétique vis-à-vis des autres pays est très forte. Le projet initié par Solar Plus devrait permettre au Portugal de lancer prochainement un cluster technologique dans secteur de l'énergie solaire photovoltaïque. La société a déjà commencé à développer des protocoles avec diverses entités du système scientifique et technologique national.

La société Solar Plus exporte 80% de sa production vers les principaux marchés investisseurs en énergie photovoltaïque, à savoir l'Allemagne, l'Espagne, l'Italie, les nouveaux pays membres de l'Union Européenne, le Maroc et les pays africains dont la langues officielle est le portugais (les PALOP).
Pour en savoir plus, contacts :
- "La plus grande centrale d'énergie solaire au monde va être installée dans le sud du Portugal"- BE Portugal 9 - 28/01/2004 : www.bulletins-electroniques.com/actualites/18609.htm
- Site internet de Solar Plus : www.solarplus.pt
Source :
- "Segunda maior central solar do mundo começou hoje a funcionar em pleno no Alentejo" - Público - 23/12/2008: http://ultimahora.publico.clix.pt/noticia.aspx?id=1354052&idCanal=57
- "Oliveira do Bairro: Empresa pioneira em painéis solares inaugurada por Cavaco Silva"- Diário de Aveiro - António Jorge Pires - 13/12/2008: http://redirectix.bulletins-electroniques.com/ynOgc

Rédacteur : Céline Martins - celine.martins@diplomatie.gouv.fr ou coop.scientifique@ifp-lisboa.com
Origine : BE Portugal numéro 38 (20/01/2009) - Ambassade de France au Portugal / ADIT

Roumanie, 18 février 2009

>> Bientôt des mini-réacteurs nucléaires en Roumanie

www.bulletins-electroniques.com/actualites/57836.htm

La société américaine Hyperion Power Generation a présenté un concept de mini-réacteur nucléaire transportable lors de la conférence de l'Agence Internationale pour l'Energie Atomique (AIEA), à Vienne. Mesurant 1,5 mètre de diamètre, il serait commercialisé d'ici à cinq ans pour alimenter en chaleur ou en électricité des régions isolées ou des petites villes de 20.000 habitants. Hyperion annonce déjà une centaine de commandes pour ses mini-réacteurs, principalement de l'industrie du pétrole et de l'électricité. La première commande vient de la compagnie tchèque TES spécialisée dans les centrales hydrauliques et énergétiques. TES a commandé six modules et mis une option sur douze autres avec un premier projet d'installation en Roumanie. Ce module serait complètement fermé et enterré, ne nécessiterait pas d'entretien et serait à changer tous les cinq à dix ans.

Hyperion ne donne aucune information sur la technologie de son réacteur dont le concept provient des travaux de O. Peterson et d'autres scientifiques du laboratoire américain de Los Alamos. Certains éléments permettent cependant de supposer qu'il s'agit d'un réacteur soit dérivé des moteurs embarqués dans les sous-marins nucléaires, soit de petits réacteurs expérimentaux de type Triga, largement utilisés pour la recherche dans les universités.

Hyperion prévoit de construire trois sites de construction de ces mini-réacteurs avec en vue une production de 4000 unités entre 2013 et 2023.
Source : Hyperion: www.hyperionpowergeneration.com

Rédacteurs :
- Alexandra AVRAM - Stagiaire - email : avram_alex2005@yahoo.com
- Antoine CHOUINARD - Chargé de mission scientifique - email : antoine.chouinard@diplomatie.gouv.fr
- Adriana STOENESCU - Assistante de l'Attaché Scientifique et Universitaire - email : adriana.stoenescu@diplomatie.gouv.fr
- Michel FARINE - Attaché Scientifique et Universitaire - email : michel.farine@diplomatie.gouv.fr
Origine : BE Roumanie numéro 2 (18/02/2009) - Ambassade de France en Roumanie / ADIT

Roumanie, 18 février 2009

>> Le nucléaire civil en Roumanie -
www.bulletins-electroniques.com/actualites/57835.htm

La Roumanie possède actuellement une centrale nucléaire à Cernavoda avec deux réacteurs nucléaires, générant près de 20% de son électricité. Son premier réacteur nucléaire a commencé à fonctionner en 1996 et le deuxième a démarré en mai 2007. Ces réacteurs, de technologie canadienne CANDU, délivrent 700 MW chacun et fournissent actuellement 18% de la production annuelle d'énergie électrique du pays.

La Roumanie a une particularité en Europe : une grande indépendance dans la gestion de son industrie nucléaire. Ce pays possède ses propres mines d'uranium, fabrique le combustible nucléaire pour ses réacteurs ainsi que l'eau lourde nécessaire à ce type de réacteurs. SN Nuclearelectrica, la société qui exploite la centrale nucléaire de Cernavoda, y développe actuellement un projet, d'une valeur de plus de 4 Mrds euros, devant être finalisé dans l'intervalle 2014-2015 : il s'agit de la construction simultanée d'un 3ème et d'un 4ème réacteur. Comme pour les deux premières tranches, la technologie retenue est la filière à eau lourde canadienne (CANDU), le réacteur devant être fourni par les parties canadienne (AECL) et italienne (Ansaldo) et la partie conventionnelle qui représente 35% environ du projet, étant ouverte à la compétition internationale. La mise en service en 2015 des réacteurs 3 et 4 entraînera un recours partiel à de l'uranium importé après 2017.

Le gouvernement roumain est en train d'examiner la possible construction d'une centrale nucléaire de 4 unités en Transylvanie qui aurait une capacité installée de 2400 MW, selon Teodor Chirica, directeur de Nuclearelectrica. Suite aux études effectuées, le meilleur site serait Fagaras, dans le comté de Brasov en Transylvanie. Lors de la récente Conférence sur l'énergie White &Case, T. Chirica a déclaré : "Il est possible qu'il y ait concurrence entre différents fournisseurs de technologie nucléaire".
Source : www.nuclearelectrica.ro  

Rédacteurs : - Alexandra AVRAM - Stagiaire - email : avram_alex2005@yahoo.com
- Antoine CHOUINARD - Chargé de mission scientifique - email : antoine.chouinard@diplomatie.gouv.fr
- Adriana STOENESCU - Assistante de l'Attaché Scientifique et Universitaire - email : adriana.stoenescu@diplomatie.gouv.fr
- Michel FARINE - Attaché Scientifique et Universitaire - email : michel.farine@diplomatie.gouv.fr
Origine : BE Roumanie numéro 2 (18/02/2009) - Ambassade de France en Roumanie / ADIT

Royaume-Uni, 19 février 2009

>> Ouverture des candidatures pour les sites des prochaines centrales nucléaires

www.bulletins-electroniques.com/actualites/57859.htm

Le gouvernement britannique a donné jusqu'au 31 mars 2009 à l'industrie nucléaire, pour proposer des sites pour la construction de la prochaine génération des centrales nucléaires. Chaque proposition concernant le choix d'un site sera évaluée selon les critères du SSA (Strategic Siting Assessment) qui impose aux constructeurs que les centrales nucléaires soient situées loin des zones à forte densité de population ou de certains types d'activités militaires. Les sites évalués et considérés comme stratégiquement adaptés seront inscrits dans l'avant-projet du Nuclear NPS (Nuclear National Policy Statement), qui sera ouvert à consultation.

A partir de 2010, les constructeurs doivent déposer une demande à l'IPC (Infrastructure Planning Commission : commission de planification d'infrastructure) dans l'espoir d'obtenir un permis d'urbanisme (la notion de permis d'urbanisme regroupe une série d'autorisations, allant du permis de construire au permis de démolir) pour les sites déclarés stratégiquement adaptés et inscrits dans le Nuclear NPS. Cependant, avant toutes démarches d'obtention de permis d'urbanisme, les constructeurs devront consulter les autorités locales et les communautés locales concernées.

Illustration disponible sur le web à l'url : www.bulletins-electroniques.com/actualites/57859.htm

Selon Ed Miliband, ministre britannique de l'énergie et du changement climatique : "depuis la publication du dernier Livre blanc cette année, le Royaume-Uni a effectué de grands pas vers la prochaine génération de centrales nucléaires". Et d'ajouter : "EDF a de sérieux projets de construction de réacteurs sur les terrains que possédait British Energy".

EDF a salué l'annonce du gouvernement ainsi que les progrès réalisés concernant le programme de construction de centrales nucléaires. La société a déclaré qu'elle désignerait à la SSA les sites de Hinkley Point; Sizewell; Hartlepool; et Dungeness. Selon Vincent de Rivaz, directeur général d'EDF : "le choix du site est un élément essentiel lors de nouvelles constructions de centrales mais ne représente que l'un des éléments qui doivent être mis en place si nous voulons répondre aux défis énergétiques urgents auxquels le Royaume-Uni est confronté. Il est important d'avoir des progrès continus dans le développement de tous les aspects du cadre d'investissement, y compris dans l'évaluation de la conception d'un réacteur, la planification et la politique de retraitement des déchets. Sous réserve d'un solide cadre d'investissement mis en place dans les temps, EDF envisage de construire quatre nouveaux réacteurs nucléaires EPR au Royaume-Uni, avec la première mise en service d'ici la fin 2017".

Suite à un accord entre EDF, le gouvernement britannique et la Commission Européenne, l'entreprise devra vendre à la concurrence une partie de ses terrains situés à Wylfa, Bradwell, Dungeness ou Heysham. L'objectif étant de favoriser la concurrence pour les autres opérateurs.
Sources :
- Department of Energy and Climate Change, 3/02/09, http://redirectix.bulletins-electroniques.com/tPQ06
- The Engineer, 28/01/09, www.theengineer.co.uk/Articles/309859/Setting+one's+sites.htm

Rédacteur : Mickael Haustant
Origine : BE Royaume-Uni numéro 93 (19/02/2009) - Ambassade de France au Royaume-Uni / ADIT

Royaume-Uni, 12 janvier 2009

>> Quel avenir pour le traitement des déchets britanniques ?

www.bulletins-electroniques.com/actualites/57277.htm

Les déchets sont un problème majeur au Royaume-Uni. En effet, le pays produit actuellement 307 millions de tonnes de déchets par an, avec plus de 60% des déchets municipaux destinés à des sites d'enfouissement. Mais par manque d'espace et de temps, le pays ne pourra bientôt plus utiliser ses sites d'enfouissement. De plus, depuis 2002, la législation impose au Royaume-Uni de réduire de 25% d'ici 2010 et de 50% d'ici 2013 les quantités de déchets enfouis.

Illustration disponible sur le web à l'url :
www.bulletins-electroniques.com/actualites/57277.htm

Un rapport intitulé "A Wasted Opportunity", lancé le 4 Décembre 2008 par l'IMechE (Institution of Mechanical Engineers) exhorte le gouvernement britannique à considérer les déchets comme une ressource énergétique non négligeable plutôt que comme un problème à enfouir et/ou à recycler. Le rapport propose donc une série de mesures et de technologies avancées qui, si elles sont adoptées, permettraient au Royaume-Uni de réduire de 80% ses émissions de CO2 d'ici à 2050 et de produire un tiers de son électricité à partir de sources renouvelables d'ici à 2020.

Ian Arbon, auteur du rapport et président de l'EESG (Energy, Environment and Sustainability Group) à l'IMechE, estime que pour en finir avec cette vieille tradition d'enfouissement des déchets, le Royaume-Uni doit se doter d'usines de production d'énergie par valorisation de déchets ménagers ou banals. De telles usines fonctionnent en convertissant les déchets en énergie utilisable (électricité, chauffage, carburants). Quatre procédés de production d'énergie peuvent être utilisés par ce genre d'usines : la combustion, la gazéification, la pyrolyse et la digestion anaérobie. Bien entendu, le type de déchets utilisés dépend de la technologie choisie et du contexte local ou régional de production d'énergie. Le rapport indique que le "principe de proximité" devrait être appliqué, de sorte que le surplus de chaleur produite par une usine de production d'énergie par valorisation de déchets puisse être utilisé pour chauffer la communauté locale.
Source :
- The Engineer, 4/12/08, www.theengineer.co.uk/Articles/309252/Waste+energy.htm
- IMechE, Press release December 2008, www.imeche.org/media/press/Energy+from+Waste.htm

Rédacteur : Mickaël Haustant
Origine : BE Royaume-Uni numéro 92 (12/01/2009) - Ambassade de France au Royaume-Uni / ADIT

Royaume-Uni, 12 janvier 2009

>> Une stratégie à long terme contre les émissions de gaz à effet de serre

www.bulletins-electroniques.com/actualites/57276.htm

La teneur atmosphérique en dioxyde de carbone, gaz à effet de serre qui a le plus grand impact sur notre climat, va continuer à augmenter même si les objectifs nationaux et internationaux de réduction des émissions de gaz à effet de serre sont respectés, mettent en garde certains scientifiques [1]. Selon eux, seules des mesures énergiques comme celles récemment prises par le gouvernement britannique pour réduire de 80% ses émissions de gaz à effet de serre d'ici 2050, peuvent, à long terme, avoir un impact positif.

Telles sont les conclusions de l'étude "What do recent advances in quantifying climate and carbon cycle uncertainties mean for climate policy?" menée par le NERC (Natural Environment Research Council) à travers le programme QUEST (Quantifying and Understanding the Earth System), le CEH (Centre for Ecology & Hydrology), et par un programme mixte du Defra (Department for Food & Rural Affairs) et du MoD (Ministry of Defence) sur le changement climatique.

Les scientifiques sont arrivés à de telles conclusions en combinant les résultats des propositions des pays du G8 et du rapport Stern avec les dernières connaissances de l'effet du réchauffement climatique sur le cycle du carbone (cycle biogéochimique qui correspond à l'ensemble des échanges d'éléments carbone entre les océans, les roches, la matière vivante et l'atmosphère). Leurs découvertes montrent que les réductions à court terme ne suffiront pas à résoudre le problème. Les décideurs politiques doivent donc programmer leur politique de réduction des émissions de gaz à effet de serre sur des centaines d'années. De surcroît, les calculs effectués démontrent que le niveau de réduction des émissions devant être atteint pour limiter le changement climatique doit être au-dessous de ce qui est considéré comme "dangereux".

Jo House, responsable, à l'Université de Bristol du programme QUEST affirme que : "Pour être en mesure de prédire l'impact climatique de différents niveaux d'émissions, nous devons tenir compte de ce qui se passe dans l'atmosphère une fois que les gaz à effet de serre y pénètrent. Des gaz tels que le méthane ou l'oxyde nitreux restent dans l'atmosphère de quelques années à plusieurs décennies. Le dioxyde de carbone est un tout autre problème dans la mesure où une partie du gaz émis reste dans l'atmosphère pendant des milliers d'années".

En outre, à cause du changement climatique, une plus grande proportion de dioxyde de carbone restera dans l'atmosphère. Même si le dioxyde de carbone est absorbé par des puits de carbone tels que les sols, les forêts et les océans, à mesure que le climat se réchauffe ceux-ci deviennent moins efficaces. C'est ce que l'on appelle la rétroaction climatique. En effet, les activités humaines entraînant un réchauffement climatique provoquent un déséquilibre des échanges de carbone entre l'atmosphère, les océans et la terre. Ces modifications entraînent dans certains cas une rétroaction positive, dans d'autres une rétroaction négative :

- le réchauffement climatique entraîne la diminution de la dissolution du CO2 dans les océans : la solubilité du CO2 dans les océans dépend en effet de leur température. Si cette température augmente en raison de la hausse des taux atmosphériques de dioxyde de carbone, la capacité de stockage des océans diminue et ils se mettent à rejeter eux-mêmes du dioxyde de carbone. Comme l'hydrosphère est le deuxième réservoir de carbone, l'enclenchement d'un tel cercle vicieux serait catastrophique.

- le réchauffement climatique peut diminuer le transfert du CO2 vers les eaux profondes, et donc diminuer encore davantage sa dissolution dans les eaux superficielles. S'il prend trop d'ampleur, il pourrait aussi diminuer la sédimentation océanique, en ralentissant, voire en supprimant sous certaines latitudes, les courants océaniques profonds de la plongée (au niveau du Groenland pour le Gulf Stream et dans l'Océan Pacifique pour la branche asiatique) des eaux froides et plus salées chargée de dioxyde de carbone. Même si cette sédimentation est très faible, c'est elle qui génère l'ensemble des roches carbonatées, c'est-à-dire contenant des carbonates tels le carbonate de calcium (calcaire).

- le réchauffement climatique augmente la dégradation de la matière organique des sols gelés (pergélisol) et des milieux tourbeux ce qui rejette du CO2 et du méthane, aggravant l'effet de serre. En effet, si le changement climatique s'accélère (forte augmentation de la température), les plantes risquent de dépérir, et donc d'absorber moins de CO2.

le réchauffement climatique augmente l'évaporation d'eau, multiplie les nuages qui réfléchissent d'une part, les rayons du soleil, mais d'autre part, accroîssent la teneur en vapeur d'eau atmosphérique augmentant, de ce fait, l'effet de serre.

Ayant travaillé en collaboration avec le NERC, le CEH, le Met Office Hadley Center et l'Université d'Exeter, Jo House et ses collègues ont, grâce au modèle en boîte HadSCCM1 calibré pour chacun des 11 modèles couplés climat/carbone de C4MIP (Coupled Carbon Cycle Climate Model Intercomparison Project), étudié les impacts d'une réduction des émissions mondiales de 50% d'ici à 2050 comme le préconise le G8. Les courbes (figure 1) montrent que dans le cadre de ce scénario, à moins de poursuivre cette réduction au-delà de 2050, la teneur en dioxyde de carbone dans l'atmosphère continuera à croître rapidement.

Illustration 1 disponible sur le web à l'url :
www.bulletins-electroniques.com/actualites/57276.htm

D'ici 2100 les modèles suggèrent que les concentrations de dioxyde de carbone pourraient atteindre les 590 parties par million (ppm) soit plus du double du niveau de 280 ppm qui persiste depuis des milliers d'années, et sensiblement plus élevé que le niveau de 386 ppm causé aujourd'hui par la combustion de combustibles fossiles et la déforestation. Selon les experts du GIEC (Groupe d'Experts Intergouvernemental sur l'Evolution du Climat) en 2300, le pire des scenarii montre que les niveaux de dioxyde de carbone pourraient atteindre 980 ppm avec une augmentation de la température mondiale de 5,7 °C (l'Union Européenne a pris position lors de négociations internationales sur le climat pour que l'augmentation de la température mondiale n'excède pas les 2 °C afin d'éviter de "dangereux impacts").

Toutefois, en utilisant les propositions du rapport Stern, qui préconise une réduction de 25% des émissions d'ici à 2050 et de 80% pour la fin du siècle, les courbes (figure 2) montrent un avenir plus prometteur. Dans ce cas, les niveaux de dioxyde de carbone deviendraient presque stables, atteignant en 2100, des niveaux compris entre 500 et 600 ppm. Dans ce cas, selon le modèle utilisé, on estime entre 1,4 et 3,4 °C la fourchette d'augmentation de la température d'ici à 2100. En 2300 celle-ci serait presque stable avec une augmentation maximum de 4,2 °C.

Illustration 2 disponible sur le web à l'url :
www.bulletins-electroniques.com/actualites/57276.htm

D'autre part, le rapport Stern a conclu que, pour éviter les pires impacts du changement climatique, les concentrations de tous les gaz à effet de serre doivent être limitées à des niveaux équivalents aux concentrations de dioxyde de carbone, c'est à dire entre 450 et 550 ppm. Jo House et ses collègues pensent que réduire la concentration des autres gaz à effet de serre ne sert à rien si le problème du dioxyde de carbone qui persiste dans l'atmosphère à plus long terme est ignoré.

Toujours selon Jo House, pour atteindre une stabilisation à long terme des niveaux de dioxyde de carbone à environ 550 ppm, il faudra sensiblement réduire les émissions mondiales entre 81% et 90% en 2300. Elle félicite donc le gouvernement britannique, dont l'objectif de réduire les gaz à effet de serre de 80% d'ici à 2050 constitue, selon elle, une évaluation réaliste de l'ampleur du problème et des mesures à prendre. Elle ajoute : "La lutte contre le réchauffement de la planète semble encore plus difficile lorsque l'on prend en compte les effets de rétroaction du changement climatique, mais l'on ne doit pas se sentir déprimé et renoncer à relever le défi. Il devrait nous encourager à continuer à réduire les émissions, mais même si ces réductions semblent faibles pour commencer, ce que nous faisons maintenant aura un effet bénéfique sur notre héritage à long terme".

Le rapport Stern sur l'économie du changement climatique

Le rapport Stern (Stern Review), publié le 30 octobre 2006, avait été commandé par le Premier Ministre du Royaume-Uni Gordon Brown à un célèbre économiste anglais Sir Nicholas Stern. Ce rapport concerne l'effet du changement climatique et du réchauffement globale sur l'économie mondiale. Les principales conclusions de ce rapport de plus de 700 pages entièrement financé par le gouvernement britannique sont que les coûts du changement climatique pourraient représenter jusqu'à 20% du PIB mondial en 2050 alors que la mise en place de mesures efficaces permettant le contrôle des émissions de gaz à effet de serre et la stabilisation des concentrations atmosphériques à 500 ou 550 ppmv (parties par millions en volume ) ne couteraient que 1% du PIB mondial.

[1] Les scientifiques ayant participé à l'étude sont : Joanna House, Wolfgang Knorr, Sarah E Cornell, Colin Prentice : QUEST, Department of Earth Sciences, University of Bristol; Chris Huntingford : CEH Wallingford; Peter M Cox : School of Engineering, Computer Science and Mathematics, University of Exeter; Glen R Harris, Chris D Jones, Jason A Lowe : Hadley Centre for Climate Prediction and Research.
Source :
- Nerc, 29/10/2008, www.nerc.ac.uk/press/releases/2008/58-emissions.asp
- Environmental Resaerch Letter, 14/10/2008,
www.iop.org/EJ/article/1748-9326/3/4/044002/erl8_4_044002.htm  
- Wikipedia, cycle du carbone, http://fr.wikipedia.org/wiki/Cycle_du_carbone

Rédacteur : Mickaël Haustant
Origine : BE Royaume-Uni numéro 92 (12/01/2009) - Ambassade de France au Royaume-Uni / ADIT

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   Amériques


Etats-Unis, 20 février 2009

>> L'étude "Sandia" sur les perspectives de production de bioéthanol aux Etats Unis provoque une vive controverse dans le milieu scientifique

www.bulletins-electroniques.com/actualites/57884.htm

Une étude réalisée par le US Department of Energy's Sandia National Laboratory, a révélé que la production des biocarburants pourrait très largement dépasser l'objectif des 36 milliards de gallons inscrit dans le "l'Energy and independance security act" de 2007. Cette étude soutenue par l'entreprise General Motors montre qu'il serait possible d'atteindre une production de 90 milliards de gallons de bioéthanol d'ici 2030 avec 75 milliards de gallons de bioéthanol cellulosique et 15 milliards de gallons de bioéthanol provenant de maïs.

L'étude avance également que la production de 90 milliards de gallons de biocarburants pourrait réduire directement les émissions de gaz à effet de serre équivalentes à celles produites par 87 centrales électriques au charbon. D'aussi grands volumes de biocarburants cellulosiques pourraient, par ailleurs, provenir de biomasse déjà identifiée (résidus agricoles, forestiers et cultures dédiées telles que le swithgrass), sans déplacement de production agricole. L'étude a également révélé que l'investissement dans des bio raffineries cellulosiques serait comparable à celui nécessaire pour développer l'exploitation pétrolière nationale. Enfin, les constructions d'infrastructures de distribution et de transport seraient un défi, mais loin de représenter un obstacle insurmontable.

Les résultats de cette étude ont été accueillis avec enthousiasme par le Département d'éthanol cellulosique de l'entreprise DuPont Danisco, LLC (DDCE). Son Président a déclaré que cette étude confirme bien que l'éthanol cellulosique est un moyen totalement réaliste pour parvenir à l'indépendance énergétique. Les Etats-Unis pourraient ainsi produire suffisamment d'éthanol pour remplacer près d'un tiers de toute l'essence utilisée d'ici 2030.

Différentes voix s'élèvent du côté des scientifiques :
Le professeur Cole Gustafson, économiste spécialisé dans les biocarburants à North Dakota State University à Fargo, a déclaré que cette estimation de production était difficilement concevable et qu'elle dépasse de très loin la prévision du gouvernement fédéral qui tient compte des avancées technologiques nécessaires pour atteindre cet objectif. D'après Cole Gustafon, pour que la production des biocarburants augmente telle que le montre l'étude, il faudrait que le gouvernement protège l'industrie des biocarburants de la concurrence des autres sources d'énergie, notamment fossiles. Pour l'instant le prix de l'éthanol est bas et reste plus stable que le prix du pétrole. En effet le prix de l'éthanol E85 varie entre 1.50 et 1.65 dollars le gallon hors taxe, alors que le prix de l'essence est de 1.93 dollars aujourd'hui (2.95 dollars hors taxe il y a un an).
David Pimentel, professeur d'Ecologie et d'Agriculture à Cornell University, déjà connu pour son engagement contre les biocarburants produits à partir de maïs, pense également que cette estimation de 90 milliards de gallons de bioéthanol cellulosique d'ici 2030 est irréaliste ; les technologies de production d'éthanol à partir de cellulose ne sont pas du tout compétitives du fait de la teneur moindre en sucre et de la nécessaire prise en compte d'une étape supplémentaire de transformation de la lignine en sucres simples. Les entreprises travaillent en partenariat avec les centres de recherche sur les moyens d'améliorer les procédés de transformation, mais pour l'instant la production reste très chère. Pour le chercheur David Pimentel, un objectif plus raisonnable serait de 10 milliards de gallons par an d'éthanol cellulosique pour ces prochaines dizaines années, dans l'attente d'approfondir les problématiques liées (transport et stockage, analyses de cycle de vie, usage des sols...).
Pour en savoir plus, contacts :
Renewable Fuel Standard for 2009, Issued Pursuant to Section 211(o) of the Clean Air Act (21/11/08):
www.epa.gov/EPA-AIR/2008/November/Day-21/a27613.htm
Source : - 90 billion gallons of cellulose ethanol possible (11/02/09):
www.biofuelsbusiness.com/feature_stories.asp? ArticleID=99996
- New biofuels study sees 90 billion gallons of ethanol possible by 2030, (10/02/09) -
www.startribune.com/business/39372267.html?page=1&c=y
- Biofuels study sees 90 billion gallons by 2030 (10/02/09) -
http://redirectix.bulletins-electroniques.com/Ey6oZ
- Ethanol Production Could Reach 90 Billion Gallons by 2030 (12/02/09) -
http://redirectix.bulletins-electroniques.com/Pzl2g

Rédacteur : Lila Laborde deputy-agro.mst@consulfrance-chicago.org, Adèle Martial: attache-agro.mst@consulfrance-chicago.org
Origine : BE Etats-Unis numéro 154 (20/02/2009) - Ambassade de France aux Etats-Unis / ADIT

Etats-Unis, 27 février 2009

>> L'Université de Purdue lance un site Web pour communiquer sur les énergies renouvelables

www.bulletins-electroniques.com/actualites/57983.htm

L'université de Purdue a développé un site web des énergies renouvelables dans le but d'informer le grand public des dernières avancées technologiques dans ce domaine. Le site présente les principales informations et innovations relatives au domaine des nouvelles énergies propres : les biocarburants (biodiésel, éthanol à base de maïs et co-produits) l'énergie éolienne et solaire. L'objectif de ce site est de sensibiliser et "d'éduquer" les citoyens américains sur les potentialités de ces nouvelles énergies. Cette initiative émane du constat d'un intérêt croissant de l'opinion publique pour ces énergies propres. Le site Web a été crée grâce à une collaboration active entre le Collège d'agriculture de l'université de Purdue et de Purdue Discovery Energy Center.

Le site rassemble une multitude d'informations à travers, notamment, une page des évènements interactifs, des outils d'analyse de systèmes énergétiques, un recueil des publications et des synthèses se rapportant aux recherches effectuées par les experts de l'université de Purdue, des liens vers des sites Web en lien avec le sujet, avec la liste complète des différents workshops, conférences et évènements liés aux énergies renouvelables dans l'Indiana et dans tout le Midwest.

L'originalité de ce site réside dans la diversité des publics ciblés. Ainsi, il vise les agriculteurs du Midwest par l'apport d'informations pratiques et opérationnelles telles que des données sur l'optimisation du séchage des grains de maïs permettant d'augmenter leur rendement énergétique. Le professeur Chad Martin a précisé qu'il travaillait ainsi directement avec les producteurs de céréales sur la problématique du séchage des grains qui est un procédé nécessitant une quantité importante d'énergie lors de la fabrication des biocarburants.

Lors de la présentation de ce nouveau site web, l'un des fondateurs Ileleji Klein, ingénieur agronome de l'université de Purdue, a rappelé que le sujet des énergies renouvelables est une priorité de recherche pour le Collège d'agriculture et tout particulièrement dans sa composante de communication au grand public. A titre d'exemple, le 19 févier dernier, les chercheurs de l'université ont présenté le projet financé par la NASA et le Ministère de l'énergie pour la création de la carte interactive de Google Earth, montrant les émissions de CO2, provenant de la combustion d'hydrocarbures, sur l'ensemble des Etats-Unis. Baptisé "Vulcan" (Vulcain), du nom du dieu romain du feu et des forgerons, ce projet, qui a nécessité trois ans de travail, donne le classement des valeurs de ces émissions par secteurs d'activité: centrales au charbon, transport automobile et aérien, secteur industriel en général et secteur résidentiel.
Pour en savoir plus, contacts :
- Ce site web est accessible à l'adresse: http://www.extension.purdue.edu/renewable-energy
- La carte de haute précision sur les émissions carbone est accessible sur un site internet :
www.purdue.edu/eas/carbon/vulcan/GEarth
Sources :
- Revolutionary' CO2 maps zoom in on greenhouse gas sources, 7 avril 2008 -
http://news.uns.purdue.edu/x/2008a/080407GurneyVulcan.html
- Purdue University Extension Launches Renewable Energy Web Site, 13 Février 2009 -
http://redirectix.bulletins-electroniques.com/eajnB
- Purdue Web site fuels growing renewable energy movement, 11 février 2009 -
http://news.uns.purdue.edu/x/2009a/090211IlelejiRenewable.html

Rédacteur : Lila Laborde deputy-agro.mst@consulfrance-chicago.org
Adèle Martial: attache-agro.mst@consulfrance-chicago.org
Origine : BE Etats-Unis numéro 155 (27/02/2009) - Ambassade de France aux Etats-Unis / ADIT

Etats-Unis, 2 février 2009

>> Science et conscience comme philosophie de gouvernance pour l'EPA

www.bulletins-electroniques.com/actualites/57499.htm

La "dream team" environnementale du Président vient d'être confirmée par le Sénat, après une brève suspension de la procédure par les Sénateurs républicains, lesquels souhaitaient simplement des éclaircissements sur l'articulation des rôles entre l'administration de l'EPA et la future tsarine "Energie et changement climatique" de la Maison Blanche - Carol Browner. Quelques instants après sa confirmation, la nouvelle administratrice a adressé une note aux salariés de l'Environmental Protection Agency (EPA) annonçant clairement la philosophie de gouvernance qui serait la sienne et les priorités thématiques qu'elle poursuivrait.

Trois valeurs au centre du processus de décision

Rappelant les trois valeurs énoncées par le Président Obama, elle a affirmé que ces valeurs modèleraient chacune de ses actions à la tête de l'agence. En premier lieu, elle a annoncé que la science formera la "colonne vertébrale" de l'EPA, confortant ainsi les espoirs des scientifiques et des experts au sein de l'administration environnementale, et donnant un coup de patte au passage à son prédecesseur, souvent accusé d'avoir supprimé ou déformé les conclusions scientifiques à des fins politiques. "Les orientations décidées ("policy decisions") ne doivent pas être déguisées en résultats scientifiques. Je promets que je ne compromettrai pas l'intégrité des experts de l'EPA en vue de promouvoir une décision réglementaire plutôt qu'une autre" assène la nouvelle administratrice.

La seconde valeur fondamentale est de l'Etat de droit ("rule of law"). Le texte de Lisa Jackson affirme que les lois ratifiées par le Congrès des Etats-Unis doivent être appliquées, de même que les décisions de la Cour Suprême, faisant là aussi référence aux errements passés de l'EPA, (notamment dans la carence d'application de la décision "Massachusetts vs EPA" de 2007 qui oblige l'agence à déterminer si le CO2 est un polluant, et à ce titre, réglementé par elle). "L'EPA ne peut pas tourner la tête ailleurs à une décision de justice ni ralentir le processus de mise en conformité".

La troisième valeur est la transparence : "je promets que j'entreprendrai le travail de l'agence sous l'oeil du public afin que la porte soit ouverte aux parties intéressées et qu'il n'y ait aucun doute sur ce que nous faisons ni sur la manière dont nous sommes parvenus à notre décision".

Concluant cette profession de foi, Lisa Jackson demande à ses collaborateurs de lui rappeler si jamais elle venait à déroger à ces trois valeurs.

Cinq domaines d'action prioritaires

La deuxième partie du memo vise à mettre en lumière les domaines d'actions qu'elle considère comme les plus urgents dans la protection de la santé humaine et de l'environnement. Les 5 priorités qui bénéficieront de son "attention personnelle" seront:
- La réduction des Gaz à Effet de Serre (GES). Sur ce point, dont Mme Jackson rappelle combien il est cher au 44è Président, elle s'engage à aider le Congrès dans la préparation d'une législation - basée sur la science- visant à lutter contre le changement climatique. Elle s'engage également à appliquer la décision de la Cour Suprême dans le cadre du Clean Air Act.
- Amélioration de la Qualité de l'Air, ce qui résulte du constat que de grandes parties du pays sont au-delà des seuils réglementaires et que la santé des communautés est en péril.
- Gestion des risques chimiques. La nouvelle administratrice rappelle que plus de 30 ans après la ratification du Toxic Substances Control Act, il est clair que les Etats-Unis ne maitrisent pas suffisamment les produits chimiques "dans les produits de grande consommation, sur les lieux de travail et dans l'environnement".
- Nettoyage des sites pollués, car il en reste des centaines à travers le pays. On notera que c'est un sujet sur lequel a longuement porté l'audition de confirmation de la candidate au poste et au sujet duquel elle s'est attirée le plus de reproches de la part des environnementalistes.
- Protection des Eaux : Lisa Jackson s'engage à intensifier la restauration des différents corps d'eau, notamment les grands lacs et la baie de Chesapeake, mais à réguler également de manière "robuste" l'eau de boisson et les industriels.
Source :
- Mémo de la nouvelle Administratrice aux salariés : www.epa.gov/administrator/memotoemployees.html
- New York Times du 14 janvier 2009 : http://redirectix.bulletins-electroniques.com/ku6gW
- Association "Public Employees for Environmental Responsibility" - communiqué du 26 janvier 2009 :
www.peer.org/news/news_id.php?row_id=1152  

Rédacteur : Marc Magaud (attache-envt.mst@ambafrance-us.org)
Origine : BE Etats-Unis numéro 151 (2/02/2009) - Ambassade de France aux Etats-Unis / ADIT

Etats-Unis, 12 janvier 2009

>> G. Bush crée le plus grand sanctuaire marin dans le Pacifique

www.bulletins-electroniques.com/actualites/57258.htm

A deux semaines de la fin de son mandat, George W. Bush a proclamé le 6 Janvier dernier la création d'une vaste zone de sanctuaire marin. Selon James Connaughton, conseiller à la Maison Blanche sur les thématiques de qualité environnementale, la création de ce sanctuaire constitue la plus grande zone de protection marine de l'histoire des Etats-Unis, couvrant une superficie totale de 505.000 km2. Ce sanctuaire, situé dans le Pacifique non loin de Hawaï, comprend trois sites déclarés monuments nationaux marins : la fosse des Mariannes, un archipel isolé du Pacifique (Guam) et l'Atoll Rose (Samoa).

Cette protection immédiate a pour but d'interdire la pêche commerciale aux abords des atolls et de restreindre son usage dans les zones éloignées. Ces monuments nationaux permettront de préserver les espèces rares de poissons et d'oiseaux ainsi que de nombreux écosystèmes tels que les récifs coralliens ou les volcans sous-marins. La fosse des Mariannes est ainsi connue pour son histoire géologique (profondeur de l'océan atteignant plus de 2000 mètres et fort hydrothermalisme) à l'origine d'habitats écologiques uniques. Par ailleurs, l'Atoll Rose est un lieu renommé des biologistes, celui-ci présentant la plus forte concentration de nidification pour les tortues sous marines.

Afin de créer ce sanctuaire marin, le président a fait appel à la loi de 1906 appelé "Antiquities Act" permettant de protéger des "objets d'intérêt scientifiques ou historiques" sans obtenir l'accord du Congrès. Cette déclaration fait suite à la proclamation des monuments nationaux marins de 2006, protégeant une superficie de 363.000 km2 au nord-ouest d'Hawaï. Cette mesure avait alors permis de préserver plus d'une dizaine d'îles inhabitées et de nombreux atolls.

Si les dernières réglementations de l'administration Bush, communément appelées "Midnight Regulations" ont fortement été controversées [1], cette mesure a été accueillie à l'unanimité par les associations de protection de la nature.
Source :
- [1] La déréglementation de l'extraction charbonnière atteint des sommets. BE Etats-Unis n°145 -
www.bulletins-electroniques.com/actualites/56897.htm
- Ocean: Bush to designate 3 new marine monuments (01/05/2009). E&E.NEWS -
www.eenews.net/eenewspm/2009/01/05/1
- Bush To Declare Pacific Areas Protected Monuments. (05/01/2009). Planetark -
http://planetark.org/wen/51117  

Rédacteur : Agathe Dumas (deputy-envt.mst@ambafrance-us.org)
Origine : BE Etats-Unis numéro 148 (12/01/2009) - Ambassade de France aux Etats-Unis / ADIT

Etats-Unis, 23 janvier 2009

>> 100 millions de dollars pour un nouvel institut indépendant sur les énergies

www.bulletins-electroniques.com/actualites/57445.htm

L'université Stanford en Californie se voit dotée de 100 millions de dollars pour créer un nouvel institut indépendant de l'industrie pétrolière et dédié aux énergies. Ce nouveau financement a pour but de permettre à l'université (i) de consolider ses efforts en matière de recherche sur les énergies et les politiques énergétiques, (ii) de recruter de nouveaux scientifiques (confirmés et juniors), et (iii) de renforcer les 30 millions de dollars annuels accordés à ce domaine de recherche.

Les donations proviennent principalement de trois anciens élèves de l'université désireux de protéger l'environnement, d'améliorer le rendement énergétique et de réduire la dépendance des Etats-Unis au pétrole en provenance de l'étranger. Les 50 millions donnés par Jay Precourt, qui a été à la tête de nombreuses entreprises pétrolières et de gaz, vont servir à la création du nouvel Institut "Precourt Institute for Energy", tandis que les 40 millions accordés par Thomas Steyer, fondateur de Farallon Capital Management, et sa femme, vont aider à la création d'un nouveau centre au sein du premier, le TomKat Center for Sustainable Energy. Les 10 millions restant proviennent de différents autres généreux donateurs.

Le nouvel institut sera dirigé par le professeur Lynn Orr, actuel directeur du Stanford's Global Climate and Energy Project, mis en place en 2002 et qui fera partie intégrante du nouvel institut, tout comme le Precourt Institute for Energy Efficiency (renommé Precourt Center for Energy Efficiency), créé en 2006. Il envisage la création de projets interdisciplinaires entre les 136 investigateurs principaux (PI) déjà présents. Le recrutement de nouveaux PI démarrera quasiment immédiatement et les jeunes docteurs sont d'ores et déjà invités à postuler pour les 20 financements proposés. Le nouvel institut sera hébergé au sein de l'Environment and Energy Building, communément appelé Y2E2, créé grâce au financement versé en 2007 par Jerry Yang, cofondateur et directeur du moteur de recherche Yahoo, et sa femme. Lynn Orr espère que des financements fédéraux suivront, notamment de la part du Department of Energy.

Ce nouveau don, un des plus importants qu'ait reçu l'université en soutien à des programmes académiques et de recherche, devrait permettre à l'université d'intensifier ses recherches sur les énergies, un sujet au coeur des préoccupations économiques, politiques et environnementales américaines. Rappelons que le programme environnemental de Barack Obama, Président des Etats-Unis, prévoit d'investir 150 milliards de dollars sur 10 ans afin de promouvoir les énergies solaires, hydroliques et autres énergies renouvelables, ainsi que les économies d'énergie.
Pour en savoir plus, contacts :
- Stanford University : http://www.stanford.edu
- Stanford's Global Climate and Energy Project : http://gcep.stanford.edu
- Precourt Center for Energy Efficiency : http://piee.stanford.edu/cgi-bin/htm/index.php?ref=home
- Environment and Energy Building Y2E2 : www.buildinggreen.com/hpb/overview.cfm?projectId=1136  

Source :
- Stanford launches $100 million initiative to tackle energy issues, EurekAlert, January 12, 2009 :
www.eurekalert.org/pub_releases/2009-01/su-sl011209.php
- Stanford Alums Fund Independent $100M Energy Research Center, Lisa M. Krieger, TechNewsWorld, January 20, 2009 : www.technewsworld.com/story/65802.html
- Stanford Announces $100 Million Energy Institute, Kate Galbraith, The New York Times, Green Inc., January 12, 2009 : http://redirectix.bulletins-electroniques.com/xIdbV
- Standford launches $100M green institute, David Louie, abc7 KGO-TV, San Francisco, CA :
http://abclocal.go.com/kgo/story?section=news/environment&id=6600333
- Stanford launches $100 million initiative to tackle energy issues, Stanford Report, January 12, 2009 :
http://news-service.stanford.edu/news/2009/january14/pie-011409.html
- Why Obama's green jobs plan might work, Marla Dickerson, Los Angeles Times, January 4, 2009 :
http://redirectix.bulletins-electroniques.com/FzuPV

Rédacteur : Camille Arnaud, deputy-sdv.mst@consulfrance-losangeles.org - Mireille Guyader, attache-sdv.mst@consulfrance-losangeles.org
Origine : BE Etats-Unis numéro 150 (23/01/2009) - Ambassade de France aux Etats-Unis / ADIT


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   Asie et Océanie


Chine, 8 janvier 2009

>> Bientôt de l'énergie éolienne à Shanghai

www.bulletins-electroniques.com/actualites/57196.htm

Vendredi 19 décembre, Shanghai Electric a commencé la construction de sa chaîne de production d'équipements pour énergie éolienne, à Lingang, dans le quartier de Pudong.

D'un coût total de 143 millions de yuans, ce projet complètera l'autre site d'équipements pour énergie éolienne de la compagnie, déjà implanté dans le quartier de Minhang. Cette nouvelle installation sera capable de produire 600 turbines à vent, pouvant chacune générer 2 mégawatts annuellement. La construction de ce nouveau site sera achevée au printemps de l'année 2009.

La compagnie Shanghai Electric a fait de l'énergie éolienne un de ces domaines clés de développement. Son objectif serait d'atteindre 14 milliards de yuans (1,4 milliard d'euros) de ventes annuelles sur 5 ans dans le secteur éolien, ainsi que d'accéder aux marchés étrangers.
Pour en savoir plus, contacts : http://redirectix.bulletins-electroniques.com/Pu39d
Source : Shanghai Daily

Rédacteur : Sarah Moyon
Origine : BE Chine numéro 56 (8/01/2009) - Ambassade de France en Chine / ADIT

Chine, 8 janvier 2009

>> Une douzième centrale pour la Chine

www.bulletins-electroniques.com/actualites/57198.htm

Il y a encore quelques années le pays le plus peuplé de la planète était légèrement moins équipé en énergie nucléaire qu'un état comme la Finlande. La Chine rattrape peu à peu son retard. Les travaux de construction de sa douzième centrale viennent d'être lancés.

La province centrale chinoise du Hubei se prépare à la construction de la douzième centrale du pays, la première à l'intérieur des terres. Le coût des deux premières phases du projet, avec une capacité installée de 4 millions de kW, est estimé à 50 milliards de yuans (5,6 milliards d'euros). La troisième phase pourrait coûter 45 milliards de yuans (env. 5 milliards d'euros). Le China Guangdong Nuclear Power Group (CGNPG) et le gouvernement provincial du Hubei ont créé en juin une joint-venture, Hubei Nuclear Power Ltd. Co., pour développer l'énergie nucléaire dans la province.

Objectif : 40 millions de kW

La Chine compte 11 centrales nucléaires dans six sites, tous sur la côte Est, avec une capacité installée totale de 9,07 millions de kW. La capacité du projet du CGNPG est équivalente à 43,5% du total.

Face à la crise énergétique résultant de la croissance économique du pays, la Chine prévoit de développer plus d'énergie nucléaire. Le pays prévoit ainsi de disposer de 40 millions de kW de capacité installée d'ici 2020. EDF et la China Guangdong Nuclear Power Holding Company (CGNPC) ont finalisé, en août, un accord de coopération pour construire et exploiter en Chine deux centrales nucléaires EPR, vendues en novembre par Areva pour 8 milliards d'euros.
Pour en savoir plus, contacts :
http://www.developpementdurablelejournal.com/spip.php?article3732
Source : Le Journal du Développement Durable

Rédacteur : Hubert Chenut
Origine : BE Chine numéro 56 (8/01/2009) - Ambassade de France en Chine / ADIT

Chine, 8 janvier 2009

>> Projet de suppression progressive de la lampe à incandescence

www.bulletins-electroniques.com/actualites/57204.htm

Dans le but d'économiser l'énergie, la Chine a commencé à élaborer un plan d'action pour supprimer progressivement la lampe à incandescence et promouvoir un éclairage respectueux de l'environnement, a annoncé jeudi la Commission d'Etat pour le développement et la réforme (CEDR). La CEDR a déclaré qu'elle allait travailler avec le Programme des Nations Unies pour le Développement et le Fonds pour l'Environnement Mondial.

Selon la CEDR, la Chine est l'un des plus importants producteurs et consommateurs de produits d'éclairage dans le monde. L'année dernière, elle a produit 4,44 milliards de lampes à incandescence, soit près du tiers du total mondial. Elle en a exporté 2,2 milliards. L'éclairage représente actuellement environ 12% du total de la consommation d'électricité de la Chine. L'utilisation des ampoules à économie d'énergie permettrait de réduire la consommation de 60% à 80%, précise la CEDR.

"Si nous remplaçons dans tout le pays les lampes à incandescence par celles qui sont écoénergétiques, nous pouvons économiser 48 milliards de kWh par an, soit plus de 60% du total de l'électricité produite chaque année par le barrage des Trois-Gorges" a souligné le département de la protection de l'environnement et de l'économie d'énergie relevant de la CEDR.

En janvier 2008, la CEDR et le ministère des Finances ont lancé une campagne à l'échelle nationale pour subventionner et promouvoir l'utilisation de 150 millions de lampes écoénergétiques, un objectif figurant dans le 11ème plan quinquennal (2006-2010). La CEDR et le ministère des Finances ont subventionné les achats en gros d'ampoules écoénergétiques à hauteur de 30% et ceux au détail à hauteur de 50%.
Pour en savoir plus, contacts :
http://news.xinhuanet.com/english/2008-12/25/content_10559295.htm
Source : Xinhua Press Agency

Rédacteur : Hubert Chenut
Origine : BE Chine numéro 56 (8/01/2009) - Ambassade de France en Chine / ADIT

Japon, 27 février 2009

>> La production d'électricité d'origine photovoltaïque au Japon : le passé, le présent, le futur

www.bulletins-electroniques.com/actualites/57965.htm

Le Japon, qui a occupé une position de pionnier dans le domaine de la production d'électricité d'origine solaire, reste aujourd'hui le premier producteur mondial de cellules photovoltaïques. Cependant, si l'on considère la puissance totale des modules installés chaque année par pays, il est maintenant dépassé par l'Allemagne et l'Espagne.

Ce document explique les raisons qui, dans le passé, lui ont permis d'obtenir cette place de leader. Il présente les mesures qui sont actuellement prises pour relancer ce secteur d'activité et tente de prévoir ce que sera l'évolution de la filière au cours des prochaines années et dans un futur plus lointain.

Auteurs : DESTRUEL Pierre, Ambassade de France au Japon - 9 pages - 10/02/2009

Téléchargez gratuitement ce rapport au format pdf :
www.bulletins-electroniques.com/rapports/smm09_017.htm
Pour en savoir plus, contacts : http://www.bulletins-electroniques.com

Rédacteur : Pierre DESTRUEL - attache(point)ing(arobase)ambafrance(tiret)jp(point)org - 493/ENV/1605
Origine : BE Japon numéro 493 (27/02/2009) - Ambassade de France au Japon / ADIT

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   Afrique et Moyen-Orient


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Mise à jour :   28-05-2008

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